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politique

La flottille et la loi maritime

Publié le par Jean Fred

on peut papoter un peu sur la flottille qui s'est faite arraisonner hors des eaux territoriales israéliennes.. On a crié au scandale, pratiquement à un acte de piratage.. Peut on rire maintenant?
Alors était-ce légal ou pas? réponse.... et bien OUI c'était légal....
En droit international, la haute mer n'est pas une zone intouchable. Un état peut, dans certains cas précis, intercepter un navire même hors de ses eaux territoriales.
le cadre juridique existe. Il s'appelle "le droit des conflits armés en mer" (selon le manuel de San Remo 1994). Ce droit autorise un état à établir un blocus maritime : San Remo article 93
Quand un blocus est en place, il ne s'arrête pas aux eaux territoriales. Il peut être appliqué en haute mer. Un navire qui tente de violer un blocus, peut-être intercepté, dérouté ou saisi (San Remo articles 67 et 146).
Mais un blocus doit respecter des conditions strictes prévues par le droit international. Sinon il devient illégal. (les barbus connaissent ça très bien).. Ces conditions sont claires. Le blocus doit être déclaré officiellement, effectif et non discriminatoire. (San Remo articles 93-95). Et surtout ne pas viser à affamer les civils et permettre l'aide humanitaires. (San Remo articles 102-104)
Comme on peut le constater, la flottille de 170 navires avait toutes les raisons pour être arraisonnées. D'autant plus que dans les cales on a retrouvé de la came, un peu comme d'habitude et des préservatifs. Alors quant aux préservatifs, je ne vois pas pourquoi on l'a précisé, s'ils voulaient s'amuser entre eux, bah ils sont majeurs et normalement consentant non? Par contre, comme le montre la photo ci-dessous...... on a bien parlé d'aide humanitaire?
Alors mélenchon et sa bande de glands peuvent éventuellement, se taire... pour rester poli !
La flottille et la loi maritime

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la jeune garde Vs génération identitaire

Publié le par Jean Fred

Après la mort du militant identitaire Quentin Deranque, je le nomme ainsi parce que je ne me sentais pas du tout très proche de lui pour ne citer que son prénom, une marche dite hommage s’est tenu hier à Lyon. On a demandé à ce qu’elle soit interdite, et la préfète a jugé utile qu’il faille laisser faire.  Donc cette marche a eu lieu et qu’avons-nous vu ?

Insultes racistes, mais également homophobes, défilés masqués et saluts nazis y ont été signalés et vu, au point que la préfète du Rhône a saisi la justice. On rappelle que ce jeune était de la mouvance identitaire d’extrême droite à fond les manettes. Est-ce une raison pour excuser son lynchage ? Certainement pas !!! C’est plus que condamnable, c’est une chose qui ne devrait pas exister en France, en Europe ! Même si ces lynchages on les constates de plus en plus partout, au sortir des collèges ! au sortir des clubs de sport et au détour d’une cité.

Une preuve de plus, s’il fallait, que derrière sa façade, l’extrême droite reste par nature raciste, antisémite, homophobe et néo-nazi. Il ne faut pas oublier, jamais ! que le FN a été fondé par un borgne et les anciens Waffen-SS Pierre Bousquet et Léon Gaultier, des sympathisants néo-nazis tels que François Duprat et des nostalgiques de l'Algérie française, tels que Roger Holeindre, membre de l'Organisation de l'armée secrète (OAS). Ça c’est l’histoire telle qu’elle est donc têtue et tellement vérifiée !

C’est vrai que je déplore au plus haut point que ce jeune ait été lynché, et que les coupables soient jugés en conséquence de leurs actes et emprisonnés, tout assistant parlementaire qu’il soit en ce qui concerne le pote de raphaël arnault. Il est tout aussi vrai, que je ne pleurerais pas plus que ça son décès. Je suis honnête avec moi-même car je me pose la question suivante : « Que faisait il en marge d’une conférence de la pro terroriste rima hassan à science po Lyon ? » Est-ce que c’était pour manifester et huer sa présence tout en sachant que ce qu’il advient de ces « contre manifestations » ?

Si la « jeune garde » fut la « milice » de lfi, il est bon de savoir que les groupuscules d’extrême droite, le sont tout autant, mais du rn(fn).

la jeune garde Vs génération identitaire
la jeune garde Vs génération identitaire

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Wallah ! mais qui est chez qui?

Publié le par Jean Fred

Depuis 3000 ans il y a des juifs en Palestine. Si cette « information » est contestée, citez une période où il n’y a pas eu de juifs en Palestine. Cherchez bien, parce qu’il n’y en a pas. Palestine est un mot hébreu à l’origine et  Palestine en arabe ça se dit  Filastin (avec l’accent parce que comme ça c’est très français) et ça vient de quoi ? du latin palaestina et ça vient de quoi ? De Pleshet en hébreu. Et Pleshet en hébreu ça veut dire quoi ?  envahir. Palestine est une terre juive qui a été colonisée par les arabes au 7eme siècle.

