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Iutter contre l'antisémitisme ne sert plus à rien aujourd'hui

Publié le par Jean Fred

Le 7 octobre 1200 juifs ont été massacrés. Le 8 déjà, certains niaient, d’autres « contextualisaient », célébraient ou accusaient Israël de génocide. Jamais la passion antisémite ne s’était révélées aussi brutale, aussi instantanée. Depuis, les agressions se multiplient, les discriminations se banalisent, y compris en France.

Alors on allume des bougies, on plante des arbres, on vote des « plans de lutte contre l’antisémitisme ». on se persuade qu’on fait déjà beaucoup, qu’on ne laissera pas faire. Tout cela a sa valeur symbolique. Mais tout cela ne sert à rien.

Parce que l’antisémitisme n’est pas un dossier parmi d’autres. Il est le baromètre de nos démocraties. Et le baromètre explose. Il repose sur une architecture solide : un enchevêtrement d’idéologies, de fractures politiques, de mémoires tordues et d’ingérences étrangères. Tant que nous refuseront de traiter la maladie, les symptômes ne disparaîtront pas.

La maladie, d’abord c’est l’islamisme. Depuis des décennies, i la donné sa grammaire à la haine des juifs : un récit simple et meurtrier. Si le monde musulman souffre, c’est à cause d’Israël, de l’occident, des juifs. C’est la rhétorique des Frères Musulmans, du hamas, du hezbollah, reprise par les assassins de Toulouse, de l’Hyper Casher et de Charlie Hebdo. Où est le « Je suis Charlie » ?  Elle sacralise la haine, recycle les vieux tropes complotistes, et lui donne une légitimité religieuse et politique.

Une idéologie amplifiée par l’argent du Qatar, de l’Iran, de la Turquie, et diffusée par des associations, des mosquées, des réseaux sociaux, des chaînes satellitaires. Tant que nous n’oserons pas fermer ces relais, tarir ces financements, opposer un contre-récit, nous ne ferons qu’étendre des incendies voués à repartir.

La maladie c’est la polarisation démocratique. La gauche radicale voit des fascistes partout sauf chez elle. La gauche modérée se couche, abandonnant ses principes. L’extrême droite ne fait que récolter les fruits. Les partis modérés, paralysés par la peur d’aborder les sujets difficiles, reculent encore. Dans ce contexte, Israël et les juifs ne sont plus la réalité, mais des symboles : incarnation du mal pour les uns, cache-misère identitaire pour les autres. Dans ce champ de ruines, les juifs se retrouvent coincés, sans maison politique, fidèles à un idéal républicain qui s’effondre.

L’Europe elle, projette son passé qui ne passe pas, sur Israël. En accusant l’état juif de génocide ou de colonialisme, elle soulage la mémoire de la Shoah, de l’Algérie, et de l’Afrique. L’injure devient féminisme, des droits de l’homme et même du droit international dévoyée. ONG et colloques vivent de l’assimilation d’Israël au « crime suprême ». A Durban, c’était un programme : depuis le 7 octobre, c’est devenu une mécanique implacable.

Enfin, le cynisme politique. Une partie des élites instrumentalise cette haine pour acheter la paix sociale. On ferme les yeux sur les prêches islamistes, on banalise les slogans radicaux, on cède aux pressions électoralistes.

A cela s’ajoute l’apathie. La majorité silencieuse voit, entend, mais détourne le regard. Elle se dit que « ce n’est pas si grave », que « ce n’est pas vraiment de l’antisémitisme », que si seulement les juifs étaient « moins sionistes », qu’il y a peut-être « deux vérités ». Cette incapacité à nommer le réel est le carburant de la haine.

C’est là que l’antisionisme radical joue un rôle de clé de voûte « Apartheid », « Génocide », « Etat colonialiste », ces mots ne décrivent pas, ils criminalisent. Ils réactivent les vieux mécanismes de l’antisémitisme européen. Appliquer aux juifs des standards différents de ceux du reste du monde, les transformer en incarnation du mal absolu. Hier c’était les Rothschild, aujourd’hui c’est Israël. Tant que ce vocabulaire sera toléré et même diffusé dans nos institutions, nos médias, nos universités, la haine sera nourrie d’une respectabilité trompeuse. Adopter des définitions de travail ne suffira pas si, dans le même temps, on continue à laisser prospérer ce langage délégitimateur.

Que signifierait affronter les racines ?

Cela veut dire nommer l’islamisme pour ce qu’il est. Cela veut dire combattre les Frères Musulmans, le salafisme et leurs réseaux, refuser que des mots comme « génocide » ou « apartheid « , soient vidés de leur sens. Cela veut dire la vérité sur l’aveuglement d’une certaine gauche, on ne peut pas prétendre lutter contre le fascisme en défilant aux côtés d’islamistes qui célèbrent le 7 octobre ou appellent à « globaliser » l’intifada. Cela veut dire couper les canaux financiers venant de Doha, de Téhéran ou de Moscou qui alimentent Ong et médias empoisonnant notre débat public.

Et cela veut dire quelque chose de plus difficile. Reconstruire le courge civique. Apprendre aux jeunes à ne pas craindre le débat, la contradiction, les mots. Défendre la liberté d’expression non comme une abstraction mais comme la condition même de survie des sociétés pluralistes. Réapprendre à penser de manière critique, à contredire sans « canceller », à débattre sans détruire.

