Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La fin du grand mensonge ?

Publié le par Jean Fred

Palestine " nous combattons les juifs, pas le sionisme" ...Ahed tamini

 

Le 8 octobre au matin, alors que des milliers de roquettes s’abattaient encore sur Israël et que 250 otages – enfants, femmes et hommes, vieillards et bébés – étaient enfouis dans les tunnels de la mort, le hamas et ses relais exigeaient déjà un « cessez-le-feu » et parlaient de « génocide ». En un temps record, une partie des grandes agences et rédactions a relayé la propagande de guerre du hamas : Eléments de langage copiés-collés, images sans contexte, statistiques invérifiables transformées en « faits ».

La stratégie est classique et cynique ; Inversion accusatoire. Le 7 octobre, ce n’est plus l’attaque du hamas, depuis 1948, c’est Israël le « génocidaire » - colonisateur, apartheid etc.. Objectif : Isoler l’état juif, criminaliser sa légitime défense, l’illégalisme à terme est enclenché.

Derrière cette campagne mondiale, la plus massive depuis l’ère nazie, on retrouve les réseaux fréristes et leurs alliés, implantés partout : dans les instances judiciaires et médiatiques.  Un pilotage en étoile qui rayonne depuis Doha, mais aussi via des relais à Riyad, Le Caire, Amman, Téhéran et Ankara… tous achetés à l’immunité politique par des années d’influence, de financements et d’accès aux cénacles internationaux. Résultat : le narratif précède les faits et la morale sert de couverture à la réalpolitik.

Le 7 octobre disparaît des radars. Les otages deviennent une monnaie pour arrêter la guerre, donc la responsabilité d’Israël.  Le hamas est blanchi par le langage « résistance », « défense », quand Israël est réduit au rôle de coupable unique ; « génocide », « famine », Slogans martelés, preuves ignorées. La propagande n’a plus besoin d’armes, elle a la respectabilité.

La France d’Emmanuel Macron ose parler « d’indignité » à Gaza tout en oubliant que la cause qu’elle blanchit a massacré 50 de ses ressortissants juifs, oui des français. Elle prépare à l’ONU la reconnaissance d’un « Etat Palestinien », comme si l’on pouvait récompenser, par la diplomatie, le plus grand massacre antisémite depuis la Shoah.

On n’ « équilibre » pas l’histoire en sanctionnant l’unique Etat juif pour avoir résisté à une invasion génocidaire. On officialise un mensonge dont les premières victimes seront, encore, les juifs de France, et les suivantes, toutes les démocraties.

On ne fabrique pas un Etat contre un autre. On ne reconnaît pas une entité dont les chartes, manuels et télévisions prêchent l’effacement d’Israël.

Aurait-on reconnu un état nazi après la Shoah ? Non !!  Parce que l’on ne légitime pas une idéologie d’extermination.

Tout le reste n’est qu’un chèque en blanc pour la prochaine boucherie….

Simon Weinberg.

x.com/sImonweinberg  -   @simonweinbergoff   -  youtu.fr/SubB7aJp3VI?si=yfpjHS5ZXeMx

 

Voir les commentaires

Peut-on survivre à la guillotine? Article paru dans Slate France

Publié le par Jean Fred

Peut-on survivre à la guillotine?  Article paru dans Slate France

C'est un débat qui a agité la communauté de médecins et de chercheurs depuis 1793: les personnes décapitées sont-elles encore conscientes après avoir perdu la tête?

«Quand la tête de Charlotte Corday fut tombée sous le fatal couteau, l'exécuteur, la montrant au peuple, osa lui appliquer deux soufflets. Les joues se couvrirent d'une rougeur qui frappa tous les regards.» Cette observation, rapportée par un témoin de l'exécution, le 17 juillet 1793 sur la place de la Concorde (Paris), a glacé le sang des spectateurs. Habituellement, les joues des cadavres ne rougissent pas. Pourtant, celles de la meurtrière de Jean-Paul Marat l'ont fait. Serait-ce la manifestation d'une forme de colère, de douleur ou de honte? Autrement dit, la marque d'une lucidité?

À la fin du XVIIIe siècle, les scientifiques sont convaincus que le cerveau est le siège de la pensée et de l'âme. Rien de surprenant, plaident-ils, à ce que les têtes séparées du tronc puissent encore manifester brièvement une activité cognitive. Plusieurs observations macabres vont dans ce sens: clins d'œil, spasmes faciaux, grimaces post-mortem… La Terreur révolutionnaire donne à voir par milliers les horribles rictus qui tordent les visages des «raccourcis». On raconte même que deux députés rivaux, condamnés coup sur coup, auraient poursuivi leur prise de tête dans les paniers de la guillotine, l'un des décapités ayant mordu la tête de l'autre!

Bien entendu, il se trouve quelques savants pour battre en brèche ces conclusions hâtives. À les entendre, les contractions du visage et autres convulsions post-mortem ne seraient que des réflexes nerveux, non l'expression d'une forme de conscience. «Pourquoi en effet confondre la sensibilité morale et la douleur avec l'irritabilité des fibres et la sensibilité purement mécanique?», s'indigne le médecin et député René-Georges Gastellier en 1796.

Une idée derrière la tête

Si le débat est aussi virulent, c'est parce que la guillotine avait initialement été introduite pour assurer une mort «douce» et indolore aux suppliciés. «Avec ma machine, je vous fais sauter la tête en un clin d'œil et vous ne souffrez point. Le supplice que j'ai inventé est si doux qu'on ne saurait que dire si on ne s'attendait pas à en mourir et qu'on croirait n'avoir senti sur le cou qu'une légère fraîcheur», assurait le docteur Joseph-Ignace Guillotin en 1789.

