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Rwanda Vs Israël . Peut-on comparer?

Publié le par Jean Fred

Au mémorial du génocide perpétré contre les Tutsi à Kigali. Plus de 250 000 victimes y sont enterrées. Dans tout le pays, on a compté près d'un million de personnes tuées en 1994, uniquement en raison de leur appartenance ethnique. Ce fut un terrible drame dont le chanteur Corneille avait fait une chanson plus que touchante?  On a alors parlé de génocide et à juste titre. Le terme n'est pas galvaudé et surtout, défini par L’ONU. 

Cela m'a fait penser aux Juifs : six millions d'entre eux ont été assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale pour le seul fait d'être juifs. Et je revois les images des massacres du 7 octobre 2023. Ce jour-là, 1 200 personnes ont été sauvagement tuées par des Palestiniens qui ont manifesté leur intention génocidaire. Oui ils l'on bien manifesté en se filmant dans toutes leurs atrocités les plus horribles. Vidéos par centaines partagées sur les réseaux sociaux, et montrés aux otages et quand ils le purent, les familles des victimes. 
Ils ont prouvé que leur slogan, « From the river to the sea », était à prendre au sérieux.
Oui, le Hamas branche armée de cette idéologie, ensemble avec le Hezbollah, les Houthis et le régime iranien, partagent la claire intention de perpétrer le crime des crimes : un génocide contre les Juifs. Pourquoi génocide alors que ça ne rentre pas "encore" dans les "normes" définissant ce qu'est un génocide? Tout simplement parce que le but ultime des palestiniens sauf quelques réfractaires à l'islamisme, est l'effacement pur et simple de l'état d'Israël et de tous ses habitants. 

Sauf qu'en 2023, 2024 ou 2026, la situation n'est plus celle de 1942, 1943 ou 1945. Les Juifs ont retenu la leçon. Les enfants des survivants de la Shoah, exactement comme les survivants au Rwanda, ont compris. « Plus jamais ça » signifie réellement plus jamais ça. 

L'occidental lambda et souvent de gauche, ce qui me navre à l'extrême, a du mal avec cette notion. C'est comme s'il éprouvait des difficultés à accepter qu'un peuple meurtri par le passé défende aujourd'hui ses enfants. Comme s'il valait mieux qu'ils se laissent massacrer... Ce courant de pensée, souvent prétendument humaniste, se rend-il compte que son tour risque d'arriver ? Croit-il vraiment que les islamistes s'arrêteront une fois qu'Israël sera détruit ? La réponse évidente est, non bien sûr. Et on l'a vu en France, sur la terre des libertés, de la parole libre.  On l'a vu par les attentats perpétrés depuis les années 90 avec en point d'orgue, les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan ainsi que sur les terrasses des cafés alentours. 

Est-on capable aujourd'hui de dire qui au Rwanda, a attaqué qui en premier? La plupart d'entre nous, en seront incapables. Vous posez la même question sur deux époques bien distinctes, comme celle de -3000 avant JC, qui a attaqué, massacré et expulsé les habitants de Palestine? et puis surtout, qui a versé le premier sang le 7 octobre 2023? Il y aura une majorité qui dira "mais ce sont les juifs en colonisant". C'est le fait caractéristique de l'antisémitisme. Peu importe qui a commencé, la faute c'est celle des juifs. 

Au Rwanda, ils ont bien compris qu'il faut rester vigilant. C'est pourquoi on peut se sentir  plus en sécurité à Kigali aujourd'hui plutôt qu'à Bruxelles. 
Il est temps de parler, d'écrire, pour nous, ceux qui réfléchissent un tant soit peu, et de dire : stop. On arrête tout et on résume.

Au Moyen-Orient, il y a un État qui est attaqué, c'est Israël. 
Par qui ? Par des mouvements palestiniens et leurs complices.
Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas islamiste, mais juif et uniquement parce qu'il est juif. "the river from the sea"... même si Mathilde Panot ignorait ce qu'était le Jourdain. Pour ceux qui désireraient le situer, 
Le Jourdain est le fleuve le plus important de Palestine. Il prend sa source au mont Hermon (entre le Liban et la Syrie), traverse le lac de Tibériade et se jette dans la mer Morte.

Et finalement il y en a ras le bol! Les personnes qui manifestent en Occident ne feraient pas long feu si elles devaient vivre sous le régime de ceux qu'elles défendent.

Alors oui, chacun peut avoir son opinion, c'est le principe de la démocratie. Mais ceux qui savent doivent dire : ça suffit. Il n'y a pas de génocide à Gaza, où sont le ou les millions de morts?  Il y a une guerre contre l'islamisme, et elle sera gagnée par Israël, parce que la raison gagne toujours.... 