Rien de tout cela ne se fera du jour au lendemain. Mais tout cela est nécessaire.

Voilà pourquoi les « plans » échouent. Parce que l’antisémitisme n’est pas une haine parmi d’autres. Il est le symptôme d’une crise civilisationnelle. Tant qu’on le traitera comme un dossier technique confié à un délégué interministériel, au lieu d’une politique générale embrassant l’éducation, la culture, la diplomatie, la régulation des réseaux sociaux, la sécurité intérieure et la politique étrangère, on continuera à se tromper.  On fera mine de traiter la haine dans un service pendant qu’on la laisse prospérer dans tous les autres.  On commémorera d’une main ce qu’on l’on banalise de l’autre.

Les juifs ne sont pas le problème. Ils ne l’ont jamais été. Mais ils sont l’indicateur et cet indicateur est rouge vif.

 

@basé sur un texte trouvé sur instagram

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La Russie attaque

Publié le par Jean Fred

À quel moment va-t-on se réveiller?
Des drones d’attaque qui s’abattent sur la Pologne et pénètrent en Roumanie, un avion de combat qui viole l’espace aérien estonien pendant de longues minutes, les aéroports danois et norvégiens fermés à cause de drones… Une nouvelle étape est franchie sous nos yeux à demi-clos dans la grande confrontation qui oppose la Russie de Poutine à l’Europe. Nos lignes rouges sont foulées aux pieds les unes après les autres. Et notre réaction n’est pas à la hauteur. Comme d’habitude.
Cela fait plus de 20 ans que Poutine avance, pas à pas, vers la guerre totale et cela fait 20 ans que la faiblesse de nos dirigeants, à chacun des tests qu’il leur impose, l’encourage à aller plus loin.
On pouvait espérer que le 24 février 2022 allait nous réveiller en sursaut. Mais non. On a ouvert les yeux, paniqués, et puis on les a laissés progressivement se refermer. Les pays européens continuent aujourd’hui à financer la guerre qui leur est menée via leurs importations d’énergie russe, persistent dans le refus de sécuriser le ciel ukrainien, rechignent toujours à transférer toutes les armes que la résistance ukrainienne réclame, n’arrivent pas à relancer massivement leur production d’armes ou à l’adapter rapidement aux évolutions de la guerre, s’obstinent à ne pas saisir les 210 milliards d’avoirs publics russes gelés depuis 3 ans. Et assistent donc passivement, désormais, à la pénétration régulière de notre espace aérien par des engins de guerre russes hostiles.
J’ai présidé la commission spéciale du Parlement européens sur les ingérences jusqu’en 2024 et je n’ai cessé d’alerter sur la guerre hybride menée par la Russie contre nos démocraties, une offensive mêlant réseaux de corruption, campagnes de désinformation, opérations de sabotage ou réseaux d’espionnage. Tous les services de sécurité européens ont nourri nos travaux et appuyé nos conclusions, cherchant eux aussi à susciter une réaction du leadership politique. Mais depuis un an, la violence de cette offensive n’a fait que s’accroître et la réaction de nos gouvernements n’a pas changé de nature, pas même d’intensité.
Prenez juste la chaîne de production de nos industries de défense, constatez le nombre d’incendies volontaires ou de cyberattaques incapacitantes visant nos sous-traitants et vous comprendrez que tout cela n’a rien d’abstrait. Vous comprendrez que c’est très concret au contraire, que chaque action hostile qui n’entraîne aucune réaction adéquate est un pas de plus vers l’abîme et que nous sommes en train de basculer dans un conflit d’une ampleur inédite sans même s’y préparer collectivement.
Disons les choses clairement: la seule chose qui nous sépare d’une attaque frontale d’un pays de l’Union européenne et de l’Otan par la Russie, la seule chose qui nous separe donc d’une guerre totale pour laquelle nous ne sommes prêts ni moralement, ni intellectuellement, ni matériellement, la seule chose qui préserve notre paix fragile, c’est la résistance ukrainienne. Sans cette résistance héroïque qui fixe la machine de guerre russe depuis 3 ans et demi au prix de pertes immenses, nous serions aujourd’hui dans une toute autre situation, dans un tout autre monde. Alors, au moins, ayons la décence et l’intelligence de la soutenir plus qu’à moitié, avec pusillanimité et retard comme nous l’avons fait jusqu’à ce jour.
Encore une fois: il ne s’agit pas seulement de droit international ou de solidarité avec un peuple libre, il s’agit de notre propre peau. Oui, de notre sécurité, de notre survie. Est-ce trop nous demander de défendre nos propres intérêts vitaux avec plus de force et de détermination?
Si nous laissons passer les provocations en Estonie, en Roumanie, en Pologne, en Norvège ou au Danemark, nous aurons la guerre. Si nous n’abattons pas tous les engins de guerre russe qui violent notre souveraineté, Poutine en enverra toujours plus. Si nous réagissons fermement par contre, si nous cessons d’être faibles dans notre soutien à l’Ukraine et si nous construisons une véritable défense européenne, alors nous stopperons Poutine et nous préserverons la paix en Europe.
Je ne vois pas d’enjeu plus existentiel pour notre continent aujourd’hui que celui-ci.
 
Raphaël Glucksmann
 
 
 
 
 

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Convention n° 80 de l'O.N.U.