Or, les signaux d'une conscience post-décapitation contredisent l'efficacité du «rasoir national»: ils indiquent plutôt une terrible et muette agonie… Après tout, on voit bien des poules ou des serpents continuer à se mouvoir après leur décapitation! «Quelle situation plus horrible que celle d'avoir la perception de son exécution et à la suite l'arrière-pensée de son supplice», commente, amer, le médecin et chirurgien Jean-Joseph Sue (père d'Eugène Sue), en 1797.

Incapables de trancher, les scientifiques multiplient les expériences sur les têtes orphelines, les stimulant de diverses manières afin de déterminer si elles conservent un semblant de vie consciente. «Deux têtes coupées ayant été exposées aux rayons du soleil, les paupières qu'on avait soulevées se refermèrent avec une vivacité brusque», rapporte une anecdote de couloir du laboratoire du docteur Séguret. Le débat n'étant toujours pas résolu à la fin du XVIIIe siècle, les chercheurs redoublent d'inventivité, utilisant les nombreuses têtes moissonnées par les bourreaux afin de percer cet étrange mystère.

Peut-on survivre à la guillotine?  Article paru dans Slate France

Voir les commentaires

Lutter contre le totalitarisme.. comprendre la pensée d'Hannah Arendt

Publié le par Jean Fred

Sommes-nous revenus aux années 1930 ? Pour le savoir (re)plongeons-nous dans la pensée d’Hannah Arendt, la philosophe qui a décortiqué les régimes totalitaires, car si elle nous permet de comprendre comment s'est arrivé, elle nous donne aussi des clés pour éviter que ça ne se reproduise.

L'histoire d'Hannah Arendt est d'abord celle de sa survie. En tant que juive allemande elle a dû fuir une première fois l’Allemagne en 1933, à l'arrivée d'Hitler au pouvoir et une deuxième fois la France en 1940. C'est peut-être pour ça qu'elle consacre sa vie à comprendre, à analyser, à décortiquer les régimes totalitaires. Et ce qu’affirme Arendt dans son ouvrage le plus célèbre Les origines du totalitarisme (1951) c'est que le totalitarisme n'est pas une forme exacerbée de dictature.

Les spécificités du totalitarisme

S’il y a des éléments commun aux deux régimes comme la puissance absolue d’un chef, l’endoctrinement, le climat de défiance paranoïaque
ou encore la suppression des libertés fondamentales, il y a en revanche deux leviers qui sont spécifiques au totalitarisme. 

Premièrement le complot, comme l'invocation par les nazis d'une conspiration juive mondiale et deuxiemement, la terreur.

"Le second levier consiste en une terreur sans fin. Pour Arendt, elle est l'essence même de ces régimes, car ils ne se contentent pas de détruire les adversaires politiques. Elle englobe ensuite, dans la catégorie de suspects ou d'ennemis objectifs, la population toute entière, chacun devenant en quelque sorte l'espion ou l'agent provocateur de n'importe qui.
Sylvie Granotier dans Arendt, la courageuse

Et c’est là que le totalitarisme est très spécifique, il ne se contente pas de contrôler les institutions : il cherche à s’emparer de la société, y compris des pensées et des croyances des individus.

Et c’est justement dans ce contrôle des individus que surgit un concept élaboré par Arendt - et qui a été critiqué car il minimiserait la responsabilité individuelle - c'est celui de "banalité du mal".

La banalité du mal ou la deresponsabilisation des individus

En 1961 à Jérusalem, Hannah Arendt assiste au procès d’Adolf Eichmann, un haut fonctionnaire nazi, impliqué dans la déportation massive des juifs. Pour elle, cet homme n’est ni un psychopathe sadique ni un monstre fanatique, mais plutôt le parfait exemple de ce que produit le totalitarisme et notamment la bureaucratie : c'est la la déresponsabilisation des individus.

Un individu normal, banal, qui ne fait qu'obéir aux ordres."On n'a pas besoin de personnalités exceptionnelles pour commettre le mal. En revanche, on a besoin de certaines situations. Et ce qu'elle dit d'Eichmann, ce qu'elle lui reproche, mis à part le fait qu'il a été l'un des grands acteurs de l'extermination des juifs, c'est finalement qu'il a refusé de penser."

Le rôle du travail dans la pensée totalitaire

De là, Arendt tire toute une réflexion sur le travail puisque Adolf Eichmann s’est défendu en disant qu’il "ne faisait que son travail". Et comme le précise Perrine Simon-Naoum : "ce contre quoi elle nous met en garde dans le phénomène travail, c'est la manière dont il produit une déshumanisation".

Pour comprendre ça, il faut déjà expliquer que pour Arendt il existe une distinction entre :

  1. Le travail : l’activité utilitaire répétitive que nous faisons pour gagner de quoi vivre.
  2. L’oeuvre : ce qui perdure, ce qui nous survit que ce soit un bâtiment, une pensée philosophique, une table ou de l’art.
  3. L’action : ce qui permet à l’humain de s’élever. C’est l’action qui est au cœur de la politique et de la liberté

    Arendt critique notre époque moderne dans laquelle l'œuvre et l’action sont négligées, ce qui conduit à l’aliénation du travail.
    L’humain, réduit à sa fonction de travailleur, devient un "animal laborans" ce qui rend possible la déshumanisation dont elle parle. C’est donc pour ça que ses travaux lient le travail au totalitarisme.

    "Il est dans la nature même du gouvernement totalitaire, (...) de transformer les hommes en fonctionnaires, en simples rouages de la machine administrative et, ainsi, de les déshumaniser." Extrait d'Eichmann à Jérusalem (1963)

    La liberté c'est l'action

    Alors comment lutter contre cette aliénation ? Pour Arendt cela passe par l’action, l’activité la plus élevée de l'être humain. L’action permet donc aux individus de se dévoiler aux autres et de les découvrir, d’interagir avec eux et donc de faire un monde commun. C’est donc l’essence même de la politique

    Arendt ne s’arrête pas là, car pour elle c’est aussi l’action qui rend libre, comme elle l'écrit dans La condition de l'homme moderne (1958) : "Être libre et agir ne font qu’un. "

    Et pour Arendt la véritable liberté provient de l’action politique collective. Elle critique d’ailleurs ceux qui réduisent la liberté à une affaire individuelle qui se définirait simplement par l’absence de contrainte. Au contraire, Arendt insiste sur le caractère collectif de la liberté et nous met en garde dans Les Origines du totalitarisme (1951) : "Le but du totalitarisme n'est pas seulement de supprimer les opposants politiques, mais aussi d'isoler les individus les uns des autres et d’effacer toute forme d'organisation sociale ou de solidarité."