 Quand l’histoire tout à fait vérifiable bien sûr, est vérité…. Bien sûr on trouvera des affabulateurs, des qui vont refaire l’histoire, des négationnistes, bien entendu tout ça existe et c’est à cause de toutes ces négations que les juifs sont toujours vilipendés. Mon espoir est qu’un jour on puisse reconnaître ça. Bien entendu il n’est pas question de se baser continuellement sur l’histoire. Aujourd’hui nous sommes au 21e siècle il est largement temps d’admettre qu’il y a deux peuples sur ces terres. La guerre a fait ce qu’elle a fait, comme toute guerre. Voyez en Ukraine comment les russes ont volé des terres à l’Ukraine. Alors deux pays ? Deux états ? Pour le moment non, parce qu’il n’y a pas d’état palestinien, même si c’est reconnu par 148 pays, dont la France, mais c’est fictif tout ça, presque virtuel. Donc non pas d’état palestinien, le timing est totalement faussé et de toute façon ça ne passerait pas. Pour la création d’un véritable état, il faudrait que le hamas soit totalement désarmé, je n’y crois guère. Il faudrait que le hezbollah soit désarmé, j’y crois encore  moins et il faudrait que l’Iran, le Qatar et la Turquie cessent leur financement à ces organisations terroristes. Et je ne parle pas de l’EI ou de Boko Aram qui continuent de tuer, de massacrer en Afrique mais qui en parle ? ho ben on nous a servit un bien bel ennemi, Israël devenu état paria alors qu’on a massacré de façon barbare près de 1300 personne en une seule journée. Lorsque l’on fait un rapide constat de tout cela, on s’aperçoit, que même dans la détresse, dans la peine, dans l’horreur, c’est encore la faute des juifs.. C’est là que l’on peut remonter à l’argument ci-dessus. L’histoire parle et elle parle pour les juifs. Les palestiniens ne sont pas sur une terre arabe mais bien sur une terre juive. Alors, Wallah ?

mais n'oublions pas La création d’Israël en 1948 a marqué la fin d’un siècle de domination ottomane puis britannique sur la région, mais pas la fin des conflits. Le plan de partage de l’ONU en 1947, accepté par les dirigeants juifs mais rejeté par la plupart des dirigeants arabes, visait à créer deux États. La guerre qui a suivi a entraîné la Nakba, l’exode de plus de 700 000 Palestiniens, un traumatisme encore central aujourd’hui. Parler de “victoire” sans évoquer cette réalité, c’est oublier que le conflit israélo-palestinien repose sur des droits concurrents et des souffrances partagées. Ceci étant dit, c'est aussi l'histoire, ça.. 

 

inspiré par l'instagram de Simon Moos Fondateur de @in_mediaplus 

 

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La Russie attaque

Publié le par Jean Fred

À quel moment va-t-on se réveiller?
Des drones d’attaque qui s’abattent sur la Pologne et pénètrent en Roumanie, un avion de combat qui viole l’espace aérien estonien pendant de longues minutes, les aéroports danois et norvégiens fermés à cause de drones… Une nouvelle étape est franchie sous nos yeux à demi-clos dans la grande confrontation qui oppose la Russie de Poutine à l’Europe. Nos lignes rouges sont foulées aux pieds les unes après les autres. Et notre réaction n’est pas à la hauteur. Comme d’habitude.
Cela fait plus de 20 ans que Poutine avance, pas à pas, vers la guerre totale et cela fait 20 ans que la faiblesse de nos dirigeants, à chacun des tests qu’il leur impose, l’encourage à aller plus loin.
On pouvait espérer que le 24 février 2022 allait nous réveiller en sursaut. Mais non. On a ouvert les yeux, paniqués, et puis on les a laissés progressivement se refermer. Les pays européens continuent aujourd’hui à financer la guerre qui leur est menée via leurs importations d’énergie russe, persistent dans le refus de sécuriser le ciel ukrainien, rechignent toujours à transférer toutes les armes que la résistance ukrainienne réclame, n’arrivent pas à relancer massivement leur production d’armes ou à l’adapter rapidement aux évolutions de la guerre, s’obstinent à ne pas saisir les 210 milliards d’avoirs publics russes gelés depuis 3 ans. Et assistent donc passivement, désormais, à la pénétration régulière de notre espace aérien par des engins de guerre russes hostiles.
J’ai présidé la commission spéciale du Parlement européens sur les ingérences jusqu’en 2024 et je n’ai cessé d’alerter sur la guerre hybride menée par la Russie contre nos démocraties, une offensive mêlant réseaux de corruption, campagnes de désinformation, opérations de sabotage ou réseaux d’espionnage. Tous les services de sécurité européens ont nourri nos travaux et appuyé nos conclusions, cherchant eux aussi à susciter une réaction du leadership politique. Mais depuis un an, la violence de cette offensive n’a fait que s’accroître et la réaction de nos gouvernements n’a pas changé de nature, pas même d’intensité.
Prenez juste la chaîne de production de nos industries de défense, constatez le nombre d’incendies volontaires ou de cyberattaques incapacitantes visant nos sous-traitants et vous comprendrez que tout cela n’a rien d’abstrait. Vous comprendrez que c’est très concret au contraire, que chaque action hostile qui n’entraîne aucune réaction adéquate est un pas de plus vers l’abîme et que nous sommes en train de basculer dans un conflit d’une ampleur inédite sans même s’y préparer collectivement.
Disons les choses clairement: la seule chose qui nous sépare d’une attaque frontale d’un pays de l’Union européenne et de l’Otan par la Russie, la seule chose qui nous separe donc d’une guerre totale pour laquelle nous ne sommes prêts ni moralement, ni intellectuellement, ni matériellement, la seule chose qui préserve notre paix fragile, c’est la résistance ukrainienne. Sans cette résistance héroïque qui fixe la machine de guerre russe depuis 3 ans et demi au prix de pertes immenses, nous serions aujourd’hui dans une toute autre situation, dans un tout autre monde. Alors, au moins, ayons la décence et l’intelligence de la soutenir plus qu’à moitié, avec pusillanimité et retard comme nous l’avons fait jusqu’à ce jour.
Encore une fois: il ne s’agit pas seulement de droit international ou de solidarité avec un peuple libre, il s’agit de notre propre peau. Oui, de notre sécurité, de notre survie. Est-ce trop nous demander de défendre nos propres intérêts vitaux avec plus de force et de détermination?
Si nous laissons passer les provocations en Estonie, en Roumanie, en Pologne, en Norvège ou au Danemark, nous aurons la guerre. Si nous n’abattons pas tous les engins de guerre russe qui violent notre souveraineté, Poutine en enverra toujours plus. Si nous réagissons fermement par contre, si nous cessons d’être faibles dans notre soutien à l’Ukraine et si nous construisons une véritable défense européenne, alors nous stopperons Poutine et nous préserverons la paix en Europe.
Je ne vois pas d’enjeu plus existentiel pour notre continent aujourd’hui que celui-ci.
 