Publié le par Jean Fred

La résolution 80 de la charte de l'ONU a force de traité international car la Charte des Nations Unies dans son entier est un traité international. Appliquée au cas de la Palestine, elle explique que les Droits qui ont été donnés aux Juifs sur la terre d'Israël ne peuvent être modifiés d'aucune façon, sauf si un accord de tutelle entre les États ou parties concernées avait transformé le mandat en tutelle, ou en « territoire sous tutelle ».

En vertu du chapitre 12 de la même Charte, l'ONU avait une fenêtre de trois ans pour ce faire, entre le 24 Octobre 1945 (date où la Charte des Nations Unies est entrée en vigueur) et le 14/15 mai 1948, date où le mandat a expiré, et l'Etat d'Israël a été proclamé.

Comme aucun accord de ce type n'a été passé pendant ces trois ans, les droits donnés aux juifs dans le mandat britannique sur la Palestine ont force exécutoire, et l'ONU est bloquée par cet article 80. Elle n'est même pas autorisée à le modifier.

L'ONU n'a donc aucune possibilité de transférer une partie des Droits qui ont été donnés au peuple juif sur la Palestine à une entité non-juive, l'Autorité palestinienne en l'occurrence. Tous les juristes de l'ONU le savent, et buttent sur cette résolution incontournable.

De quels Droits parle-t-on

Parmi les plus importants des Droits conférés aux Juifs, figurent ceux de l'article 6 du Mandat, qui reconnait aux Juifs  le droit d'« immigrer librement sur la terre d'Israël et d'y établir des colonies de peuplement ».

Sous le mandat britannique, toute la Palestine était réservée à l'établissement du foyer   national juif et du futur Etat juif indépendant, en confirmation de ce qui avait été décidé lors de la conférence de paix de San Remo en Avril 1920.

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La Lorraine en flamme.. Le génocide oublié