    Donc d'après Hannah Arendt, pour lutter contre les régimes totalitaires le mieux ça reste donc de penser, débattre, et de s’engager collectivement.

  4. Source France Info

Lutter contre le totalitarisme.. comprendre la pensée d'Hannah Arendt

Voir les commentaires

Sans les juifs

Publié le par Simone Roden

Janvier 2015, la France enterre ses morts. Les corps du supermarché de la porte de Vincennes viennent à peine de quitter l’Institut médico-légal. Les gerbes de fleurs s’amoncellent devant l’Hyper casher, les bougies se consument dans le vent glacé. Le 11 janvier, à la tribune de l’assemblée nationale, Manuel Vals prononce la phrase qui fera le tour du monde : « La France sans ses juifs, ne serait plus la France. » Dans les synagogues, certains hochent la tête, d’autres essuient leurs lunettes embuées. Beaucoup veulent croire que ces mots résonnent au-delà, veulent croire à ce sursaut républicain, à la possibilité d’un retour à la maison, à la promesse originelle.

Dix ans plus tard, ces mots me reviennent constamment comme un écho étouffé par le tumulte des foules, les chants vengeurs, les insultes hurlées dans les manifestations. Les visages des otages ont disparu des murs. Les noms des enfants massacrés le 7 octobre ne sont plus prononcés.

Nous avons changé d’époque. Ce n’est plus la veille d’une grande mobilisation républicaine, mais à l’aube grise d’un lent départ, visible ou invisible. La prophétie de Vals n’est plus une mise en garde, c’est peut être un constat.

En 2014-2015,  nous pensions que l’antisémitisme était une marée qu’on pouvait repousser. Il y avait eu « Jour de colère », ces cortèges où l’on criait « Juifs, la France n’est pas à vous ». Des synagogues attaquées, des enfants tués à Toulouse, un musée visé à Bruxelles. Mais tout cela semblait pouvoir être endigué par un sursaut politique et moral.  On savait qu’il y avait de l’antisémitisme en France, fort et violent, mais on savait aussi que la Francec n’était pas antisémite. La république avait encore des réflexes.

Dans les salons parisiens, on répétait que c’était une crise passagère, attisée par la guerre à Gaza ou par la montée de l’islamisme, et que la France, après tout, avait connu pire. On citait la libération de 1944, la Résistance, l’émancipation de 1791. L’histoire, croyait on, nous protégeait.

J’y croyais aussi. Fille de réfugiés roumains, née en Allemagne, je m’étais installée en France avec l’idée que l’Europe restait le grand projet libéral des siècles passés, un continent façonné par ses juifs et capable d’embrasser leur particularisme dans un universalisme généreux. Je pensais que malgré tout, malgré les promesses reniées, l’histoire n’était pas une boucle mais une ligne ascendante.

Nous ne savions pas encore que la vague n’était pas une poussée conjoncturelle, mais la première lame d’une marée qui ne refluerait peut-être plus.

Il a suffit d’une génération pour que l’antisémitisme, que l’on croyait relégué aux marges, s’installe au cœur des sociétés européennes. Ce qui, en 2014, semblait une poussée ponctuelle est devenue une condition permanente. Les slogans entendus dans les rues de Paris en octobre 2023 –« From the river to the sea », « Israël génocide », ne sont pas des éclats de colère : Ce sont des leitmotivs, appris par cœur, répétés chaque semaine, diffusés sur les réseaux sociaux, dans les conversations.

La haine a changé d’échelle et de nature. Elle ne se cache plus dans les interstices. Elle siège dans les institutions. Elle parle sur les plateaux de télévision, enseigne à l’université, obtient des subventions au nom de la lutte contre le racisme. Elle s’abrite derrière les ONG, les collectifs, les hashtags, les colloques universitaires où le mot « sionisme » tient lieu d’insulte définitive et où les juifs, ainsi que tous ceux qui les défendent, deviennent des « soutiens au génocide ».

Depuis 2015, un basculement nouveau s’est produit, de la violence ouverte, spectaculaire, on est passé à la discrimination assumée. Ici, un restaurant qui refuse de servir un israélien. Là, un hôtel qui annule une réservation en découvrant un passeport israélien. Ailleurs, un festival qui déprogramme un film sur le / octobre. Cette mise à l’écart, plus insidieuse, plus « respectable » en apparence, ronge le lien civique jusqu’à l’os.

Les juifs changent de nom sur leurs applications Uber ou Deliveroo. Des mères retirent leurs enfants de l’école publique. Des israéliens se demandent s’il est encore possible de voyager. C’est une exclusion non par la violence de masse, mais par la normalisation du soupçon et de la discrimination.

De l’autre côté de l’Atlantique, longtemps, nous avons regardé l’Amérique comme un refuge moral. Ses campus bruissaient de la promesse d’un American Dream, ses institutions célébraient la diversité, son peuple et sa classe politique affichaient un soutien quasi consensuel à Israël. Cette image appartient au passé.