 

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Réponse aux propos haineux d'Adèle Hanael à la "grande librairie"

Publié le par Jean Fred

Valery Zeitoun réagit aux propos lamentables de la non moins lamentable Adèle Haenel, que j’ai pourtant porté très haut dans mon estime pour sa sortie à Cannes alors que l’on récompensait un pédophile notoire.

Je retranscris le texte de Valery Zeitoun, même si je doute beaucoup qu’il ait pu l’écrire. Beaucoup trop de fautes que j’ai dû rectifier avant publication. Voici donc ce qu'il aurait dit, au conditionnel mais le texte reste néanmoins très bon pour moi. 

« Mais qui es-tu ?

Qui es-tu pour juger une démocratie occidentale dont tu ne connais rien et où tu n’as jamais foutu tes Louboutin ?

Qui es-tu pour juger un pays ou pendant qu’à18 ans tu foulais les tapis rouges du cinéma, prête à tout pour un pauvre rôle dans une bouse, les enfants d’Israël partaient à l’armée défendre leur patrie contre tes copains terroristes du Hamas et du Hezbollah ?

Qui es-tu pour donner des leçons à un pays où on n’interdit pas les foulards qui cohabitent avec les kippas et où on peut manger du porc ?

Qui es-tu pour penser que quiconque peut « sanctionner » Israël.

Sans Israël ton quotidien de petite bourgeoise fragile serait bien compliqué…pas de téléphone portable pas de progrès médicaux j’en passe et des meilleurs.

Par contre sans le Hamas et le Hezbollah le monde avance très vite…demande à tous les Palestiniens qui font des manifs contre eux au péril de leur vie.

L’état d’Israël n’a que faire de tes pleurnicheries Palestinistes à deux balles.

Et je pense qu’une majorité de français aussi.

Cette majorité de français qui, à l’inverse de toi ne peut pas se payer le luxe de mentir à la télévision sur une guerre qui oppose le culte de la mort à la lumière de la vie.

Une guerre qui oppose un camp déniant toute liberté individuelle, qui enferme et viole les femmes, les fillettes, assassinées les homosexuels, hait les chrétiens, les juifs, la culture, la science, le progrès, l’Occident, et dont le but ultime est de faire crever le monde au moyen âge.

Pendant que tu fais ton cirque sur cette honteuse télévision publique française qui te laisse déverser ta haine anti-juive, des milliers de gosses de 18 à 23 ans se battent sur 7 fronts pour ta propre sécurité et pour que tu puisses encore les insulter pauvre petite fille riche.

Ils se battent pour que toi petite française repue qui n’a jamais connu une guerre, tu puisses continuer à m’emmerder avec ta sexualité dont je n’ai rien à foutre, à insulter ma génération, à me faire chier avec tes films de dépressifs qui coûtent une tonne de pognon au regard du nombre de spectateurs réduit à ta famille et à tes potes qui vont les voir et encore parce que tu les invites.

Ta petite haine, comme celle de tes copains ratés de LFI, comme celle des clowns de Nova achetés par le milliardaire cynique Pigasse qui se sert de vous, n’impressionne personne.

Quelque chose me dit que les Israéliens n’en ont rien à foutre de toi, de rima hassan, de caron, de melenchon, de barrot et de tous les Palestinistes pleurnichards qui font l’économie des véritables souffrances des français.

Quelque chose me dit que les Iraniennes, les Afghanes, les Yéménites, et toutes les femmes opprimées par tes potes islamistes du monde te détestent et méprisent ta bêtise crasse.

Mais tu n’es pas la seule à blâmer.

Les plus à blâmer sont aussi ceux qui t’ont permis hier, de déverser ta bile sur une chaîne publique française en prime-time.

D’abord parce que tu as l’air très malade ou très camée ou très bourrée ou les trois, et que de te filmer dans cet état second est assez choquant.

Ensuite parce que ton soutien affiché à Mélenchon et à sa bande de crasseux fait de toi une porte-parole officielle du palestinisme et de LFI et que j’espère que ton temps de parole sera décompté du leur.

Enfin parce que tout ce que tu as péniblement lu sur ton prompteur est historiquement faux.

Tu dois savoir que plus je te regarde, plus je lis ou j’entends tes insultes et celles de tes petits potes anti-juifs qui se planquent derrière l’antisionisme, et plus ça me rend fort et fier.

Fort pour protéger les miens.

Fier d’être français bien sûr, c’est mon pays et il va en falloir beaucoup pour que je le laisse entre les mains de crasseux comme vous, mais aussi fier d’être juif et encore plus fier d’aimer Israël, son histoire, sa résilience, sa jeunesse, sa force, sa façon de résister à des millions d’islamo-nazis soutenus par des fatigués comme toi.