Raphaël Glucksmann
 
 
 
 
 

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La fin du grand mensonge ?

Publié le par Jean Fred

Palestine " nous combattons les juifs, pas le sionisme" ...Ahed tamini

 

Le 8 octobre au matin, alors que des milliers de roquettes s’abattaient encore sur Israël et que 250 otages – enfants, femmes et hommes, vieillards et bébés – étaient enfouis dans les tunnels de la mort, le hamas et ses relais exigeaient déjà un « cessez-le-feu » et parlaient de « génocide ». En un temps record, une partie des grandes agences et rédactions a relayé la propagande de guerre du hamas : Eléments de langage copiés-collés, images sans contexte, statistiques invérifiables transformées en « faits ».

La stratégie est classique et cynique ; Inversion accusatoire. Le 7 octobre, ce n’est plus l’attaque du hamas, depuis 1948, c’est Israël le « génocidaire » - colonisateur, apartheid etc.. Objectif : Isoler l’état juif, criminaliser sa légitime défense, l’illégalisme à terme est enclenché.

Derrière cette campagne mondiale, la plus massive depuis l’ère nazie, on retrouve les réseaux fréristes et leurs alliés, implantés partout : dans les instances judiciaires et médiatiques.  Un pilotage en étoile qui rayonne depuis Doha, mais aussi via des relais à Riyad, Le Caire, Amman, Téhéran et Ankara… tous achetés à l’immunité politique par des années d’influence, de financements et d’accès aux cénacles internationaux. Résultat : le narratif précède les faits et la morale sert de couverture à la réalpolitik.

Le 7 octobre disparaît des radars. Les otages deviennent une monnaie pour arrêter la guerre, donc la responsabilité d’Israël.  Le hamas est blanchi par le langage « résistance », « défense », quand Israël est réduit au rôle de coupable unique ; « génocide », « famine », Slogans martelés, preuves ignorées. La propagande n’a plus besoin d’armes, elle a la respectabilité.

La France d’Emmanuel Macron ose parler « d’indignité » à Gaza tout en oubliant que la cause qu’elle blanchit a massacré 50 de ses ressortissants juifs, oui des français. Elle prépare à l’ONU la reconnaissance d’un « Etat Palestinien », comme si l’on pouvait récompenser, par la diplomatie, le plus grand massacre antisémite depuis la Shoah.

On n’ « équilibre » pas l’histoire en sanctionnant l’unique Etat juif pour avoir résisté à une invasion génocidaire. On officialise un mensonge dont les premières victimes seront, encore, les juifs de France, et les suivantes, toutes les démocraties.

On ne fabrique pas un Etat contre un autre. On ne reconnaît pas une entité dont les chartes, manuels et télévisions prêchent l’effacement d’Israël.

Aurait-on reconnu un état nazi après la Shoah ? Non !!  Parce que l’on ne légitime pas une idéologie d’extermination.

Tout le reste n’est qu’un chèque en blanc pour la prochaine boucherie….

Simon Weinberg.

x.com/sImonweinberg  -   @simonweinbergoff   -  youtu.fr/SubB7aJp3VI?si=yfpjHS5ZXeMx

 

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Sans les juifs

Publié le par Simone Roden

Janvier 2015, la France enterre ses morts. Les corps du supermarché de la porte de Vincennes viennent à peine de quitter l’Institut médico-légal. Les gerbes de fleurs s’amoncellent devant l’Hyper casher, les bougies se consument dans le vent glacé. Le 11 janvier, à la tribune de l’assemblée nationale, Manuel Vals prononce la phrase qui fera le tour du monde : « La France sans ses juifs, ne serait plus la France. » Dans les synagogues, certains hochent la tête, d’autres essuient leurs lunettes embuées. Beaucoup veulent croire que ces mots résonnent au-delà, veulent croire à ce sursaut républicain, à la possibilité d’un retour à la maison, à la promesse originelle.