Depuis quelques années, et surtout depuis le 7 octobre, les universités américaines sont devenues des laboratoires d’hostilité assumée. Sur les pelouses impeccables de Harvard ou Columbia, des tentes s’alignent comme dans un campement de siège, des mégaphones hurlent des slogans qui, il y a dix ans, auraient conduit à des exclusions immédiates. Des étudiants juifs sont sommés de quitter la bibliothèque, bousculés à l’entrée d’un amphithéâtre, insultés dans les couloirs. Des professeurs parlent de « résistance légitime » à propos du massacre de familles entières.

Le vernis protecteur s’est fissuré. Au congrès, des élus reprennent sans détour des tropes séculaires. « Lobby juif », « argent de l’influence », sans que leur carrière en souffre vraiment. A New York, un candidat est célébré comme l’icône du progressisme branché alors qu’il cautionne le slogan « globaliser l’intifada », soutient le boycott d’Israël et s’affiche avec des réseaux islamistes. Avec Trump revenu à la maison blanche, des mesures concrètes sont prises, dans les universités, contre le harcèlement des étudiants juifs, sur le plan stratégique, avec le soutien militaire accru à Israël. Mais les méthodes sont si abruptes, si offensives, qu’elles interrogent et parfois même, répugnent ceux qui, sur le fond, pourraient y souscrire.

Le balancier est immédiat ; tout ce qui est associé à Trump devient par réflexe, suspect. Afficher son soutien à Israël ou se dire sioniste devient, pour certains milieux progressistes, un marqueur politique aussi clivant qu’un slogan de campagne républicain. Par simple opposition à Trump, on bascule alors vers un anti-israélisme, voir un antisémitisme, de posture.  Et plus les camps s’affrontent ainsi, plus ils finissent par se ressembler, à la manière d’un fer à cheval. A gauche Rashida Tlaib, Lihan Omar et à droite, Candace owens, Tucker Carlson. Des univers idéologiques différents, mais qui convergent dans la défiance envers les institutions démocratiques et dans une vision hostile, caricaturale, de l’histoire juive et d’Israël.

Depuis sa création, Israël a tenu lieu de refuge, d’espoir et de digue. On savait que, contrairement aux années 1930, on pouvait quitter Paris, Londres ou Bruxelles, et trouver Tel-Aviv, Haïfa, Jérusalem. On pouvait tout perdre, sauf cette certitude ; il y aurait toujours un endroit où un juif serait chez lui.

Le 7 octobre a fissuré cette certitude. Au sud, le hamas et au nord le hezbollah, à l’est les milices pro-iraniennes et en mer, les houthis. Un encerclement pensé depuis des années, rendu visible par la guerre. Mais le plus grand danger est peut-être à l’intérieur. La déchirure possible entre ceux qui veulent un Israël fort à tout prix et ceux qui veulent qu’il reste fidèle à sa double promesse, être à la fois juif et démocratique.

Et pourtant, Israël n’est pas un pays comme les autres. Il est une idée politique unique, née à la fois du gouffre et de l’espérance, symbole de survie et d’auto-émancipation. L’histoire juive est une succession de départs ; Tolède, Vienne, Varsovie, Casablanca…..Toujours, il y avait un ailleurs ; Amsterdam après l’Espagne, New York après l’Europe, Israel après la Shoah.

Mais une idée inavouable m’obsède depuis le 7 octobre ; que se passe t’il si pour la première fois depuis deux mille ans, il n’y a plus d’ailleurs ? Ni l’Europe, ni l’Amérique, ni Israël pleinement sûr de lui ?

Alors je me rassure. J’essaie de sortir de mon ashkénazim maladif et je me dis que oui, le défi est immense, mais il existe une ouverture. L’intégration régionale. Alors que l’occident semble se détacher d’Israël, peut-être ce pays pourrait il se rattacher au Moyen-Orient.

Les accords d’Abraham, puis les rapprochements stratégiques depuis 2023 avec les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc, l’Egypte la Jordanie, et à terme peut –être même le Liban ou l’Arabie Saoudite, dessinent la possibilité d’un ancrage moins dépendant du regard occidental. Cette coopération repose sur des intérêts sécuritaires communs (la menace iranienne, la lutte contre les réseaux islamistes), sur des complémentarités économiques (technologies, énergie, agriculture) et sur la reconnaissance tacite qu’
Israël est un acteur indispensable à la stabilité régionale.

Si Israël parvient à préserver son équilibre interne, à consolider ces alliances et à trouver un moyen de parvenir à une relative paix avec les palestiniens, il pourrait entrer dans une phase où il ne serait plus seulement un refuge pour les juifs, mais un pivot régional incontournable.

Pour l’Occident, en revanche, la question demeure brûlante et non résolue. Manuel Vals avait raison : ma France sans ses juifs ne serait plus la France. L’Europe sans ses juifs ne serait plus l’Europe, l’Amérique sans ses juifs, ne serait plus l’Amérique. Chaque fois qu’un pays a perdu ses juifs, par l’expulsion, l’exil ou l’extermination, il a perdu une part de sa vitalité intellectuelle, de sa créativité culturelle et de sa force morale.

Depuis l’émancipation, les juifs sont un baromètre démocratique : leur sécurité et leur intégration sont les marqueurs de la santé d’un régime. Les attaquer ou les marginaliser est toujours un signe d’une régression politique et morale. Israël pourrait survivre au naufrage occidental. Mais l’Occident, le jour où il acceptera de vivre sans ses juifs, aura déjà commencé son propre exil intérieur. Un exil qui ne se mesure pas en kilomètres, mais en perte d’âme..

Simone Rodan Ben Zaquen - Directrice Générale  AJC Europe

Voir les commentaires

Ilan Halimi ou comment se faire tuer deux fois

Publié le par Jean Fred

vous vous souvenez de ceux que l'on a appelé "le gang des barbares"? Ceux qui ont assassiné Ilan Halimi le 13 février 2006. Assassiné après avoir torturé pendant 23 ou 27 jours je ne sais plus, torturé dans des souffrances terribles et abandonné, nu près d'une voie du RER à Sainte Geneviève des Bois. La semaine dernière on a tenté de le tuer une seconde fois, 20 ans après, toujours sous le prétexte qu'il était juif. j'ai bien écrit, tenté parce que ce n'est pas parce que l'arbre le commémorant a été scié à sa base à l'endroit où on l'a retrouvé, qu'il aura été sali une seconde fois.
 