Le génocide il est dans les fils qui se touchent de ton cerveau ma pauvre mais certainement pas à Gaza.

Quand je vois mes nombreux enfants je me dis qu’on va encore vous emmerder pour un bon bout de temps…tu me diras ça fait plus de 3000 ans que ça dure alors on est plus à ça près.

Ah…oui…j’oubliais.

Un récent sondage auprès d’un échantillon représentatif des deux millions arabes israéliens montre que 90 % d’entre-deux n’iraient certainement pas vivre dans une dictature arabe et encore moins en « Palestine » même si elle existait.

Ça devrait vous faire réfléchir bande d’incultes.

Le français juif que je suis emmerde la LFI.

À bon entendeur. »

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La source du mal

Publié le par Jean Fred

Il faut aujourd’hui avoir le courage de poser une question essentielle : comment l’antisémitisme a-t-il pu redevenir aussi visible, aussi décomplexé et aussi banal dans une partie de l’Europe ?

Bien sûr, celui qui insulte un Juif, le menace ou l’agresse est responsable de ses actes. Mais s’arrêter à lui, c’est refuser de regarder le problème à sa racine. La haine ne naît jamais dans le vide. Avant celui qui frappe, il existe souvent un climat qui lui a appris qui désigner, qui accuser et qui haïr.

Depuis le 7 octobre, Israël fait l’objet, dans une partie du débat politique et médiatique occidental, d’une diabolisation permanente. Soyons parfaitement clairs : critiquer Israël est légitime. Critiquer Netanyahou, Ben-Gvir ou n’importe quel gouvernement israélien est légitime. C’est le principe même d’une démocratie. Mais attribuer à un ministre israélien des paroles qu’il n’a pas prononcées, tronquer une déclaration jusqu’à lui faire dire autre chose, transformer systématiquement Israël en accusé et répéter des informations fausses sans les rectifier, ce n’est plus de la critique.

À force d’être répété, le mensonge finit par fabriquer sa propre réalité dans l’esprit du public. On explique également que les Juifs seraient simplement des « colons » étrangers sur leur propre terre, comme si des millénaires d’histoire juive à Jérusalem, en Judée ou à Hébron pouvaient être effacés. On peut débattre des frontières, des implantations et du droit international. Mais nier le lien historique du peuple juif avec la terre d’Israël n’est pas une opinion politique : c’est falsifier l’Histoire.

Et progressivement, le vocabulaire change.  « Sioniste » devient une insulte.

Soutenir l’existence d’Israël devient suspect. Des Juifs sont sommés de condamner Israël pour prouver qu’ils sont fréquentables. Et ceux qui refusent peuvent devenir des personnes à montrer du doigt, à boycotter ou à exclure. Regardons simplement ce qui s’est passé en France.

En 2025, La France insoumise diffuse une affiche représentant Cyril Hanouna sous des traits qui provoquent une immense polémique en raison de leur ressemblance avec les codes historiques de la caricature antisémite. L’affiche sera finalement retirée. Puis vient Barbara Butch, DJ française et juive. Des militants LFI à Grenoble appellent au boycott de son concert. Quelques semaines plus tard, son spectacle est perturbé par des manifestants : insultes, huées, jets de projectiles. Elle doit quitter la scène. Aujourd’hui, c’est Gisèle Journo, cofondatrice d’une agence d’influence, qui se retrouve au centre d’une campagne après la réapparition de publications favorables à Israël. Rima Hassan appelle publiquement au boycott de son agence. Puis la mécanique s’enclenche : pressions, cyberharcèlement, messages antisémites, partenaires qui prennent leurs distances. Et cette même Rima Hassan a été poursuivie en 2026 pour apologie du terrorisme après avoir relayé une citation attribuée à Kōzō Okamoto,  membre du commando responsable du massacre de l’aéroport de Lod en 1972, où 26 personnes furent assassinées. Ce sont des faits qu’une démocratie doit regarder en face. Parce qu’une mécanique apparaît : désigner, caricaturer, isoler, rendre infréquentable, puis banaliser. Non, nous ne sommes pas en 1939. Et comparer mécaniquement notre époque à la Shoah serait historiquement faux. Mais si l’Europe enseigne cette histoire depuis quatre générations, c’est précisément pour reconnaître les mécanismes de désignation, d’exclusion et de déshumanisation avant qu’ils ne deviennent la norme. Et c’est ici que la responsabilité des gouvernements, des responsables politiques et des médias devient immense. On ne peut pas organiser chaque année des cérémonies contre l’antisémitisme et détourner les yeux lorsqu’un Juif est publiquement désigné. On ne peut pas répéter « Plus jamais ça » et fermer les yeux devant des caricatures, des amalgames ou des appels à l’exclusion. Et surtout, on ne peut pas fabriquer quotidiennement dans l’opinion publique un monstre appelé « Israël », puis s’étonner lorsque cette haine finit par atteindre les Juifs. Pendant des décennies, l’Occident a dénoncé, à juste titre, les propagandes et certains anciens manuels scolaires du Moyen-Orient qui démonisaient le « sioniste », niaient l’histoire juive et présentaient Israël uniquement comme une présence étrangère.

