liberté quand tu es muselée
Combien sont ils, recroquevillés sur eux-mêmes, enfermés au fond des geôles dictatoriales ? d’un régime totalitaire qui subtilise la pensée, la liberté, la vie dès ses concitoyens. Combien sont ils, oui, combien ? Privé de leur liberté, privé la seule chose qui soit digne d’être vécue, la liberté.
Il est là-devant son tortionnaire à attendre quand tombera le prochain coup, quand il aura à crier, à plier sous la douleur, tout ça parce qu’il ne pense pas comme la tête au haut de la pyramide qui gouverne. Il ne pense pas comme eux, non, il est différend, il est poète, maudis, il est homme politique, ou tout simplement écrivain, il a sa façon de penser, sa propre façon d’agir, et on lui brise les jambes pour qu'il ne marche au-delà de la ligne de conduite dictée par le tortionnaire. Il écrit, sa vie, sa passion, ses idées, on lui brise les mains pour éviter qu’il ne répande sa prose, ses vers, encore une fois ses idées qui pourraient être jugées subversives. Le peuple, lui, sait et musèle qu’il est, ne peut que se taire tout en pleurant ses enfants qui, au fond des prisons, se meurent de l’impuissance des états à agir.
Si on lui a cassé ses jambes, si on lui a brisé ses mains, que lui reste-t-il pour pouvoir s’évader à travers les barreaux de sa, si petite pièce ? Que lui reste-t-il, si ce n’est, sa tête ? Quel courage faut-il pour faire fonctionner cette tête lorsque l’on a tout perdu ? il faut aller chercher si profondément, si loin, que le commun des mortels ne peut y parvenir. Pourtant, lui, il l’a trouvé cette force, lui, il puise en elle, parce qu’il n’a plus rien d’autre que sa tête pour penser, pour réfléchir, pour agir, que sa tête. Sur les murs de sa prison, il frappe avec sa tête, je ne peux pas oublier la chanson de Balavoine qui le chantait si bien. On a souvent l’impression que cela ne peut exister, ou que cela n’a pu exister, mais c’était encore, il y a peu, en Argentine, au Chili, ou même en Espagne. Mais ce n’était pas l’apanage des pays latins, non du tout, de nombreux pays du bloc dit soviétique à l’époque pratiquaient toutes ces choses. Les prisons staliniennes regorgeaient de ces gens-là, de ces pestiférés d’état. Pour éviter de tomber dans la banalité, dans les clichés, il est bien difficile de parler de cela, il y aura bien les érudits de telles ou telles causes qui viendront y mettre leur grain de sel, à tous ces gens, tous ceux qui savent parler de politique, et qui rarement y mette le cœur pour ça, je leur dis de garder leurs beaux discours. Je n’ai besoin de personne pour faire passer mes opinions. Je crois que nous sommes gangrénés par les biens pensants de l’exode, ceux qui savent mieux que les autres, ceux qui nous donnent des leçons de m…..
Celui qui est au fond de sa prison, se fout pas mal de ces leçons, il a juste besoin qu’on pense à lui, pour qu’il puisse frapper encore plus fort avec sa tête grâce à la résonance qu’on lui apportera.
‘’ Oh vous les arracheurs de dents, tous les cafards, les charlatans, les prophètes ‘’
‘’ Comptez plus sur oncle Archibald, pour payer les violons du bal à vos fêtes ‘’
Quel rapport ? Aucun, je me comprends….
En tout cas, étant un ardent défenseur de la liberté, je ne peux accorder aucuns pardons à quiconque fera qu’on étouffe cette liberté. Mais savez-vous qu’en France aussi, il arrive qu’on l’étouffe ? N’avez-vous pas remarqué que depuis quelques années, le bien pensant est revenu, que ce qu’on appelle le politiquement correct est tout à fait présent, alors, révoltez-vous, et ne soyez pas politiquement correcte, pulvérisez les idées toutes faites, et par respect pour ceux qui sont morts sous les balles de l’état, ne marchez pas au pas ! ne soyez jamais dans le rang !
Sortez des sentiers battus, prenez les chemins de traverse de la pensée, et ne les laissez jamais vous rattraper. La liberté a un prix, celui qui consiste à souvent mourir pour elle. Qui est prêt à mourir ? J’entends déjà les quolibets sifflant à mes oreilles « et toi es-tu prêt à mourir ? » venez me prouver le contraire.
On serait tenté de se demander, mais pourquoi un tel article ? Et pourquoi pas ? je crois que tant qu’on peut défendre la liberté, on se doit de le faire. Le cheminement des idées peut être un peu tortueux, vous savez ce qui m’a inspiré cet écrit ? Non, bien sûr, vous ne pouvez pas le savoir, c’est tout simplement l’image du pape qui allait mourir. Fou non ? Moi qui suis totalement athée, oui l’image de cet homme sur qui on était en permanence, à t’il eu la liberté de mourir tranquillement ? Non, on l’a enterré, alors que son corps vivait toujours.
La liberté, c'est aussi respecter l’autre, il paraît que notre liberté commence là où celle de l’autre s’arrête. Ce qui implique donc une fin à la liberté de quelqu’un. Ça ce sont les esprits simples qui pourraient le dire, non c’est juste une question de respect.
Pour qu’on soit libre encore et pour toujours, respectons-nous les uns les autres…….
Même s'il faut relativiser,
On n’est pas près d’être libre, moi je vous le dis !
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