"Ilan, ta mort ne leur a pas suffi. Ils ont voulu effacer ta mémoire, ils ont coupé l’arbre de la paix. Mais ce qu’ils ne savaient pas, Ilan, c’est que tu es éternel. Pour chaque branche cassée, nous planterons un arbre ; pour chaque arbre coupé, nous planterons une forêt ; pour chaque coup de haine, nous déverserons un océan d’amour. Ce qu’ils ne savaient pas, Ilan, en s’attaquant à ta mémoire, c’est que dans ton pays qu’on appelle France, pour chaque Dreyfus, il y aura toujours un Zola. Nous ne t’abandonnerons plus jamais ! Plus jamais ! Plus jamais ! Et à vous toutes et tous qui me lisez : postez une photo d’olivier. Inondez le monde d’oliviers. Qu’ils sachent, ces barbares, que nous sommes légion ! #ilanesteternel " #antisemitisme
 
Pour Ilan mon petit Olivier
Ilan Halimi ou comment se faire tuer deux fois

Voir les commentaires

le hamas a gagné et voici pourquoi

Publié le par Peggy Sastre

Ce texte est terrible... il démontre à quel point quelque part, le hamas a gagné parce qu'ils peuvent tout montrer, l'horreur, les viols, les assassinats... je les ai vu de mes yeux vu!! et nous occidentaux, loin de cela, nous ne disons plus rien....
 
"Ils ne se cachent plus. Mieux – ou pire : ils exhibent. Avec les images des otages israéliens Evyatar David (24 ans) et Rom Braslavski (21 ans), tous les deux capturés le 7 octobre 2023 au festival Nova et montrés émaciés, vidés, déshumanisés jusqu’à l’os, le hamas brandit sa cruauté, revendique sa maîtrise de l’horreur. Et c’est précisément là que réside la relative nouveauté de la guerre qu’il mène contre Israël, de celles qui ne se gagnent plus à la kalach, à la roquette ou au drone, mais à la puissance symbolique.
Dans l’ancien monde, les bourreaux camouflaient. Ou alors, s’ils exposaient, c’était pour terrifier, sidérer. Les nazis filmaient leurs autodafés et leurs victoires militaires, pas Auschwitz. Les Soviétiques triaient et truquaient leurs images comme leurs mots, avec l’obsession du grand récit patriotique. Les djihadistes, eux, sont venus casser ce pacte : ils ont documenté les égorgements, les décapitations, les prisonniers brûlés vifs dans leurs cages. Le sang n’a plus été une erreur, mais une stratégie. Le mal n’était plus le moyen, il est devenu le message. Le hamas aura poussé cette logique jusqu’à la perfection. Mettre en scène un otage mourant, c’est une déclaration d’ascendant. Une manière de dire : « Il se meurt, sous vos yeux, et vous ne pourrez rien faire. Voyez ce que nous faisons et ce que vous ne ferez pas. » Le champ de bataille décisif n’est pas Gaza, Jérusalem ou Tel-Aviv, c’est la sphère cognitive occidentale. Ce que le hamas veut prendre et défaire, ce n’est pas une armée, pas un pays, pas un territoire, c’est un imaginaire collectif. Précisément celui qu’il a réussi à parasiter, comme ces vers qui pourrissent le système nerveux des sauterelles et les poussent à se suicider. Car pour Evyatar David et Rom Braslavski, pas de unes, pas de cris, pas de marches. Pas d’ondes de choc. Juste le silence – ou pire, comme au 7 Octobre, la justification. Nos esprits sont aux fers. Et face à cette prise d’otage narrative, la logique de Netanyahou s’impose avec la clarté d’un miroir inversé : il n’y a plus de paix, plus de compromis – seulement la reprise de Gaza, totale, pour de bon, pas pour contenir, pour écraser. S’il faut évidemment qu’il soit désarmé, le génie maléfique du hamas ne réside pas dans son arsenal, mais dans sa compréhension si fine et perverse de l’époque. Le hamas est peut-être notre premier adversaire postmoderne, parfaitement conscient, savant, sachant que les récits priment sur les faits. Qu’il suffit d’insérer les bons mots-clés devenus mots d’ordre – « résistance », « colonialisme », « apartheid », « génocide » – pour neutraliser les réflexes. Que dans une époque ivre d’émotions, pourtant si prompte à l’emballement, si sensible au moindre déraillement lexical, si facilement hystérisée par des tweets malheureux, certains êtres humains peuvent être débranchés, déprogrammés de l’humanité. C’est ce Juif à qui l’on demande pourquoi il s’intéresse tant au sort des otages israéliens et qui répond : « Parce que les Juifs sont les seuls qu’on attaque pour ce qu’ils sont et parce que nous sommes les seuls à les défendre. » Elle est là, la victoire du hamas. Pas d’avoir tué, saccagé, violé, mais d’avoir filmé et diffusé la torture, la faim, l’humiliation – « Je suis en train de creuser ma propre tombe » – et de savoir qu’aucune alarme ne sonnera. Que les cœurs saignent à géométrie militante et que les cerveaux n’ont plus une goutte d’oxygène sous la main. Que les ONG détourneront les yeux. Que les pancartes sont toutes déjà imprimées, mais pour d’autres causes. Le Hamas est expert de cette stratégie ; cette grammaire du choc, il la parle comme si c’était sa langue maternelle. Et ses images d’otages faméliques, ces corps rendus à l’état de spectre et réactivant des traumatismes historiques évidents, ce sont autant de preuves de sa domination. Des images-tests, jetées à la face du monde pour vérifier jusqu’où il peut encaisser, tolérer, absoudre. Et le résultat ne pourrait être plus accablant. Voilà ce qu’il y a à lire dans ces vidéos. Pas la supplique, mais le triomphe.
Autant d’images qui disent : « Nous avons gagné, nous avons kidnappé vos consciences, nous avons inversé vos repères, et nous pouvons tout montrer, parce que vous ne voyez plus rien. »
 