Alors posons une question simple : Pourquoi les mêmes ressorts deviendraient-ils acceptables lorsqu’ils apparaissent dans le débat public occidental ? Parce qu’ils sont prononcés à Paris plutôt qu’à Téhéran ? Parce qu’ils sont écrits dans un journal européen ? Parce qu’on les présente sous l’étiquette de « l’antisionisme » ?

Non. Un mensonge ne devient pas une vérité parce qu’il est prononcé sur un plateau de télévision européen. Une caricature ne cesse pas d’être antisémite parce qu’elle vient d’un parti politique occidental. Et désigner un Juif ne devient pas progressiste parce qu’on le fait au nom de la Palestine. Voilà pourquoi combattre uniquement celui qui commet l’agression ne suffira jamais. Il faut combattre ce qui nourrit l’antisémitisme avant même qu’il ne se transforme en acte : le mensonge, la falsification, la caricature, la désignation et cette obsession consistant à transformer Israël en incarnation du mal.

Les dirigeants politiques ont une responsabilité. Les médias ont une responsabilité. Les élus ont une responsabilité. Parce qu’on ne peut pas passer des mois à présenter Israël comme un État monstrueux, ses citoyens comme collectivement coupables, son histoire comme une imposture et ceux qui le défendent comme des personnes à exclure, puis prétendre combattre sérieusement l’antisémitisme. Les deux combats sont désormais indissociables. Combattre l’antisémitisme, c’est condamner celui qui attaque un Juif. Mais c’est aussi exiger qu’un responsable politique réponde de ses paroles lorsqu’il franchit une ligne rouge. C’est exiger d’un média qu’il rectifie lorsqu’il attribue faussement des propos à un responsable israélien. C’est refuser qu’un Juif soit sommé de renier Israël pour avoir le droit d’être accepté.

Et c’est rappeler une chose essentielle : les Juifs n’ont pas à demander pardon d’être juifs, et Israël n’a pas à demander pardon d’exister. Voilà la ligne que les démocraties européennes devraient défendre avec une fermeté absolue.

Pas demain, aujourd’hui !!

Parce que l’antisémitisme n’est ni une polémique sur les réseaux sociaux, ni un désaccord politique parmi d’autres. C’est déjà une réalité qui empoisonne nos sociétés. Alors cessons de nous contenter de compter les actes antisémites une fois qu’ils ont été commis. Attaquons-nous enfin à ceux qui alimentent la haine, à ceux qui banalisent le mensonge et à ceux qui transforment la désignation des Juifs et d’Israël en stratégie politique. C’est là que commence le véritable combat contre l’antisémitisme. Et sur ce combat-là, il ne devrait exister ni gauche, ni droite, ni calcul électoral, ni complaisance : seulement une ligne rouge infranchissable.

La source du mal

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Un p'tit bout de la Kabilie? par Magyd Cherfi

Publié le par Jean Fred

J'ai toujours aimé ce mec! depuis Zebda jusqu'à aujourd'hui. J'ai toujours aimé ses mots, ses livres, sa façon de parler, son accent. Mais jugez par vous même ce que sont ses mots. 