Publié le par Jean Fred

Le génocide occulté de la guerre de Trente Ans 
 
 
Un essai sur la souffrance, le pouvoir et le silence de l’histoire
Prologue : L’hiver 1636
Janvier 1636. Sur les champs de Saint-Avold, le givre repose comme un linceul. Les greniers sont vides, le bétail emmené, les chemins muets. Des hommes s’agenouillent dans la terre gelée, arrachent des racines, des femmes font bouillir de l’herbe et de l’écorce, des enfants mâchent la dernière croûte entre leurs dents. Au bord du bois passe une colonne – Suédois, Espagnols, Français, mercenaires qui ne savent plus pour qui ils se battent, seulement qu’ils ont faim. La colonne se défait en groupes qui franchissent les clôtures, ramassent les restes, enfoncent les portes. Qui proteste finit au gros bras du vieux chêne. Les arbres de pendaison deviennent les nouveaux emblèmes du pays.
Les chiffres que l’on retrouvera plus tard dans les chroniques et les registres fiscaux parlent une langue muette : en trois décennies, la population de la Lorraine chute de quarante à soixante pour cent – jusqu’à 250 000 morts, anonymes, dont la vie ne figure dans aucune épopée. Ils meurent de faim, de fièvre, de dysenterie, d’épuisement, de la violence des armées en marche. De la carte politique de l’Europe, il ne reste ici qu’une lutte quotidienne pour le pain, le sel, le bois. La Lorraine, coincée entre l’Empire et la France, devient un couloir pour les armées et le réceptacle de leurs restes : villages incendiés, femmes violées, enfants orphelins, champs dévastés.
La souffrance des hommes : La voix des sans-nom
La faim : quand le corps se dévore lui-même
Dans les registres paroissiaux de Saint-Avold, Toul ou Nancy apparaissent des mentions telles que : « Anna, fille de Michel, morte de faim, 12 ans » ou « Famille Legrand, cinq âmes, toutes éteintes en février ». On ne meurt pas seulement d’inanition, mais de ce que la faim provoque : faiblesse, vulnérabilité à la peste, à la dysenterie, aux fièvres qui hantent les huttes comme un bourreau invisible. L’épidémie achève ce que la guerre commence.
La violence : quand la patrie devient champ de bataille
Les gravures de Jacques Callot le montrent sans détour : soldats traînant les paysans par les cheveux, femmes se plaquant contre les murs tandis que les maraudeurs pillent leurs maisons. Dans les « Grandes Misères de la guerre » une planche glace particulièrement : « La Pendaison » – l’arbre des suppliciés, où pendent des civils, tandis que les soldats s’éloignent, comme si ce n’était qu’une routine de guerre. Callot, Lorrain lui-même, connaît ces scènes. Il voit les voisins devenir ennemis, la méfiance déchirer les communautés, les plus faibles – vieux, enfants, malades – tomber les premiers.
Les déplacés : quand la route devient dernier foyer
Sur les chemins entre Metz et Nancy avancent des colonnes d’expulsés, leurs biens entassés sur des charrettes, les enfants vêtus de manteaux trop petits depuis des années. Ils fuient les armées en marche, les incendies, les enrôlements forcés. Beaucoup n’arriveront jamais. Dans les archives subsiste le rapport d’un curé de Toul : « Ils sont venus le soir, demandant un abri ; au matin, trois d’entre eux gisaient morts dans l’étable. Nous les avons enterrés derrière la grange, sans cloches, sans prière. »
Les femmes : porteuses invisibles du fardeau
Les hommes partis, fauchés ou enfuis, les femmes restent. Elles tiennent les familles debout, enterrent les morts, mendient du pain, cachent les dernières provisions. Dans les registres fiscaux, elles apparaissent soudain comme « chefs de ménage » – preuve muette que les hommes manquent. Pourtant leurs voix sont absentes des chroniques. Leurs histoires ne furent presque jamais écrites. Seules quelques notes marginales des prêtres, quelques rumeurs de village en village, gardent trace de leur souffrance : « La veuve Claudel a donné sa dernière chemise pour un pain. »
La froide politique : jeux de pouvoir sur des cadavres
Richelieu et Mazarin : architectes de la dépopulation
Le cardinal de Richelieu voit dans la Lorraine un obstacle – un duché qui pourrait s’opposer à la suprématie française. Son plan est glacial : « La Lorraine doit être démilitarisée, défortifiée, dépeuplée, pour ne plus jamais représenter une menace. » Il ordonne la démolition des châteaux, la destruction des villes fortifiées. La Mothe, symbole de résistance, est rasée en 1645 – non par nécessité militaire, mais comme exemple.
Mazarin poursuit cette politique. Tandis qu’à Paris on discute d’alliances et de diplomatie, en Lorraine la population meurt. La « raison d’État » justifie tout : « Un pays dépeuplé se gouverne plus aisément qu’un pays rebelle. » Les armées qui traversent la Lorraine ne sont pas seulement mercenaires, mais instruments de cette stratégie. Elles réquisitionnent, brûlent, tuent – et repartent, laissant les survivants creuser des tombes.
Les armées : une logistique de mort
La guerre de Trente Ans est le premier conflit « total » de l’époque moderne. Les armées ne vivent pas de ravitaillement, mais du pays. « Prends ce qu’il te faut. » Les soldats pillent méthodiquement. Ils prennent le grain, le bétail, les dernières réserves. Ils laissent derrière eux des granges incendiées, des puits empoisonnés, des femmes violées. « Ce n’est plus une guerre, c’est un massacre », écrit un officier suédois en 1637 dans son journal.
Les traités : du papier sur des charniers
En 1648, la paix de Westphalie est signée. Les diplomates s’enorgueillissent, l’Europe se redessine. La Lorraine ? Une note de bas de page. La France reçoit des terres, les forteresses restent détruites, la population décimée. « La paix est faite », annonce l’envoyé français – tandis que dans les villages, les survivants tentent de reconstruire sur les ruines.
L’absence de mémoire : pourquoi la Lorraine fut oubliée
Les vainqueurs écrivent l’histoire
Après 1648, la France cultive le mythe du « grand roi » Louis XIV. Les souffrances des provinces n’y ont pas place. En Allemagne, la guerre est racontée comme « catastrophe allemande » – mais la Lorraine, broyée entre deux puissances, n’a pas sa voix. Les monuments qui s’élèvent plus tard honorent les guerres du XIXe et du XXe siècle. Pour les victimes de 1636, aucune pierre.
La langue du silence
Dans les familles, le traumatisme se transmet, rarement nommé. Les petits-enfants demandent : « Pourquoi sommes-nous si peu ? » La réponse : un haussement d’épaules, un « C’étaient des temps durs. » Les chroniques s’interrompent, les registres paroissiaux ont des trous. « Certaines pages sont blanches, comme si on les avait arrachées », confie un archiviste à Nancy.
La nature comme seul mémorial
Aujourd’hui, la forêt recouvre les ruines de La Mothe. Les collines, jadis fortifiées, sont envahies de buissons. Celui qui s’y tient ne voit plus que les contours des fossés. Sous ses pas, les pierres d’anciennes maisons. « Ici se tenait une ville », dit un panneau – rien de plus.
Un appel : pourquoi nous devons nous souvenir
L’histoire de la Lorraine pendant la guerre de Trente Ans est plus qu’une tragédie régionale. C’est un avertissement : voici ce qui advient quand la politique oublie les hommes. Voici ce qui reste quand la mémoire se dissipe. Voici combien la souffrance s’enfouit vite dans les statistiques.
Des monuments qui parlent
  • Un « chemin des sans-nom » le long des anciennes routes de La Mothe, avec des panneaux rappelant les noms reconstitués des victimes.
  • Un « jardin des villages disparus » à Nancy : pour chaque village détruit, un arbre, une plaque, quelques noms préservés.
  • Une « installation sonore » dans les bois de La Mothe : les noms des morts chuchotés quand le vent passe entre les arbres.