Dix ans plus tard, ces mots me reviennent constamment comme un écho étouffé par le tumulte des foules, les chants vengeurs, les insultes hurlées dans les manifestations. Les visages des otages ont disparu des murs. Les noms des enfants massacrés le 7 octobre ne sont plus prononcés.

Nous avons changé d’époque. Ce n’est plus la veille d’une grande mobilisation républicaine, mais à l’aube grise d’un lent départ, visible ou invisible. La prophétie de Vals n’est plus une mise en garde, c’est peut être un constat.

En 2014-2015,  nous pensions que l’antisémitisme était une marée qu’on pouvait repousser. Il y avait eu « Jour de colère », ces cortèges où l’on criait « Juifs, la France n’est pas à vous ». Des synagogues attaquées, des enfants tués à Toulouse, un musée visé à Bruxelles. Mais tout cela semblait pouvoir être endigué par un sursaut politique et moral.  On savait qu’il y avait de l’antisémitisme en France, fort et violent, mais on savait aussi que la Francec n’était pas antisémite. La république avait encore des réflexes.

Dans les salons parisiens, on répétait que c’était une crise passagère, attisée par la guerre à Gaza ou par la montée de l’islamisme, et que la France, après tout, avait connu pire. On citait la libération de 1944, la Résistance, l’émancipation de 1791. L’histoire, croyait on, nous protégeait.

J’y croyais aussi. Fille de réfugiés roumains, née en Allemagne, je m’étais installée en France avec l’idée que l’Europe restait le grand projet libéral des siècles passés, un continent façonné par ses juifs et capable d’embrasser leur particularisme dans un universalisme généreux. Je pensais que malgré tout, malgré les promesses reniées, l’histoire n’était pas une boucle mais une ligne ascendante.

Nous ne savions pas encore que la vague n’était pas une poussée conjoncturelle, mais la première lame d’une marée qui ne refluerait peut-être plus.

Il a suffit d’une génération pour que l’antisémitisme, que l’on croyait relégué aux marges, s’installe au cœur des sociétés européennes. Ce qui, en 2014, semblait une poussée ponctuelle est devenue une condition permanente. Les slogans entendus dans les rues de Paris en octobre 2023 –« From the river to the sea », « Israël génocide », ne sont pas des éclats de colère : Ce sont des leitmotivs, appris par cœur, répétés chaque semaine, diffusés sur les réseaux sociaux, dans les conversations.

La haine a changé d’échelle et de nature. Elle ne se cache plus dans les interstices. Elle siège dans les institutions. Elle parle sur les plateaux de télévision, enseigne à l’université, obtient des subventions au nom de la lutte contre le racisme. Elle s’abrite derrière les ONG, les collectifs, les hashtags, les colloques universitaires où le mot « sionisme » tient lieu d’insulte définitive et où les juifs, ainsi que tous ceux qui les défendent, deviennent des « soutiens au génocide ».

Depuis 2015, un basculement nouveau s’est produit, de la violence ouverte, spectaculaire, on est passé à la discrimination assumée. Ici, un restaurant qui refuse de servir un israélien. Là, un hôtel qui annule une réservation en découvrant un passeport israélien. Ailleurs, un festival qui déprogramme un film sur le / octobre. Cette mise à l’écart, plus insidieuse, plus « respectable » en apparence, ronge le lien civique jusqu’à l’os.

Les juifs changent de nom sur leurs applications Uber ou Deliveroo. Des mères retirent leurs enfants de l’école publique. Des israéliens se demandent s’il est encore possible de voyager. C’est une exclusion non par la violence de masse, mais par la normalisation du soupçon et de la discrimination.

De l’autre côté de l’Atlantique, longtemps, nous avons regardé l’Amérique comme un refuge moral. Ses campus bruissaient de la promesse d’un American Dream, ses institutions célébraient la diversité, son peuple et sa classe politique affichaient un soutien quasi consensuel à Israël. Cette image appartient au passé.

Depuis quelques années, et surtout depuis le 7 octobre, les universités américaines sont devenues des laboratoires d’hostilité assumée. Sur les pelouses impeccables de Harvard ou Columbia, des tentes s’alignent comme dans un campement de siège, des mégaphones hurlent des slogans qui, il y a dix ans, auraient conduit à des exclusions immédiates. Des étudiants juifs sont sommés de quitter la bibliothèque, bousculés à l’entrée d’un amphithéâtre, insultés dans les couloirs. Des professeurs parlent de « résistance légitime » à propos du massacre de familles entières.