" C’est un endroit qui ne ressemble pas à la Louisiane, en tout cas de ce que j’en sais, la Louisiane est plate, et mon hameau raide à l’escalade. Mon petit coin ressemble plutôt à quelques contreforts de l’arrière-pays provençal, rocailleux, abrupts, secs, et les résineux s’y piquent une place au soleil. Aujourd’hui, il ne reste plus rien, alors, je l’imagine et redessine un lieu-dit de maisonnettes niché en haut d’une moyenne montagne.
C’est un bout de Kabylie décroché de son autre moitié par la mer. Quand je vais à Aubagne ou plus haut vers Manosque, je chuchote : «On est chez nous.»
J’y vais l’été en m’interrogeant sur les raisons de ce voyage.
Pourquoi faut-il que j’y retourne ? Et quelles sont les raisons de cette obscure nostalgie ? Je crois deviner que j’y reviens comme un ethnologue ou un archéo à la recherche d’un trésor qui ne serait pas d’or ou d’argent.
En vérité, je vais presque déterrer des tombes mangées par la terre, je gratte pour les faire parler. J’ai un vide à combler, un tas de brèches à colmater à l’envers comme à l’endroit de ma mémoire.
En marchant dans les replats, les nids-de-poule, je crois reconstituer l’arbre généalogique de mes aïeux, d’infimes traces me suffisent et là ! soudain ! Ça y est ! Ils apparaissent ! Ils sont tous là regroupés dans un lot de trois maisons basses adossées l’une à l’autre et formant une espèce de «U» un peu en zigzag. En son centre règne une cour de plein air, hermétique au regard des voisins. Un peu partout des poules batifolent, quelques dindons leur disputent de maigres vers de terre et des chiens sans poils sont apeurés par le bec des gallinacés affamés. Une odeur de gras séché me soulève le cœur, une autre de beurre rance me le sort par la gorge, j’y suis !
Le voilà mon hameau adoré. Trois maisonnettes désormais effondrées que mon imagination redresse et je vois ma famille grouillant dans la promiscuité des couples privés d’intimité, ce sont les «miens». Dans quelque pièce qu’on entre, point de lit, de table de chevet ou d’armoire à linge. Au jour levé tout ce qui a trait à la nuit doit disparaître. Les mousses, les matelas sont posés l’un contre l’autre à la verticale, les oreillers servent à s’adosser. C’est comme si on n’avait pas dormi, comme si la nuit était taboue. La nuit dans les trois maisonnées tout est tu, les couples ne se retrouvent que l’un après l’autre, les hommes d’abord et les femmes plus tard quand l’opaque a fait son taf. J’aime cette honte.
Seul le patriarche a droit à une espèce de mezzanine au plafond bas, un gourbi juché au-dessus de la maison principale. Y monter, c’est suffoquer sous le chaume sauf à attendre que le soleil ait replié ses bras de feu. En contrebas de ce château de paille sans tour, ni meurtrières, le bruit s’élève d’animaux qu’on mène à la fontaine et où des couples se promettent d’espiègles cabrioles. J’y vois enfin papa conter fleurette à maman.
C’est ce que je crois, car il n’existe plus rien de cet amour ou de la source si ce n’est çà et là des tas de pierres décidées à ne donner aucun nom de promis. Devant l’oubli, certains cousins me disent : «C’est là ! c’est là qu’a vécu ton grand-père.» Un autre le contredit : «Mais pas du tout, c’est plus haut qu’il a vécu, près de l’enclos.»
C’est fou comme le néant élargit mon espace et me laisse à loisir le soin de raviver un passé devenu flou. C’est par des bribes racontées que j’élargis mon horizon. Donc je décide, rescénarise et me fous de ce qui fut. Mon grand-père, je le vois assis là, sous un figuier vainqueur des pires sécheresses, il feint une petite sieste, mais perclus de douleurs articulaires il gémit, grogne et en appelle au ciel pour en finir.
L’arbre est majestueux et, dessous, le soleil est empêché d’y planter ses flèches brûlantes. Mes tantes veillent le vieil homme et chacune a son agenda pour tapoter de pauvres oreillers de fortune qu’elles recalent sous sa hanche, car il faut sans cesse le tourner et le retourner, éviter que la peau pourrisse. Je le vois mon aïeul tout habillé de blanc, il me caresse le haut du crâne et m’envoie paître. Je suis «le P’tit Français» un peu son ennemi, et ça fait mal.
Grand manitou de la tribu et époux de quatre femmes successives, il règne en indiscutable pacha. Un pacha, il me faut au moins ça pour arc-bouter ma légende, un noble d’Orient même tout ramassé, c’est déjà ça. J’aime à penser qu’il fut parrain, et qu’on lui baisait la main à l’italienne… J’aime à penser que par sa fatwa personnelle nombre d’escarmoucheurs de grand chemin ont laissé la peau, je me plais à imaginer que je suis de cette trempe-là.
Tiens, l’un de mes oncles s’approche et lui susurre à l’oreille quelques nouvelles du maquis. Mais ce qui ravit grand-père, c’est d’entendre son cheval blanc hennir au loin, il le sait libre, c’est le seul animal autorisé à pénétrer dans la cour, et personne n’ose le chevaucher.
Dans cette cour qui n’en est plus une, il est bientôt 4 heures, l’heure du café. Une seconde bru pliée sur ses chevilles fait tourner une galette qui embaume les alentours. Une troisième sur son séant balance une cruche d’avant en arrière, elle prépare le petit-lait. La bonne odeur de miel cuit et de figues séchées réveille les plus petits. Ils n’ont pas école, l’école si haut n’existe pas, à tous les âges on est sommés de servir. Même jouer doit être utile à la tribu, et ils jouent en entrant dans chaque pièce comme dans un moulin. Ils sont les enfants, même de celles qui n’ont pas enfanté.
Ici, pas de clés, pas de serrures, il est tabou d’en avoir ou de s’enfermer, tout appartient à tous et gare aux cachottiers. Personne n’est chez soi dans cette Babel horizontale. On pourrait vivre là ou là indifféremment.
Je vois tout ça, mais je sais depuis longtemps que je cours derrière des chimères, derrière l’illusion d’un paradis perdu, d’un âge d’or qui n’a peut-être pas eu lieu.
Aujourd’hui, plus rien ne subsiste de ce temps dit béni, de l’insouciance d’antan, comme s’il y avait eu insouciance. Je mythifie, mais je connais la sérénade des inventeurs d’un temps de «félicité» et pourtant une force me pousse à croire qu’il a bien existé. Oui, j’embellis mon passé, mais je sais aussi que c’est de l’enfance dont on me parle, celle que raconte ma mère. Parler de sa prime jeunesse, c’est enguirlander l’arbre le plus quelconque.
Pourtant, j’aime cet endroit où on me dit que je ressemble à un tel et à une telle, c’est donc que j’y appartiens. Oui, j’aime cet ancêtre dont on me dit : «Hey, c’est toi tout craché.» Je sais que dans ma bonne ville de Toulouse, je ne rappellerai rien à personne. Je n’ai ici pas d’histoire charnelle, mais par bonheur des comparaisons à quelques hommes de lettres bien d’ici. Ce qui me manque ? C’est une hérédité, une langue, un nom, la preuve que je viens de quelque part même si, en vérité, j’ai réussi ma greffe occitane. J’aime quand les gens du Nord me géographient à Marseille à cause de mon accent et je suis sûr alors d’être toulousain."
 