    (Paru sur la-derniere-cartouche.com)
Éducation : combler les vides
  • Des projets scolaires pour enseigner la « catastrophe lorraine » – avec témoignages, mises en scène, excursions.
  • Un « annuaire des sans-nom » publiant les recherches sur les victimes.
  • Un mémorial numérique reliant les gravures de Callot à des cartes interactives et documents d’archives.
Politique de mémoire
  • Des excuses officielles des gouvernements français et allemand.
  • Une « Journée des villages disparus » en Lorraine.
  • Un fonds de recherche pour historiens et archéologues, afin de retrouver les traces des destructions.
Épilogue : Ce que nous devons dire aux morts
Quand nous nous tenons aujourd’hui devant les ruines de La Mothe, nous devrions d’abord nous taire. Taire, car les mots paraissent présomptueux devant ce vide. Puis dire aux morts : votre mort n’était pas sans nom. On a voulu que vous soyez effacés, que votre ville disparaisse sous l’herbe et la forêt, que même l’écho de vos noms s’éteigne dans la prière. Mais vous êtes encore là. Dans les gravures de Callot, dans les chroniques, dans les chiffres que les historiens déchiffrent, dans les forêts qui couvrent vos murs. Nous nous inclinons devant votre endurance, votre souffrance, devant le fait que, malgré la violence, vous restez partie d’une histoire qu’on ne peut pas anéantir.
Et aux vivants, il faut dire : cessez de vous accommoder du silence. L’histoire ne rend pas justice d’elle-même. Elle exige qu’on la regarde en face, même si cela fait mal. La Lorraine mérite des monuments, pas seulement pour les héros de la Résistance ou les soldats de Verdun, mais aussi pour les paysans, les enfants, les femmes du XVIIe siècle, sacrifiés parce qu’ils vivaient au mauvais endroit, au mauvais moment.
Se souvenir n’est pas du ressentiment. Se souvenir est justice. Refuser le souvenir, c’est se rendre complice d’une seconde mort – la mort dans l’oubli.
 
 
La Lorraine en flamme.. Le génocide oublié

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Reconnaissance de l'état palestinien par la France

Publié le par Jean Fred

Reconnaissance de l'état palestinien par la France

 On ne se rend pas compte, mais en reconnaissant l’état palestinien et s’il devait être établi en Cisjordanie, la France et les pays qui ont reconnu l'état palestinien, ont une lourde responsabilité au regard de l’histoire.

Il faut savoir qu’il y aurait des élections encouragées par les démocraties du monde entier, et qu’à 70 ou 75% le hamas, djihad islamique en sortira vainqueur. Aussitôt élu, le hamas fera  exécuter les chefs de l’autorité palestinienne, comme ils l’ont fait à Gaza, ne l’oublions pas et il y aura un état terroriste aux portes d’Israël qui n’a qu’un désir, qu’une envie, détruire Israël et de rayer de la carte, les juifs. Ca c’est ce qui pend au nez des juifs, si Israël n’était pas en mesure de se défendre.

Rappelons-nous de la phrase « From the Jourdain to the sea », du Jourdain à la mer….

Cette phrase qui est tellement lourde non pas de conséquence, mais de l’idée même de ce qu’est le hamas palestinien. Cette phrase qui est citée par bon nombre de députés lfi, chez nous en France, et qui ne savent pas ce qu’elle signifie comme Mathilde Panot à qui on a demandé justement la signification et qui n’a pas su répondre. Ne sachant pas que cette phrase voulait tout simplement dire : La destruction totale d’Israël de la façon la plus barbare possible, tuant ainsi enfants femmes et hommes, vieillards et handicapés, absolument tous les juifs. Ca serait alors un second abandon de la terre juive de Palestine à la barbarie qui s’y installerait. Voilà ce que signifie « From Jourdain to the sea ». Fort heureusement, cela n’arrivera pas puisque Israël est beaucoup trop puissant pour que cela puisse se produire

#france #Macron #hamas #terrorisme #Israel #Palestine #guerre #paix 

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Et si Israël n'existait plus?

Publié le par Jean Fred

Et si Israël n'existait plus?

C'est une curieuse idée que d'imaginer qu'Israel puisse disparaître et surtout, de quelle façon. Et pourtant il suffirait d'un peu d'imagination. En fait se cacher derrière la disparition d'Israël une autre question. Qu'adviendrait il de la cause palestinienne. 

En voilà une question qu'elle est intéressante.  Je vous avoue que ce petit article, m'a été inspiré par une tribune de Valérie Grumelin qui s'intitule "l'hypothèse impensable si Israël disparaît".... Ceci dit, 

si on imagine donc que l'état juif comme on l'appelle, je dirais plutôt vulgairement, disparaissait que se passerait il au niveau international? Comme je le disais plus haut, comment disparaîtrait il? Une hypothèse, la fuite. Ca ne serait pas la première fois que les juifs auraient été poussé à fuir, pour ne pas mourir. Fuir peut être également le suicide. Bon nombre de juifs dans des temps fort reculés, ont préféré mourir en se suicidant plutôt que d'être asservit. Mais ce n'est pas le propos. 

Donc les juifs fuient, et la terre d'Israël revient donc à ceux qui les auront fait fuir, à savoir les palestiniens aidés de la communauté internationale. j'ai envie de dire à ce moment, qu'il s'agit d'une fable! 

accablés par l’isolement diplomatique, les guerres sans fin, la lassitude de l’opinion mondiale et le poids des deuils, les Israéliens décidaient un jour de partir ?

Non pas de céder un territoire dans une négociation, mais d’abandonner tout aussi bien les villes, que les champs, les universités, les ports, les infrastructures, les maisons.

Un exode volontaire, radical, précédé d’une démolition systématique et ne rien laisser à ceux qui, depuis un siècle, ont juré que ce pays n’avait pas le droit d’exister.

Imaginons cet instant de vide Israël n’existe plus. Les frontières s’effacent, la knesset se tait, les voix des enfants cessent dans les cours d’école.
Un monde se serait effondré. Le champ de ruines alors miroir des contradictions arabes.

