pensees
L'abandon - Autopsie d'une lâcheté
Le film de Vincent Garenq Avec Antoine Reinartz, Emmanuelle Bercot, Emma Boumali.
"L'abandon nous rappelle que si chacun défend les valeurs de la République, le fanatisme n'aura plus de prise. "
Samuel Paty voulait enseigner la laïcité, cette vieille bâtisse française que tant rêvent de transformer en ruine. Son seul crime fut de croire que la République protègerait ceux qui la servent.
"Islamophobe", ont-ils dit. Ce mot tue, comme il a tué Samuel Paty. Que ceux qui l'emploient aujourd'hui pour faire taire leurs contradicteurs, bien à l'abri des studios de radio, s'en souviennent.
Ce film nous rappelle que c'est la solitude qui met en péril les résistants. Que le combat n'est mortel que parce qu'il est isolé.
L'abandon raconte une évidence: Que l'on tue facilement un professeur qui défend les fondamentaux de la République Française, mais qu'il serait encore vivant si la nation avait résisté tout entière.
Cet abandon oblige à se lever collectivement, car ceux qui se couchent mettent les hommes debout en danger.
T'es même pas juif
T'es même pas juif ... (Ce qui est vrai et en plus athée)
On me dit souvent ça ...
C'est vrai, je suis fils de pieds noirs, de ceux à qui on a dit : "la valise ou le cercueil".. Et qui sont rentrés une main devant, une main derrière. Mon père finissait même par dire qu’il fallait qu’on arrête de se plaindre et de se considérer comme des rapatriés. Il n’avait pas tort, c’était une façon d’avancer.
Je vais t'expliquer, et non pas me justifier (Expliquer : c'est pour faire comprendre. Justifier : c'est pour convaincre.) pourquoi je me considère comme étant de ce peuple depuis si longtemps et ce, malgré le fait que 50% de moi, est issu du catholicisme.
Je n'avais même pas 14 ans, je lisais tout ce qui me tombait sous la main, de Frederic Dard pour les San Antonio, aux BD de Reiser ou même en cachette des Fluide Glacial et pire, j’ai lu Balzac, Zola... et un jour j'ai lu "les médecins maudits" de Bernadac...la série sur les camps de concentrations. Ce jour-là, en finissant ce livre, je me suis demandé comment on pouvait survivre en ayant une telle histoire et j'ai continué en me renseignant sur cette période, en m’obligeant à regarder de grands documentaires comme « la shoah » ou « holocauste » de Lanzmann, « le procès de Nuremberg » etc. J’ai lu les livres de Simone Veil, et d’autres rescapés, etc.
Essayez de les lire ça fait grandir ...
Je suis admiratif de ce petit peuple, à peine 10 millions, mais tellement grand par sa résilience et, il en a fallu. Et pas que depuis 1945, non leur histoire ne commence pas en 1945, elle commence aux premiers pogroms de l'histoire en 38 après Jésus Christ à Alexandrie, puis la Russie, l’Ukraine etc. etc. .. Mais pour savoir ça, il suffit de chercher un peu, et pas se contenter de la version de l’ONU de 1947...Il faut remonter jusqu'aux cananéens (anglais, ottomans etc.)
Le 7 octobre 2023 ... une fois de plus, une fois encore ... où certains mettent en doute, alors que les caméras des terroristes filment les massacres dans les kibboutz, à Nova, les enlèvements, les otages, où l’ONU et Amnesty international reconnaissent enfin les crimes contre l'humanité.
Israël c'est comme un nid de frelons, ne le chatouille jamais, ou, ne vient pas pleurer après. Ils sont 10 millions, et leur objectif premier c'est de survivre, depuis toujours c’est survivre, survivre, survivre encore et toujours.
Et le massacre à Sydney ... une fois de plus, une fois encore ...
Les tueries continuent. L'anti sémitisme est bien présent, l'a toujours été, mais maintenant c'est totalement décomplexé, y compris au sein de la classe politique. Le parti lfi le prouve jour après jour.
On peut se taire, c'est tellement plus facile et confortable. Ou on peut continuer à ne pas laisser la mémoire s'éteindre. C’est ce que je m’évertue à faire, jour après jour également. Et que l’on sache une chose importante et précieuse.
Il y aura toujours des Sarah et des David quelque part.
discours de Simone Veil pour les 60 ans de la libération des camps + rajout personnel
Allocution du 27 janvier 2005 au nom des anciens prisonniers juifs à l’occasion de la cérémonie internationale de commémoration du soixantième anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Rajout en fin de texte sur la situation 20 ans plus tard, en 2025.