C'est tout simplement, beau
Un p'tit bout de la Kabilie?  par Magyd Cherfi

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Quand on fait taire l'art et la culture

Publié le par Jean Fred

Qu'il est triste de vivre en France aujourd'hui. Pays de la liberté, de la fraternité parait-il. Qu'il est triste de constater qu'une mairie se laisse manipuler par une fange de la population ardemment soutenu par un parti politique lorsque l'on sait que cette fange, soutient des terroristes palestiniens. N'oublions pas qu'à Gaza c'est gangréné par le terrorisme du hamas. Sous couvert de soutenir la population, massacrée par son propre peuple, ils musèlent la liberté....
Un concert du chanteur Amir vient d'être annulé par la mairie de Marseille pour risque majeur d'émeute. Lfi a voulu faire annuler ce concert gratuit en représailles contre Israël. En réalité Lfi fait l'amalgame pour se protéger du fait que ce soit un parti antisémite et ils le démontrent un peu plus jour après jour.
Nous sommes véritablement revenus à un peu plus de 80 ans en arrière. Sous prétexte d'être juif, on a plus le droit de se produire sur scène. Ce fut Barbara Butch et c'est aujourd'hui Amir qui est le chantre de la paix entre les peuples et bien non Amir, tu es juif! tu ne chantera pas gratuitement pour les marseillais. Et ça sera pareil dans le reste du pays.
Quand l'état sera t'il en capacité d'assurer la loi ! d'assurer la sécurité! d'assumer son rôle ?? L'état est le protecteur du peuple français, d'où qu'il vienne, qui que ce soit. Quand l'état assurera t'il au peuple, que la liberté la fraternité et l'égalité peut toujours être au fronton des institutions françaises?
J'ai honte! honte pour mon pays! Bientôt on ressortir l'étoile jaune et on pourra remercier LFi qui comme par hasard ne compte aucun juif dans ses rangs. Mélenchon tu es le chantre de la dégueulasserie nazi. Tu es un nazillon malgré ton grand âge et ta richesse. Tu as toujours trompé ton monde. Tu as une armée de nazillons fachistes qui sont près à se battre pour réduire à néant le juif. C'est ce que veulent les palestiniens dont tu te fous, pourvus qu'ils servent ta cause... je t'accuse de tout cet antisémitisme renaissant au grand jour. S'il le faut je porterais l'étoile jaune, moi qui ne suis même pas juif, par solidarité avec ce peuple qui depuis des siècles ne fait que souffrir, mourir et se relever parce que leur empathie est immense.
Deux sentiments m'étreignent, celui de me battre jusqu'à prendre les armes, et celui de pleurer devant cette misère intellectuelle dans laquelle des français se fourvoient.
Aujourd'hui, je peux dire PAUVRE FRANCE !!
 