" Peggy Sastre , Le Point, édition du 14 août 2025.
le hamas a gagné et voici pourquoi

Voir les commentaires

discours de Simone Veil pour les 60 ans de la libération des camps + rajout personnel

Publié le par Jean Fred

Allocution du 27 janvier 2005 au nom des anciens prisonniers juifs à l’occasion de la cérémonie internationale de commémoration du soixantième anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Rajout en fin de texte sur la situation 20 ans plus tard, en 2025. 

 

"Le cœur serré par l’émotion, c’est à vous tous, ici rassemblés, que je m’adresse. Il y a soixante ans, les barrières électrifiées d’Auschwitz-Birkenau tombaient, et le monde découvrait avec stupeur le plus grand charnier de tous les temps. Avant l’arrivée de l’armée rouge, la plupart d’entre nous avions été emmenés dans ces marches de la mort au cours desquelles beaucoup ont succombé de froid et d’épuisement.

Plus d’un million et demi d’êtres humains avaient été assassinés : le plus grand nombre d’entre eux gazés dès leur arrivée, simplement parce qu’ils étaient nés juifs. Sur la rampe, toute proche d’ici, les hommes, les femmes, les enfants, brutalement débarqués de wagons, étaient en effet sélectionnés en une seconde, sur un simple geste des médecins SS. Mengele s’était ainsi arrogé droit de vie ou de mort sur des centaines de milliers de juifs, qui avaient été persécutés et traqués dans les coins les plus reculés de la plupart des pays du continent européen.

Que serait devenu ce million d’enfants juifs assassinés, encore des bébés ou déjà adolescents, ici ou dans les ghettos, ou dans d’autres camps d’extermination ? Des philosophes, des artistes, de grands savants ou plus simplement d’habiles artisans ou de mères de famille ? Ce que je sais, c’est que je pleure encore chaque fois que je pense à tous ces enfants et que je ne pourrai jamais les oublier.

Certains, dont les rares survivants, sont, il est vrai, entrés dans le camp, mais pour y servir d’esclaves. La plupart d’entre eux sont ensuite morts d’épuisement, de faim, de froid, d’épidémies ou, eux aussi, sélectionnés à leur tour pour la chambre à gaz, parce qu’ils ne pouvaient plus travailler.

Il ne suffisait pas de détruire notre corps. Il fallait aussi nous faire perdre notre âme, notre conscience, notre humanité. Privés de notre identité, dès notre arrivée, à traves le numéro encore tatoué sur nos bras, nous n’étions plus que des « stüke », des morceaux.

Le tribunal de Nuremberg, en jugeant pour crimes contre l’humanité les plus hauts responsables, reconnaissait l’atteinte portée non seulement aux victimes mais à l’humanité tout entière.

Et pourtant, le vœu que nous avons tous si souvent exprimé de « plus jamais ça » n’a pas été exaucé, puisque d’autres génocides ont été perpétrés.

Aujourd’hui, soixante ans après, un nouvel engagement doit être pris pour que les hommes s’unissent au moins pour lutter contre la haine de l’autre, contre l’antisémitisme et le racisme, contre l’intolérance.

Les pays européens qui, par deux fois, ont entraîné le monde entier dans des folies meurtrières ont réussi à surmonter leurs vieux démons. C’est ici, où le mal absolu a été perpétré, que la volonté doit renaître d’un monde fraternel, d’un monde fondé sur le respect de l’homme et de sa dignité.

Venus de tous les continents, croyants et non croyants, nous appartenons tous à la même planète, à la communauté des hommes. Nous devons être vigilants, et la défendre non seulement contre les forces de la nature qui la menacent, mais encore davantage contre la folie des hommes.

Nous, les derniers survivants, nous avons le droit, et même le devoir, de vous mettre en garde et e vous demander que le « plus jamais ça » de nos camarades devienne réalité."

Simone Veil.  

Ps : en 2025, soit 20 ans après le discours de Simone Veil, il y eu le 07 octobre 2023, le plus grand pogrom qui soit depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le hamas, organisation terroriste islamiste, a perpétré un massacre de masse inouïe dans la barbarie avec laquelle ils ont assassinés, hommes femmes et enfants dans une fête et dans un kibboutz en Israël.  Ce qui en a découlé, c’est une guerre terrible qui aujourd’hui encore, se perpétue entre Israël et le hamas. C’est la destruction quasi-totale de Gaza. Ce sont des milliers de palestiniens sur les routes ou tués par le hamas même mais hélas, par Tsahal également. C’est la déferlante vague d’antisémitisme qui est arrivée sur le monde et la France en particulier. Antisémitisme orchestré par des partis politiques et notamment, la France insoumise avec son leader maximo, Mélenchon et ses chiens de gardes.  Aujourd’hui, il ne fait pas bon être juif en France et en regardant 80 ans en arrière, on peut aisément se dire, que la France n’a pas beaucoup apprit de son passé, et se trouve être dans un système régressif quant à l’acceptation de l’autre.

Voir les commentaires

le sionisme, qu'est-ce ?

Publié le par Jean Fred

le sionisme, qu'est-ce ?

Le sionisme est un mouvement politique, culturel et idéologique né à la fin du XIXᵉ siècle, dont l’objectif principal était (et, pour certains, demeure) la création et le maintien d’un foyer national juif en Palestine, territoire alors sous domination ottomane, puis britannique.