Le vernis protecteur s’est fissuré. Au congrès, des élus reprennent sans détour des tropes séculaires. « Lobby juif », « argent de l’influence », sans que leur carrière en souffre vraiment. A New York, un candidat est célébré comme l’icône du progressisme branché alors qu’il cautionne le slogan « globaliser l’intifada », soutient le boycott d’Israël et s’affiche avec des réseaux islamistes. Avec Trump revenu à la maison blanche, des mesures concrètes sont prises, dans les universités, contre le harcèlement des étudiants juifs, sur le plan stratégique, avec le soutien militaire accru à Israël. Mais les méthodes sont si abruptes, si offensives, qu’elles interrogent et parfois même, répugnent ceux qui, sur le fond, pourraient y souscrire.

Le balancier est immédiat ; tout ce qui est associé à Trump devient par réflexe, suspect. Afficher son soutien à Israël ou se dire sioniste devient, pour certains milieux progressistes, un marqueur politique aussi clivant qu’un slogan de campagne républicain. Par simple opposition à Trump, on bascule alors vers un anti-israélisme, voir un antisémitisme, de posture.  Et plus les camps s’affrontent ainsi, plus ils finissent par se ressembler, à la manière d’un fer à cheval. A gauche Rashida Tlaib, Lihan Omar et à droite, Candace owens, Tucker Carlson. Des univers idéologiques différents, mais qui convergent dans la défiance envers les institutions démocratiques et dans une vision hostile, caricaturale, de l’histoire juive et d’Israël.

Depuis sa création, Israël a tenu lieu de refuge, d’espoir et de digue. On savait que, contrairement aux années 1930, on pouvait quitter Paris, Londres ou Bruxelles, et trouver Tel-Aviv, Haïfa, Jérusalem. On pouvait tout perdre, sauf cette certitude ; il y aurait toujours un endroit où un juif serait chez lui.

Le 7 octobre a fissuré cette certitude. Au sud, le hamas et au nord le hezbollah, à l’est les milices pro-iraniennes et en mer, les houthis. Un encerclement pensé depuis des années, rendu visible par la guerre. Mais le plus grand danger est peut-être à l’intérieur. La déchirure possible entre ceux qui veulent un Israël fort à tout prix et ceux qui veulent qu’il reste fidèle à sa double promesse, être à la fois juif et démocratique.

Et pourtant, Israël n’est pas un pays comme les autres. Il est une idée politique unique, née à la fois du gouffre et de l’espérance, symbole de survie et d’auto-émancipation. L’histoire juive est une succession de départs ; Tolède, Vienne, Varsovie, Casablanca…..Toujours, il y avait un ailleurs ; Amsterdam après l’Espagne, New York après l’Europe, Israel après la Shoah.

Mais une idée inavouable m’obsède depuis le 7 octobre ; que se passe t’il si pour la première fois depuis deux mille ans, il n’y a plus d’ailleurs ? Ni l’Europe, ni l’Amérique, ni Israël pleinement sûr de lui ?

Alors je me rassure. J’essaie de sortir de mon ashkénazim maladif et je me dis que oui, le défi est immense, mais il existe une ouverture. L’intégration régionale. Alors que l’occident semble se détacher d’Israël, peut-être ce pays pourrait il se rattacher au Moyen-Orient.

Les accords d’Abraham, puis les rapprochements stratégiques depuis 2023 avec les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc, l’Egypte la Jordanie, et à terme peut –être même le Liban ou l’Arabie Saoudite, dessinent la possibilité d’un ancrage moins dépendant du regard occidental. Cette coopération repose sur des intérêts sécuritaires communs (la menace iranienne, la lutte contre les réseaux islamistes), sur des complémentarités économiques (technologies, énergie, agriculture) et sur la reconnaissance tacite qu’
Israël est un acteur indispensable à la stabilité régionale.

Si Israël parvient à préserver son équilibre interne, à consolider ces alliances et à trouver un moyen de parvenir à une relative paix avec les palestiniens, il pourrait entrer dans une phase où il ne serait plus seulement un refuge pour les juifs, mais un pivot régional incontournable.

Pour l’Occident, en revanche, la question demeure brûlante et non résolue. Manuel Vals avait raison : ma France sans ses juifs ne serait plus la France. L’Europe sans ses juifs ne serait plus l’Europe, l’Amérique sans ses juifs, ne serait plus l’Amérique. Chaque fois qu’un pays a perdu ses juifs, par l’expulsion, l’exil ou l’extermination, il a perdu une part de sa vitalité intellectuelle, de sa créativité culturelle et de sa force morale.

Depuis l’émancipation, les juifs sont un baromètre démocratique : leur sécurité et leur intégration sont les marqueurs de la santé d’un régime. Les attaquer ou les marginaliser est toujours un signe d’une régression politique et morale. Israël pourrait survivre au naufrage occidental. Mais l’Occident, le jour où il acceptera de vivre sans ses juifs, aura déjà commencé son propre exil intérieur. Un exil qui ne se mesure pas en kilomètres, mais en perte d’âme..

Simone Rodan Ben Zaquen - Directrice Générale  AJC Europe

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le hamas a gagné et voici pourquoi

Publié le par Peggy Sastre

Ce texte est terrible... il démontre à quel point quelque part, le hamas a gagné parce qu'ils peuvent tout montrer, l'horreur, les viols, les assassinats... je les ai vu de mes yeux vu!! et nous occidentaux, loin de cela, nous ne disons plus rien....
 