Quand on fait taire l'art et la culture

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Génocide ou pas génocide...

Publié le par Jean Fred

Bien que connaissant la réponse à ce titre d'article, puisque je sais ce qu'est un véritable génocide, voici plutôt et de façon documenté, la réalité qui assoit la vérité.  

Selon le Bureau central palestinien des statistiques (PCBS), la population de l'État de Palestine est passée d'environ 5,35 millions d'habitants en 2022 à environ 5,56 millions fin 2025, malgré la guerre à Gaza.

Nous sommes face au seul génocide de la galaxie où le nombre de vivants est supérieur après le génocide qu'avant ! Magique non ?

Essayons de prendre un point de vue encore plus pro-palestinien : l'UNRWA.

Les données de l'UNRWA ne montrent pas un effondrement de la population de Gaza à quelques centaines de milliers d'habitants.

Avant la guerre, l'agence indiquait qu'environ 2,4 millions de personnes vivaient dans la bande de Gaza, dont 1,6 million de réfugiés palestiniens enregistrés.

Dans ses rapports de situation de 2025 et 2026, l'UNRWA continue de raisonner sur une population d'environ 2,1 millions d'habitants à Gaza. Par exemple, elle indique qu'environ 1 million de personnes vivent dans des sites de déplacement sur une population totale de 2,1 millions, ou encore que 1,4 million de personnes sur 2,1 millions résident dans des sites de déplacement.

L'UNRWA précise également avoir distribué une aide alimentaire à plus de 2,1 millions de personnes dans la bande de Gaza en 2025.

Ces chiffres montrent que les organisations internationales continuent d'estimer que la population présente à Gaza est de l'ordre de 2,1 millions d'habitants, contre environ 2,4 millions avant la guerre.

Là encore on peut voir éventuellement les effets d'une guerre et encore d'une petite guerre car la guerre en Ukraine par exemple, si l'on inclut les militaires, les estimations occidentales citées en 2026 évoquent pour l'Ukraine :

125 000 à 150 000 soldats tués ; 525 000 à 625 000 pertes militaires au total (tués, blessés et disparus).

Cyril Chevrot

Voici quelques vidéos sur le sujet sur ma chaine YouTube :

Courte histoire du conflit israélo-palestinien avec Renée Fregosi : https://youtu.be/3S5kCXZp4Ps?is=6ds74ESAPHHz-nzp

Débat que j'ai mené contre un pro-palestinien qui a écrit un livre sur le sujet : https://youtu.be/uFUL2u55YA8?is=LGgrfvePQPFVrjbj

Analyse des massacres du 7 octobre par Céline Pina : https://youtu.be/0skSHjo2ktA?is=GaDoUvnec_c8mm6b

Qu'est-ce que le "Palestinisme" gangrène nos sociétés : https://youtu.be/yfcG9WCNt0o?is=GePXnlgr1hfpzaB6
Comment on nazifie les Juifs, par Yana Grinshpun :
https://youtu.be/Esc6UIpf6pk?is=skkIWouX6zqd1M8_

Débat que j'ai mené sur le conflit israélo-palestinien en début de conflit, après le 7 octobre, contre un docteur en géopolitique : https://youtu.be/wGWSE9fQdNM?is=EUBQ7JYEVie09SCV

Liens entre le grand mufti de Palestine et Hitler : https://youtu.be/2YsjMwAqkFY?is=WN5pUXS-fyyCSheU

Source principale :

Source UNRWA : https://www.unrwa.org/.../unrwa-situation-report-219...

Source Ukraine : https://www.lemonde.fr/.../war-in-ukraine-exceeds-two

Génocide ou pas génocide...

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Je ne suis pas juif par Zohra Bitan