"Le cœur serré par l’émotion, c’est à vous tous, ici rassemblés, que je m’adresse. Il y a soixante ans, les barrières électrifiées d’Auschwitz-Birkenau tombaient, et le monde découvrait avec stupeur le plus grand charnier de tous les temps. Avant l’arrivée de l’armée rouge, la plupart d’entre nous avions été emmenés dans ces marches de la mort au cours desquelles beaucoup ont succombé de froid et d’épuisement.
Plus d’un million et demi d’êtres humains avaient été assassinés : le plus grand nombre d’entre eux gazés dès leur arrivée, simplement parce qu’ils étaient nés juifs. Sur la rampe, toute proche d’ici, les hommes, les femmes, les enfants, brutalement débarqués de wagons, étaient en effet sélectionnés en une seconde, sur un simple geste des médecins SS. Mengele s’était ainsi arrogé droit de vie ou de mort sur des centaines de milliers de juifs, qui avaient été persécutés et traqués dans les coins les plus reculés de la plupart des pays du continent européen.
Que serait devenu ce million d’enfants juifs assassinés, encore des bébés ou déjà adolescents, ici ou dans les ghettos, ou dans d’autres camps d’extermination ? Des philosophes, des artistes, de grands savants ou plus simplement d’habiles artisans ou de mères de famille ? Ce que je sais, c’est que je pleure encore chaque fois que je pense à tous ces enfants et que je ne pourrai jamais les oublier.
Certains, dont les rares survivants, sont, il est vrai, entrés dans le camp, mais pour y servir d’esclaves. La plupart d’entre eux sont ensuite morts d’épuisement, de faim, de froid, d’épidémies ou, eux aussi, sélectionnés à leur tour pour la chambre à gaz, parce qu’ils ne pouvaient plus travailler.
Il ne suffisait pas de détruire notre corps. Il fallait aussi nous faire perdre notre âme, notre conscience, notre humanité. Privés de notre identité, dès notre arrivée, à traves le numéro encore tatoué sur nos bras, nous n’étions plus que des « stüke », des morceaux.
Le tribunal de Nuremberg, en jugeant pour crimes contre l’humanité les plus hauts responsables, reconnaissait l’atteinte portée non seulement aux victimes mais à l’humanité tout entière.
Et pourtant, le vœu que nous avons tous si souvent exprimé de « plus jamais ça » n’a pas été exaucé, puisque d’autres génocides ont été perpétrés.
Aujourd’hui, soixante ans après, un nouvel engagement doit être pris pour que les hommes s’unissent au moins pour lutter contre la haine de l’autre, contre l’antisémitisme et le racisme, contre l’intolérance.
Les pays européens qui, par deux fois, ont entraîné le monde entier dans des folies meurtrières ont réussi à surmonter leurs vieux démons. C’est ici, où le mal absolu a été perpétré, que la volonté doit renaître d’un monde fraternel, d’un monde fondé sur le respect de l’homme et de sa dignité.
Venus de tous les continents, croyants et non croyants, nous appartenons tous à la même planète, à la communauté des hommes. Nous devons être vigilants, et la défendre non seulement contre les forces de la nature qui la menacent, mais encore davantage contre la folie des hommes.
Nous, les derniers survivants, nous avons le droit, et même le devoir, de vous mettre en garde et e vous demander que le « plus jamais ça » de nos camarades devienne réalité."
Simone Veil.
Ps : en 2025, soit 20 ans après le discours de Simone Veil, il y eu le 07 octobre 2023, le plus grand pogrom qui soit depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le hamas, organisation terroriste islamiste, a perpétré un massacre de masse inouïe dans la barbarie avec laquelle ils ont assassinés, hommes femmes et enfants dans une fête et dans un kibboutz en Israël. Ce qui en a découlé, c’est une guerre terrible qui aujourd’hui encore, se perpétue entre Israël et le hamas. C’est la destruction quasi-totale de Gaza. Ce sont des milliers de palestiniens sur les routes ou tués par le hamas même mais hélas, par Tsahal également. C’est la déferlante vague d’antisémitisme qui est arrivée sur le monde et la France en particulier. Antisémitisme orchestré par des partis politiques et notamment, la France insoumise avec son leader maximo, Mélenchon et ses chiens de gardes. Aujourd’hui, il ne fait pas bon être juif en France et en regardant 80 ans en arrière, on peut aisément se dire, que la France n’a pas beaucoup apprit de son passé, et se trouve être dans un système régressif quant à l’acceptation de l’autre.
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