"Ils ne se cachent plus. Mieux – ou pire : ils exhibent. Avec les images des otages israéliens Evyatar David (24 ans) et Rom Braslavski (21 ans), tous les deux capturés le 7 octobre 2023 au festival Nova et montrés émaciés, vidés, déshumanisés jusqu’à l’os, le hamas brandit sa cruauté, revendique sa maîtrise de l’horreur. Et c’est précisément là que réside la relative nouveauté de la guerre qu’il mène contre Israël, de celles qui ne se gagnent plus à la kalach, à la roquette ou au drone, mais à la puissance symbolique.
Dans l’ancien monde, les bourreaux camouflaient. Ou alors, s’ils exposaient, c’était pour terrifier, sidérer. Les nazis filmaient leurs autodafés et leurs victoires militaires, pas Auschwitz. Les Soviétiques triaient et truquaient leurs images comme leurs mots, avec l’obsession du grand récit patriotique. Les djihadistes, eux, sont venus casser ce pacte : ils ont documenté les égorgements, les décapitations, les prisonniers brûlés vifs dans leurs cages. Le sang n’a plus été une erreur, mais une stratégie. Le mal n’était plus le moyen, il est devenu le message. Le hamas aura poussé cette logique jusqu’à la perfection. Mettre en scène un otage mourant, c’est une déclaration d’ascendant. Une manière de dire : « Il se meurt, sous vos yeux, et vous ne pourrez rien faire. Voyez ce que nous faisons et ce que vous ne ferez pas. » Le champ de bataille décisif n’est pas Gaza, Jérusalem ou Tel-Aviv, c’est la sphère cognitive occidentale. Ce que le hamas veut prendre et défaire, ce n’est pas une armée, pas un pays, pas un territoire, c’est un imaginaire collectif. Précisément celui qu’il a réussi à parasiter, comme ces vers qui pourrissent le système nerveux des sauterelles et les poussent à se suicider. Car pour Evyatar David et Rom Braslavski, pas de unes, pas de cris, pas de marches. Pas d’ondes de choc. Juste le silence – ou pire, comme au 7 Octobre, la justification. Nos esprits sont aux fers. Et face à cette prise d’otage narrative, la logique de Netanyahou s’impose avec la clarté d’un miroir inversé : il n’y a plus de paix, plus de compromis – seulement la reprise de Gaza, totale, pour de bon, pas pour contenir, pour écraser. S’il faut évidemment qu’il soit désarmé, le génie maléfique du hamas ne réside pas dans son arsenal, mais dans sa compréhension si fine et perverse de l’époque. Le hamas est peut-être notre premier adversaire postmoderne, parfaitement conscient, savant, sachant que les récits priment sur les faits. Qu’il suffit d’insérer les bons mots-clés devenus mots d’ordre – « résistance », « colonialisme », « apartheid », « génocide » – pour neutraliser les réflexes. Que dans une époque ivre d’émotions, pourtant si prompte à l’emballement, si sensible au moindre déraillement lexical, si facilement hystérisée par des tweets malheureux, certains êtres humains peuvent être débranchés, déprogrammés de l’humanité. C’est ce Juif à qui l’on demande pourquoi il s’intéresse tant au sort des otages israéliens et qui répond : « Parce que les Juifs sont les seuls qu’on attaque pour ce qu’ils sont et parce que nous sommes les seuls à les défendre. » Elle est là, la victoire du hamas. Pas d’avoir tué, saccagé, violé, mais d’avoir filmé et diffusé la torture, la faim, l’humiliation – « Je suis en train de creuser ma propre tombe » – et de savoir qu’aucune alarme ne sonnera. Que les cœurs saignent à géométrie militante et que les cerveaux n’ont plus une goutte d’oxygène sous la main. Que les ONG détourneront les yeux. Que les pancartes sont toutes déjà imprimées, mais pour d’autres causes. Le Hamas est expert de cette stratégie ; cette grammaire du choc, il la parle comme si c’était sa langue maternelle. Et ses images d’otages faméliques, ces corps rendus à l’état de spectre et réactivant des traumatismes historiques évidents, ce sont autant de preuves de sa domination. Des images-tests, jetées à la face du monde pour vérifier jusqu’où il peut encaisser, tolérer, absoudre. Et le résultat ne pourrait être plus accablant. Voilà ce qu’il y a à lire dans ces vidéos. Pas la supplique, mais le triomphe.
Autant d’images qui disent : « Nous avons gagné, nous avons kidnappé vos consciences, nous avons inversé vos repères, et nous pouvons tout montrer, parce que vous ne voyez plus rien. »
 
" Peggy Sastre , Le Point, édition du 14 août 2025.
le hamas a gagné et voici pourquoi

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Je ne veux pas croire...

Publié le par Jean Fred

Je ne peux pas croire que le hamas ait eu l’indécence de publier une vidéo d’Evyatar David, otage israélien, squelettique, affamé, humilié, contraint de creuser sa propre tombe dans les tunnels de Gaza financés par l’Iran et le Quatar. Comment peut-on sombrer dans une telle barbarie. Les nazis avaient fait pareil durant la seconde guerre mondiale.