Origines

  • Contexte historique : Au XIXᵉ siècle, l’Europe voit ressurgir de vives poussées d’antisémitisme, même dans des pays réputés libéraux. De nombreux Juifs se sentent exclus malgré les promesses d’émancipation.
  • Père fondateur : Theodor Herzl (journaliste austro-hongrois) publie en 1896 L’État des Juifs, appelant à la fondation d’un État juif pour mettre fin aux persécutions.
  • Premier congrès sioniste : Bâle, 1897, où Herzl fixe l’objectif d’« établir un foyer pour le peuple juif en Palestine, garanti par le droit public ».

Évolutions

  • Sionisme politique : Vise explicitement la création d’un État souverain, via la diplomatie et l’installation de colonies agricoles juives.
  • Sionisme culturel : Souhaite surtout raviver la culture et la langue hébraïque, plutôt qu’un État politique fort.
  • Sionisme religieux : Voit le retour en Terre sainte comme une promesse biblique.
  • Sionisme travailliste : Associe idéal socialiste et construction nationale (kibboutzim, travail de la terre).

Résultats

  • Déclaration Balfour (1917) : Le Royaume-Uni se déclare favorable à l’établissement d’un « foyer national juif » en Palestine.
  • Mandat britannique (1920-1948) : Immigration juive croissante, tensions avec les populations arabes locales.
  • 1948 : Création de l’État d’Israël, considérée comme l’aboutissement du projet sioniste.
  • Aujourd’hui : Le terme « sionisme » désigne surtout le soutien à l’existence et à la sécurité d’Israël comme État juif — mais il suscite des débats vifs :
    • Certains le voient comme un mouvement de libération nationale.
    • D’autres le critiquent comme un projet colonial ou expansionniste.

 pourquoi le mot “sionisme” est si controversé aujourd’hui, et comment il est parfois confondu (ou confondu volontairement) avec d’autres notions comme le judaïsme ou l’antisémitisme     

1. Sionisme ≠ Judaïsme

  • Le judaïsme est une religion, une culture et une identité millénaire.
  • Le sionisme est un mouvement politique né il y a un peu plus de 120 ans.
    Tous les Juifs ne sont pas sionistes (certains mouvements religieux s’y sont même opposés longtemps), et tous les sionistes ne sont pas juifs (certains chrétiens soutiennent Israël pour des raisons théologiques).
    Confondre les deux revient à dire que tous les catholiques seraient monarchistes, ou tous les musulmans panarabistes — ce qui n’a pas de sens.

2. Pourquoi le terme est-il devenu polémique ?

  • Dans le monde arabe et musulman : le mot sionisme est souvent associé à l’expulsion ou la marginalisation des Palestiniens lors de la création d’Israël (1948), puis aux guerres israélo-arabes. On y voit un projet colonial soutenu par l’Occident.
  • En Europe et ailleurs : certaines critiques d’Israël utilisent sionisme comme synonyme d’Israël ou de politique israélienne — mais ce glissement peut vite déraper : dénoncer « les sionistes » devient parfois une manière voilée d’attaquer les Juifs en général.
  • Dans l’extrême droite ou l’extrême gauche : le terme est parfois utilisé pour alimenter des théories du complot (« complot sioniste mondial »), recyclant de vieux clichés antisémites sous un mot moderne.

3. Pourquoi cette confusion est dangereuse ?

  • Critiquer Israël ou le sionisme : légitime dans un débat politique.
  • Accuser “les Juifs” d’être responsables d’Israël : antisémitisme pur et simple.
    En clair : on peut critiquer le sionisme comme on critique le communisme ou le capitalisme, mais dès qu’on en fait une étiquette pour un peuple entier, on franchit une ligne rouge.

4. Aujourd’hui, le mot recouvre plusieurs réalités

  • Pour un Israélien modéré, sionisme = droit à l’existence et à la sécurité d’Israël.
  • Pour un Palestinien expulsé ou réfugié, sionisme = perte de sa terre.
  • Pour certains Occidentaux, sionisme = projet colonial, ou lobby politique.
  • Pour d’autres, sionisme = simple mouvement de libération nationale du peuple juif.

C’est donc un mot chargé, presque explosif, parce qu’il touche à l’identité, à l’histoire et à la mémoire des persécutions.


Voici un schéma comparatif, bien net et équilibré, qui montre comment le mot sionisme est perçu selon différents points de vue :


1. Vision sioniste / israélienne

  • Définition : Mouvement de libération nationale du peuple juif.
  • But : Garantir un État juif sûr et souverain après des siècles de persécutions.
  • Perception : Légitime, nécessaire, réponse historique à l’antisémitisme.

2. Vision palestinienne / arabe

  • Définition : Projet colonial européen imposé sur une terre habitée.
  • But (perçu) : Prendre la terre, marginaliser ou expulser les Palestiniens.
  • Perception : Injustice historique, source principale du conflit.

3. Vision occidentale critique

  • Définition : Nationalisme comme un autre, qu’on peut critiquer ou soutenir.
  • But (perçu) : Défense d’Israël mais souvent au prix de violations du droit international.
  • Perception : Mouvement qui a dérapé vers l’expansionnisme.

4. Vision antisémite (dangereuse et fausse)

  • Définition : « Complot mondial des Juifs » (théorie du complot).
  • But (imaginaire) : Dominer les gouvernements, la finance, les médias.
  • Perception : Dérive idéologique qui recycle de vieux clichés antijuifs sous un nouveau mot.