Alors face à cet énième exode, que se passera t'il? 

L’Égypte s’inquiéterait pour le Sinaï. La Jordanie, fragile, craindrait une nouvelle vague de réfugiés. L’Iran chercherait à transformer Gaza et Jérusalem en postes avancés de son empire idéologique. les financiers du hamas et du hezbollah, comme l'Iran, le Qatar ou les sympathisants comme la Turquie s'affronteraient pour imposer leur tutelle. Mais surtout, les palestiniens eux mêmes s'entre-déchireraient. le Fatah, le Hamas, le Jihad islamique, et d’autres factions encore se disputant enfin l'héritage d'une terre libérée. Chacun voulant en être l'unique maître. chacun revendiquant le droit d’incarner la victoire sur le sionisme. Seulement les armes ne se tairaient pas, c'est uniquement la cible qui aura changé, car l'ennemi aurait disparu, plus de juifs. Resteraient les haines internes, les rivalités de pouvoir, les fractures tribales, idéologiques et religieuses.
Ce lopin de terre, si convoité parce qu’il résistait, deviendrait un champ de batailles sans fin.
La « libération » se changerait en chaos.

Ia fin d'Israël signerait la fin de la cause palestinienne.  

Sans Israël, plus de prétexte, plus de levier, plus de rente.
La cause palestinienne, vidée de son adversaire, se retrouverait face à elle-même et qui n'engenderait plus de rentes, plus de dons, plus de haschtag. 

Si Israël disparaissait, le Moyen-Orient ne serait pas apaisé, il plongerait dans une guerre de tous contre tous.
Si Israël rasait ses cités, ce serait le triomphe de la haine et la négation de son histoire.


Mais si Israël persiste, même isolé, il demeure une leçon pour l’humanité : celle d’un peuple qui a choisi de vivre libre, ni suicidé, ni soumis, mais porteur d’une espérance plus grande que lui.

 

 

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The Dinah Project

Publié le par Jean Fred

il a fallu du temps pour que le "project Dinah" sorte. Parce que pour l'élaborer il a fallu recouper, regrouper des tonnes de témoignages et visionner des heures et des heures d'horreur.

Qu'est ce que le project Dinah? C'est le rapport qui est sorti après les attaques du 7 octobre 2023 où 1200 innocents furent mutilés, assassinés et barbarisés (le mot n'existe pas mais je l'emploie à bon escient). il est axé sur le fait que le viol barbare fut une des armes de guerre massive, perpétrée sur toutes les petites filles, jeunes filles et femmes qui furent assassinées ou prisent en otage par le hamas palestiniens. Ce rapport a été traduit en français et fort de savoir de quoi je parlais, je l'ai lu. je vais donc mettre le lien ici et si si vous êtes curieux-ses, si vous voulez connaître la vérité, si vous êtes relativement bien accrochés, alors vous pourrez cliquer sur le lien..

je préviens encore une fois, c'est terriblement dur.....

The Dinah Project

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Holocaustes

Publié le par Jean Fred

Holocaustes

Extrait du livre de Gilles Kepel - Holocaustes. Israël, Gaza et la guerre contre l'occident.

 

Deux holocaustes incarnent la malédiction de la Terre sainte depuis l’automne 2023 : La razzia pogromiste du hamas, le 7 octobre, où ont été massacrés, violés, mutilés 1140 israéliennes et israéliens, des nourrissons aux vieillards, et l’hécatombe de Gaza, provoquée par les bombardements et les opérations au sol de l’armée de l’Etat juif, où ont péri près de 25000 personnes, pendant les cent premiers jours de l’offensive.

Au sens premier, holocauste désigne un sacrifice religieux au cours duquel la victime est entièrement consumée par le feu. Par extension, il signifie tout sacrifice, puis figure la victime elle-même. Dans l’usage moderne du mot, il veut dire « anéantissement », qualifiant en particulier, après la seconde guerre mondiale, les massacres systématiques de juifs effectués notamment dans les camps de concentration nazis et s’achevant dans les fours crématoires, ou abattus par balles. En ce dernier sens, le nom hébraïque Shoah (anéantissement) s’est graduellement substitué à celui d’Holocauste, pour marquer la singularité d’un phénomène exceptionnel par son horreur et son ampleur. Le mot « génocide », en revanche, a potentiellement un spectre universel. Ce néologisme créé en 1943, a fait l’objet d’appropriations et de dénégations à caractère politique. Il a été appliqué à diverses catégories de groupes humains, selon des conditions qu’examine ce propos, dans le contexte précédant le 7 octobre.

Holocaustes, au pluriel, est à prendre au sens propre des sacrifices de victimes en masse, que musulmans palestiniens et juifs israéliens se sont mutuellement infligés durant un processus spécifique qui s’est déroulé en automne 2023. Ces atrocités adviennent trois-quarts de siècle après la fin de la seconde guerre mondiale, au moment où les équilibres du monde sont en train de basculer de manière décisive, en termes démographiques et économiques. Ce grand chamboulement s’est accompagné d’une offensive contre les pays occidentaux qui contrôlent les principaux leviers internationaux. Ils sont désignés désormais comme « nord » par leurs adversaires d’un improbable « Sud Global », qui substituerait au vieil affrontement entre l’Ouest et l’Est, l’OTAN et le pacte de Varsovie, en compétition pour la domination sur le tiers-monde d’alors, un nouvel antagonisme. Le Nord qui s’y verrait isolé, et le Sud dont le leadership serait symbolisé, au 1er janvier 2024, par l’alliance ad hoc des dix états BRICS+, parmi lesquels, la Chine et la Russie.