Je ne veux pas croire que des dirigeants, avec une naïveté presque complice, imaginent qu’en reconnaissant un état palestinien aujourd’hui, dans ces circonstances, on avancerait vers la paix. Pourquoi maintenant ? Pourquoi cette précipitation ? Pourquoi ces compromissions qui piétinent la mémoire des victimes ? De quoi ont-ils peur ? Pourquoi s’agenouiller devant le terrorisme ?

Je ne veux pas croire que certains semblent encore ignorer que le hamas est une organisation terroriste. Pas un mouvement de libération. Pas un acteur politique. Un groupe islamiste radical qui opprime son propre peuple, qui prend les civils palestiniens en otage, qui détourne l’aide humanitaire, qui refuse catégoriquement l’existence même de l’état d’Israël. Comment reconnaître un état lorsque ce dernier n’en reconnaît pas un autre. Le hamas ne veut pas la paix, il veut la guerre. Il veut l’anéantissement.

Je ne veux pas croire qu’on ose mettre sur le même plan les otages détenus par le hamas, humiliés et torturés, et des prisonniers palestiniens détenus pour des actes de violence. Cette comparaison indécente est un crachat au visage des victimes.

Je ne peux pas croire qu’il existe des élus, notamment à LFI, pour qualifier le hamas de « mouvement de résistance » qui mènerait une « action légitime ». Le hamas qui a du sang israélien, mais aussi français, sur les mains.

Je ne veux pas croire que ces élus ferment les yeux, par clientélisme électoral, sur le massacre antisémite du 7 octobre 2023 qui a coûté la vie à plus de 1200 innocents dont des français.

Je ne veux pas croire que la haine du juif soit redevenue aussi banale en 2025, quelle soit minimalisée ou tolérée au nom d’une idéologie.

Tout cela, je ne peux pas y croire. Je ne veux pas y croire. Et pourtant c’est une triste réalité

Oui, on peut soutenir la reconnaissance d’un état palestinien. Mais pas aujourd’hui. Pas dans ces conditions. Pas comme une récompense aux bourreaux. Avant toute chose, que les otages soient libérés, vivants ou morts et que le hamas soit désarmé et démantelé.

Le monde doit ouvrir les yeux. On ne peut pas se taire ! Se taire, c’est déjà, céder.

@Shannon Seban et moi même 

Je ne veux pas croire...

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Qui se souvient de Khomeini l'ayatollah