Résumé visuel rapide :

  • Pour les sionistes : libération nationale
  • Pour les Palestiniens : colonisation
  • Pour certains critiques : nationalisme discutable
  • Pour les antisémites : prétexte à la haine

Voir les commentaires

25 états des USA aux noms amérindien

Publié le par Jean Fred

25 états des USA aux noms amérindien
La moitié des États américains, 25 pour être exact, ont des noms amérindiens. Aujourd’hui, nous examinons les 25 États et la signification de leurs noms. En voilà 21. Ils sont classés par ordre alphabétique.
Déjà pour information, le mot Amérique vient de: Amaruka, amaru=sagesse, ka=terre  
 
1. Alabama : Nommé d'après la tribu Alabama ou Alibamu, une tribu Muskogean. Les sources font la distinction entre les significations de « défricheur de fourré » et de « ramasseur d’herbes ».
2. Alaska : Nommé d’après le mot aléoutien « alaxsxaq », qui signifie « continent ».
3. Arizona : Nommé d'après le mot O'odham « alĭ ṣonak », qui signifie « petite source ».
4. Connecticut : Nommé d'après le mot mohican « quonehtacut », qui signifie « lieu de la longue rivière à marée ».
5. Hawaï : C'est un mot original de la langue hawaïenne et signifie « maison ».
6. Illinois : Nommé d’après le mot illiniwek de l’Illinois, qui signifie « hommes ».
7. Iowa : Nommé d’après la tribu Ioway, dont le nom signifie « neige grise ».
8. Kansas : Nommé d’après la tribu Kansa, dont le nom signifie « peuple du vent du sud ».
9. Kentucky : Les origines ne sont pas claires, mais il est possible que son nom provienne du mot iroquois « kentake », qui signifie « dans le pré ».
10. Massachusetts : Nommé d’après le mot algonquin « Massadchu-es-et », qui signifie « grande colline, petit endroit ».
11. Michigan : Du mot chippewa « Michigan », qui signifie « grand lac »
12. Minnesota : Nommé d’après le mot indien Dakota « Minisota », qui signifie « eau vive ».
13. Mississippi : Nommé d'après le fleuve nommé par les Choctaw, ce qui signifie « Grande Eau » ou « Père des Eaux ».
14. Missouri : Nommé d’après la tribu Missouri, dont le nom signifie « ceux qui ont des pirogues ».
15. Nebraska : vient d'un mot amérindien (tribu des Oto) Nebrathka et signifiait «eau plate» en référence à la rivière qui traversait la région
16. Oklahoma :Le nom de l'État vient des mots chactas okla et humma, signifiant « peuple rouge ».
17. Ohio : provient du mot seneca signifiant « bonne rivière ». Ce nom autochtone a ensuite été traduit par les Français en « Belle-Rivière
18. Tennessee :provient du nom d'un village autochtone Cherokee appelé Tanasi.
19. Utah : Il serait dérivé de la langue amérindienne ute et signifie « peuple des montagnes », ou proviendrait du mot apache yuttahih, qui signifie « celui qui est plus haut ».
20. Texas : vient du caddo tejas, qui signifie « allié » ou « ami »
21. Wisconsin : vient du mot en langue amérindienne miami-illinois « Mesconsing » qui signifierait « lieu de la pierre rouge »
 
 

Voir les commentaires

Le sionisme est-il fréquentable ?

Publié le par Jean Fred

D'abord nous pourrions dire que le sionisme est un droit à l'autodétermination d'un peuple, persécuté depuis des siècles et des siècles. Un droit à un état-nation comme tous les peuples au monde. Mais une petite mise au point s'impose tout de même, destinée à tous les haineux qui par flemme, vocifèrent mais ne se documentent pas. Je le fais donc pour eux. 

La Palestine était un amas de communautés régie par le droit Ottoman, le Wilayet. Cette Palestine était nommée à l'époque, Syrie du Sud et non pas Palestine qui était juste une dénomination géographique mais non, administrative.

De plus, il n'y a pas seulement les sionistes qui émigrent au 19eme siècle. Pour cela, il faut lire les comptes rendus des autorités ottomanes qui expliquent très bien qu'au 19eme siècle, des musulmans maghrébins, des circassiens, des caucasiens, des libanais, syriens, égyptiens, pour des raisons diverses vont eux aussi, migrer en Palestine. 

Celui qui construit la mairie de Gaza par exemple, est un juif au nom de Ben-Zion Gini. il crééa également, la mosquée Hassan Bek. Les juifs à Gaza existaient depuis très longtemps jusqu'à leur expulsion de cette terre par les ottomans à la veille de la 1ere guerre mondiale craignant une alliance avec les Britaniques. 

Les ottomans dans leurs archives expliquent que les sionistes sont des travailleurs modernes intelligents et qu'il faut faciliter leur migration en Palestine, dont le tout 1er hôpital date de leur arrivée et ils y soigneront toutes les populations, y compris les arabes. Aujourd'hui c'est toujours le cas en israël, où les hôpitaux soignent absolument tout le monde.

De plus, Yishouv (communauté juive de Palestine) a connu plusieurs massacres: 1517 juifs à safed furent massacrés par les populations arabes, au 17eme et 18eme siècle. Pendant les pogroms toujours de Safed en 1834 et 1838, les juifs furent toujours à la merci des populations arabes. 

Mais ne voyons pas si loin, le pogrom du 07 octobre 2023 où plus de 1500 juifs furent massacrés par le hamas, autorité palestinienne auto proclamée,  prouve s'il le fallait, à quel point les juifs, malgré un état reconnu internationnalement parlant, sont toujours "pourchassés". C'est à croire que c'est inscrit dans leurs gênes. Le juif doit être pourchassé. 

On en conclu donc que la Palestine n'a jamais été un bloc monolithique et les palestiniens d'aujourd'hui n'ont pas plus de droit d'y habiter que les Arméniens, Juifs, Grecs, Assyriens, Druzes Bedouins etc.... La bande de Gaza, qu'on a "donné" au palestiniens d'aujourd'hui, n'est pas un état et n'appartient en aucun cas à qui que ce soit. Est-ce un "no man's land" pour autant? Certainement pas et l'actualité toujours en activité dans la région, le prouve. Israël devrait avoir un gros ascendant sur cette terre, puisque à l'origine, ce fut une terre juive. 

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 > >>