Or, le conflit israélo-palestinien matérialise et exacerbe, en cet automne, le clivage entre ces deux ensembles, Israël étant identifié au Nord et la Palestine au sud, avec d’autant plus d’acuité que leurs frontières sont floues et que certains entrepreneurs politiques souhaitent galvaniser celles-ci dans une dynamique agressive. C’est ainsi que l’Afrique du Sud, tête de pont du Sud, a déposé une plainte pour « génocide » contre Israël le 29 décembre 2023 devant la cour internationale de justice. En télescopant 1947 et 2023, la création de l’Etat hébreu par l’ONU comme refuge pour les juifs après le nazisme, et l’hécatombe de Gaza, pour délégitimer l’existence même d’Israël. Pretoria s’efforce de substituer la mémoire de la lutte anticoloniale, symbolisée par le combat contre l’apartheid, à celle de la bataille contre l’antisémitisme hitlérien.

Les acteurs de la tragédie, que cristallise l’affrontement sur la Terre sainte des religions abrahamiques, s’expriment en des termes qui mêlent théologie et politique. A l’islamisme radical du hamas sunnite comme de ses alliés et mentors chiites de l’axe de la résistance à l’entité sioniste, chapeauté par Téhéran s’opposent les messianistes et suprématistes juifs qui contrôlent l’agenda du gouvernement de Netanyahou, dans un semblable fanatisme s’enivrant de l’holocauste de ses victimes respectives. C’est dans leur sang que s’écrit l’histoire. En ce début du troisième millénaire chrétien, la double razzia bénie de Ben Laden contre New York et Washington le 11 septembre 2001 avait déjà tenté de lui substituer un millenium islamiste. La razzia pogromiste du hamas le 7 octobre 2023 en renvoie l’écho deux décennies plus tard.

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L'hypocrisie de l'occident

Publié le par Jean Fred

Après les frappes d'Israël sur Doha au Qatar, la réaction internationale a été aussi rapide que prévisible. En quelques heures, les condamnations se sont enchaînées: "Escalade imprudente", "violation flagrante de la souveraineté", "menace pour la stabilité régionale". Macron, solennel, a jugé l'attaque "inacceptable, quelles qu'en soient les raisons", et a affirmé sa solidarité avec le Qatar et son émir, Cheikh Tamim Al Thani, rappelant qu'en aucun cas la guerre ne doit s'étendre à l'ensemble de la région. A Londres, Keir Starmer s'est empressé de dénoncer sur X "une violation de la souveraineté du Qatar". 

Un choeur d'indignation, rodé, presque automatique. Et pourtant, derrière ce vacarme, un fait essentiel demeure absent: Depuis plus d'une décennie, le Qatar est le parrain et le sanctuaire du Hamas. Les hommes visés par Israël à Doha n'étaient pas des fonctionnaires secondaires. ils constituaient le coeur dirigeant de l'organisation, ceux qui ont planifié et financé le pogrom du 7 octobre, tout en diffusant leur propagande depuis des suites luxueuses d'hôtels protégés par un émirat allié des Etats Unis.

Que Doha ait servi de refuge au Hamas n'a jamais été un secret. C'était une politique assumée, et tolérée.

Petit territoire, à peine plus grande que l'Île de France, moins peuplé que Paris, le Qatar n'a pas construit sa puissance par la force militaire. Ses dirigeants ont inventé uen autre architecture, celle de la contradiction institutionnalisée. 

L'Emirat est devenu maître dans l'art du grand écart. D'un côté, il a offert aux américains la base d'Al Udeid, la plus vaste base militaire des Etats Unis au Moyen Orient, pivot de leurs opérations régionales. De l'autre, il s'est enraciné dans l'écosystème islamiste: financement des Frères musulmans, refuge offert aux envoyés talibans, soutien généreux du hamas. il a ajouté à cette équation une arme redoutable, les médias. Avec Al Jazeera et son prolongement numérique AJ+  Doha a exporté son ambiguïté dans les salons et sur les écrans du monde entier. Derrière un vernis moderne, parfois même progressiste, ces plateformes ont normalisé le récit islamique, diabolisé Israël, amplifié chaque gief contre l'Occident, tout en présentant le Qatar comme un médiateur moderne et incontournable. 

Ce double rôle n'était pas une anomalie. il était le système. Washington avait besoin de la base. L'Europe voulait le gaz et les milliards. Même Israël s'appuyait sur Doha pour financer Gaza et négocier des trêves. L'arrangement était immoral, mais pratique: la terreur gérée, jamais éradiquée. La guerre contenue, jamais terminée.

Et Doha ne s'est pas contenté de jouer ce jeu dans la région. Il a exporté son influence jusque dans nos capitales. En France, des milliards ont irrigué les institutions culturelles, les universités, les réseaux sportifs et politiques. Le PSG est devenu son plus bel outil de communication, un maillot transformé en emblème de respectabilité. Dans l'ombre, Qatar Charity finançait mosquées, associations et établissements scolaires liés aux Frères Musulmans.