Publié le par Jean Fred

En 1978, dans un village paisible des Yvelines nommé Neauphle-le-Château, un obscur religieux chiite en exil foule le sol français : l’ayatollah Rouhollah Khomeini. Officiellement, il s’agit d’un "exilé politique" fuyant la répression du Shah d’Iran. En réalité, c’est un extrémiste islamiste, rétrograde, misogyne, totalitaire, porteur d’un projet de république théocratique et barbare, qui allait bientôt prendre le pouvoir en Iran avec la bénédiction implicite — voire explicite — d’une certaine intelligentsia française. Le soutien honteux de la gauche bien-pensante Ce que l’histoire oublie — ou préfère effacer — c’est l’accueil chaleureux que réservèrent à Khomeini nombre de militants, intellectuels et artistes de gauche. Tandis que ce clérical obscurantiste appelait à l’instauration de la charia, les soixante-huitards devenus éditorialistes, les gauchistes embourgeoisés et les poètes de la révolution permanente se bousculaient pour l’écouter, lui prêter allégeance, et surtout y voir une figure de "résistance anti-impérialiste". Le vieil homme à la barbe noire devenait, pour eux, une réincarnation orientale de Che Guevara — le turban en plus. Les Sartre, Foucault, Debray, et consorts — ces chantres du gauchisme post-marxiste — ont déroulé le tapis rouge à un tyran religieux, convaincus qu'il incarnait une révolution populaire. Pire : ils ont sciemment ignoré ou minimisé ses discours violents contre les femmes, les homosexuels, les juifs, et l’Occident en général, sous prétexte qu’il s’opposait à l’Amérique et au capitalisme. Ce qu’ils voyaient en lui, c’était une occasion d’humilier l’Occident, la démocratie libérale, et la civilisation judéo-chrétienne. Michel Foucault, l’exemple emblématique du naufrage intellectuel Le philosophe Michel Foucault incarne à lui seul cette trahison des clercs. Ébloui par ce qu’il appelait une "spiritualité révolutionnaire", il publia dans Le Nouvel Observateur plusieurs articles dithyrambiques sur le soulèvement iranien. Aveugle à la réalité théocratique qui se dessinait, il qualifia Khomeini de leader d’un "mouvement mystique, non-violent et collectif", alors même que le religieux promettait déjà la lapidation, le hijab obligatoire, la pendaison des opposants et la soumission totale des femmes. Quand les premières purges eurent lieu après la chute du Shah, Foucault ne s’est jamais excusé. Comme tant d’autres, il préféra se taire, laissant les Iraniens subir ce que lui avait applaudi depuis son salon parisien : la dictature islamique. Les artistes, toujours prompts à s’agenouiller devant la barbarie “révolutionnaire” De nombreux artistes de gauche, mus par leur fascination pathologique pour tout ce qui s’oppose à l’Occident, vinrent également apporter leur soutien à Khomeini. Certains virent en lui une figure tragique et romantique ; d’autres un espoir pour un monde "plus juste". Ce sont ces mêmes artistes qui, quelques années plus tard, fermeront les yeux sur les exécutions massives, les mutilations, la répression des femmes, et les rafles d’intellectuels iraniens. Le silence complice de la gauche après la prise du pouvoir Une fois Khomeini installé à Téhéran en 1979, la réalité éclate : il ne s’agissait pas d’une révolution pour la liberté, mais d’un retour au Moyen Âge. Pourtant, très peu de ceux qui l’avaient soutenu depuis Paris eurent le courage de reconnaître leur erreur. La gauche préféra détourner le regard ou pire : relativiser, contextualiser, justifier. La même logique que celle utilisée pour défendre Castro, Chavez ou même Mao. Et aujourd’hui encore, cette même gauche, mutée en islamo-gauchisme militant, continue à pactiser avec les pires ennemis de la liberté sous couvert de "lutte contre l’impérialisme", de "respect des cultures" et de "décolonisation des esprits". Elle voit dans l’Islam politique un allié naturel contre le libéralisme, la chrétienté, et l’Occident. Le cauchemar de Neauphle-le-Château n’a pas pris fin : il s’est métastasé. De Neauphle-le-Château à Gaza : la même soumission islamo-gauchiste En effet, l’histoire aurait pu s’arrêter en 1979. On aurait pu croire que la gauche française, humiliée par ses erreurs, allait ouvrir les yeux. Mais non. Ce fut tout l’inverse. En bons héritiers des fossoyeurs de l’esprit critique, les islamo-gauchistes d’aujourd’hui — sous les oripeaux de LFI, de Mélenchon et des nouveaux prophètes médiatiques — poursuivent la même tradition de trahison. Mélenchon : le porte-voix des mollahs, du HAMAS et des Frères musulmans Jean-Luc Mélenchon est sans doute l’exemple le plus caricatural de cette soumission volontaire. Fils spirituel de la gauche tiers-mondiste, il n’a eu de cesse de défendre les positions des pires régimes islamistes — tant qu’ils s’opposent à l’Occident. Il minimise l’antisémitisme islamique, refuse systématiquement de qualifier le Hamas de groupe terroriste, défend les porteurs de hijab comme des "résistantes", et pleurniche dès qu’un imam radical est expulsé. Il s’est même permis de pleurer sur la mort de Khomeini dans les années 1980, le qualifiant d’"homme important". LFI — sa boutique politique — est devenue un repaire d’agitateurs indigénistes, racialistes, pro-Hamas, obsédés par Israël et tout ce qui symbolise l’Occident. Le tout en flirtant constamment avec les pires fanatismes religieux sous couvert de "lutte contre l’islamophobie". Aymeric Caron : le bobo végan au service des barbus Autre figure pathétique : Aymeric Caron. Ce pseudo-intellectuel écolo-animaliste, qui passe sa vie à pleurnicher sur le sort des insectes, n’a jamais eu un mot de compassion pour les femmes lapidées en Iran ou les homosexuels pendus par le régime des mollahs. Pourquoi ? Parce que l’islam politique, selon lui, fait partie de la "diversité culturelle" qu’il faut impérativement préserver… même au prix du bon sens, de la liberté, et de la dignité humaine. Caron n’est pas seul. Il incarne une mouvance plus large, où le wokisme, l’antispécisme et l’indigénisme s’allient dans une grande soupe idéologique qui finit toujours par excuser les pires tyrannies... à condition qu’elles ne soient pas occidentales. Les artistes d’aujourd’hui : les mêmes erreurs, en pire L’héritage des années 70 n’est pas mort : il a été recyclé par une nouvelle génération d’artistes "engagés". Du rappeur subventionné qui glorifie le Hamas en pleine République, à l’actrice qui arbore le keffieh comme étendard de rébellion fashion, jusqu’à l’intello de plateau télé qui nous explique que le voile est un "choix féministe", tout ce petit monde agit en relais du discours islamiste sous couvert de justice sociale. Ils dénoncent Israël avec une obsession maladive, restent muets sur les femmes iraniennes battues dans les rues, sur les écoles afghanes brûlées, sur les djihadistes décapitant des enfants. Leur boussole morale est simple : tout ce qui attaque l’Occident est bon à applaudir. Ils sont les enfants idéologiques de ceux qui applaudissaient Khomeini en 1978. Leur duplicité, leur lâcheté, et leur fascination morbide pour l’ennemi de l’intérieur sont les mêmes. Conclusion : une trahison historique au nom du relativisme Le séjour de Khomeini en France fut une tragédie à la fois pour le peuple iranien et pour l’honneur intellectuel français. Car au lieu d’alerter sur la menace islamiste, la gauche morale, donneuse de leçons, s’est vautrée dans la complicité. Et pendant que les Iraniens se faisaient bâillonner, les "progressistes" occidentaux savouraient leur révolution depuis leurs cafés parisiens.

source Go Woke Go Broke @WokeAreDumb

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