En mai ernier, le ministre de l'intérieur publiait un rapport sur les frères musulmans. On y lisait l'existence de 139 lieux de culte affiliés, de centaines d'associations et de plusieurs dizaines d'écoles, connectés par des financements étrangers, en particulier, qataris. Le lycée Averroès à Lille, longtemps soutenu par Qatar Charity, en est l'exemple emblématique. L'association des musulmans d'Alsace, un autre. Preuve que Doha agit ici, au coeur de nontre République.

En Grande Bretagne, l'opération de légitimation fu tencore plus spectaculaire. les Al-Thani possèdent Harrods, 95% de la tour The Shard, des parts de Canary Wharf, un quart de Mayfair, près de 20% de l'aéroport de Heathrow. Selon certaines estimations, ils possèdent davantage de Londres que la Couronne elle-même. Le Slyline de la capitale britanique est devenu un monument au soft power qatari, des tours de verre qui masquent les ombres derrière leur éclat. 

le pacte était clair: le luxe pour nous, l'impunité peur eux.

le 7 octobre a pulvérisé cette illusion. Le massacre du hamas a rappelé le prix de cette gestion cynique de la terreur. La frappe israélienne à Doha est venue dire que les sanctuaires n'existent plus. Nulle part! Mais la réaction a révélé moins la détermination d'Israël que la confusion morale de l'occident. 

Lorsque les forces spéciales américaines ont franchi la frontière pakistanaise pour éliminer Oussame Ben Laden à Abbottabad en 2011, ce fut célébré comme justice. Barack Obama fut salué en héros. Quand la France traquait les chefs djihadistes au Sahel, franchissant les frontières du Ali, du Niger ou du Tchad, elle fut louée pour avoir progégé ses citoyens. la souveraineté, alors pliait devant l'exigence supérieure de sécurité.  Mais quand Israël applique le même principe en visant les commanditaires du 7 octobre à Doha, l'indignation devient unanime. Soudain la souveraineté redevient sacrée. Soudain le droit exige la retenue. 

Le principe, lui n'a pas changé. L'article 51 de la Charte des Nations Unis consacre le droit de légitime défense. Un état qui héberge des terroristes abdique sa prétention à une souveraineté intouchable. Ce qui a changé, c'est notre volonté de l'appliquer avec constance. 

C'est l'hypocrisie qui se déguise en principe. 

L'indignation française, en particulier, est difficile à avaler. Macron fut catégorique: "c'est inacceptable, quelles qu'en soient les raisons". Mais la France n'a jamais hésité à frapper au delà de ses frontières lorsque ses citoyens étaient menacés. Pendant une décennie, ses avions ont traqué les émirs du djihad au Sahel, au mépris des souverainetés locales impuissantes ou complaisantes. 

Et la France ne peut pas non plus plaider l'ignorance. le rapport du ministère de l'intérieur a exposé noir sur blanc les réseaux d'influence islamistes sur son sol, nombre d'entre eux financés par Doha. Paris sait que le Qatar n'est pas un médiateur neutre. Elle sait que son argent ne paie pas seulement les footballeurs, mais des idées, des institutions, des fidélités. Et pourtant, le silence. Mieux vaut condamner Israël que regarder en face la vérité dérangeante. Le parrain du hamas est aussi notre partenaire. 

Voilà pourquoi la frappe à Doha compte. Elle n'est pas seulement l'affaire d'ISraël, elle est nôtre. Elle interroge notre capacité à affronter la duplicité dont Doha est le nom. Depuis trop longtemps, nous avons laissé le Qatar jouer sur les deux tableaux: allié policé et parrain islamiste, investisseur occidental et financier de la terreur. 

Et pourtant, le Qatar n'est pas condamné à ce double jeu. il pourrait faire un choix. Cesser d'être l'incendiaire et le pompier à la fois. Se détacher du hamas et des frères musulmans, assumer les responsabilités que suppose la souveraineté.  Mais Doah ne choisira pas tant que nous continuerons à lui offrir deux vies. Washington doit cesser de croire qu'une base militaire vaut absolution éternelle. Londres et Paris doivent cesser de confondre tours de verre et légitimité morale. Et la France, surtout, doit prendre au sérieux son propre rapport à l'islamisme. Traiter les financements qataris comme une menace pour la sécurité nationale, non comme une gêne diplomatique. 

En ce sens, Israël a rendu un service paradoxal à l'Occident. En brisant un tabou que d'autres préféaient maintenir, Jérusalem a imposé une confrontation que nous différions depuis des années. Si le Qatar doit changer, c'est à nous de l'y contraindre, par la clarté, par la fermeté, en refusant de lui laisser une double vie. 

Ce n'a jamais été seulement l'histoire d'Israël. C'est la nôtre. Celles de nos normes, de notre cohérence, et de notre capacité à exiger qu'un allié revendiqué se comporte comme tel. L'occident a trop longtemps dorloté le Qatar. la frappe israélienne rend cette complaisance plus difficile à prolonger. 

Ce texte ô combien sensé et si clair est de Simone Rodanbenzaquen. 

 

L'hypocrisie de l'occident

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hoé hoé matelot !!!

Publié le par Jean Fred

ça pourrait être risible, j'ai bien dit "ça pourrait"..... l'aide humanitaire sur le bateau ne pourrait servir que pour un brunch... si, ça c'est très drôle...  

https://www.facebook.com/reel/776069572026736

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