Publié le par Jean Fred

Texte de Zohra Bitan

Pourquoi eux ?
Je ne suis pas née juive. Je ne le serai jamais.
Mais à force de marcher aux côtés de ce peuple, d’écouter son histoire, ses blessures, ses fidélités et ses espérances, j’ai fini par comprendre ce qui me reliait à lui.
Alors voici ma réponse à une question aussi vieille que les exils.  Qu’est-ce qu’être juif ?
Je me suis prise de passion pour ce peuple, comme d’autres se prennent de passion pour d’autres peuples. Mais j’ai toujours su que cette passion-là serait un périple.
Qu’elle ne jouirait ni de la même admiration, ni de la même tolérance que si j’avais préféré un autre peuple. Qu’est-ce qu’être juif ?
Être juif, c’est à la fois un peuple,
une religion,
une culture,
une mémoire,
un destin commun.
C’est aussi un mystère pour beaucoup, et un malentendu pour d’autres. Être juif, ce n’est pas seulement croire en Dieu, ni même aller à la synagogue.
Il y a des juifs pieux,
des juifs athées,
des juifs de gauche,
des juifs de droite,
des juifs en kippa,
des juifs en jeans,
des juifs qui mangent kasher,
et d’autres qui mangent du jambon.
Qu’est-ce qu’être juif ? Ce n’est pas une nationalité. Ce n’est pas une race. Quelle horreur que ce mot.
Ce n’est pas non plus un simple héritage. C’est une appartenance qui traverse les siècles,
les exils,
les pogroms,
les bûchers,
les ghettos,
les chants yiddish,
les repas de Shabbat,
les départs sans retour,
les valises jamais vraiment défaites.
Qu’est-ce qu’être juif ?
C’est Abraham qui quitte sa terre.
C’est Moïse qui ouvre un chemin là où il n’y en avait pas.
C’est Kafka qui étouffe dans son siècle.
C’est Freud qui écoute les rêves.
Et des millions d’anonymes
qui ont porté l’espérance,
la peur, la fidélité, et parfois une étoile imposée par d’autres.
Qu’est-ce qu’être juif ? C’est parfois être vu comme un traître. Ou comme un élu.
Un banquier.
Un révolutionnaire.
Un cosmopolite.
Un communautariste.
Une victime.
Un bourreau.
Une énigme.
Comme si chacun projetait sur les Juifs ses propres fantasmes, ses peurs, ses obsessions.
Qu’est-ce qu’être juif ? C’est porter une mémoire plus ancienne que soi. C’est être convoqué par l’Histoire,
même lorsqu’on ne demande qu’à vivre sa vie.
C’est parfois avoir un passeport et malgré tout une cicatrice. C’est découvrir que certains vous détestent
avant même de vous connaître.
Et aujourd’hui,
dans la mêlée des réseaux,
des conflits,
des cris
et des hashtags,
être juif, c’est encore devoir expliquer qu’ils existent.
Ce n’est pas un gouvernement.
Ce n’est pas un parti.
Ce n’est pas un bloc.
Ce ne sont que des êtres humains.
Qu’est-ce qu’être juif ?
Je suis profondément attachée à mes origines. Elles m’ont construite. Elles m’ont appris l’amour de la famille, le respect des anciens, le sens de la fidélité et la gratitude envers ceux qui nous ont précédés.
Je suis tout aussi passionnément attachée à la France. À son histoire, à sa langue. À sa culture et
sa République.
À cette promesse selon laquelle un homme ou une femme ne se définit jamais seulement par ses origines, mais aussi par les valeurs qu’il choisit de servir.
Je ne renie rien de ce que je suis. Je n’ai jamais eu besoin de renoncer à une identité pour en comprendre une autre.
Je ne suis pas juive. Je suis née dans une autre histoire. Sous un autre héritage. Dans une famille musulmane qui m’a appris l’amour des siens et la gratitude envers la France.
Je ne suis pas juive. Pourtant, chaque fois que les Juifs sont désignés parce qu’ils sont juifs, quelque chose en moi se lève. Peut-être parce qu’un peuple qui doit sans cesse justifier son existence finit par parler à tous ceux qui refusent l’injustice. Peut-être parce que leur histoire dit quelque chose de l’humanité tout entière.
Alors si un jour l’Histoire recommençait à désigner les Juifs, je choisirais leur camp. Sans hésiter.
Celui de ceux que l’on persécute pour ce qu’ils sont.
Parce que la mémoire est une exigence.  Parce que l’indifférence est une lâcheté.
Et parce que lorsqu’un peuple est désigné, non pour ce qu’il fait, mais pour ce qu’il est,
le devoir des autres est de se tenir à ses côtés. La mémoire n’est pas faite pour les commémorations.
Elle est faite pour choisir son camp avant qu’il ne soit trop tard.

 

 

Je ne suis pas juif par Zohra Bitan

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l'usine, les jardins ouvriers, et les laborieux

Publié le par Jean Fred

Aussi étrange que ce soit, la mémoire dévoile des morceaux de notre propre passé et même s'il n'est pas si lointain que ça. Ces mots de Bernard Lavilliers me parlent vraiment. La mémoire ouvrière, je l'ai connu par mon grand- père en Lorraine. Là bas aussi c'était un pays de mine.
" Tous les ouvriers des grandes usines de l'acier ou de la mine venaient de la campagne alentour, ou de l'autre bout du monde connu.
C'était une époque où le travail était considéré comme une sorte d'honneur. C'était une époque où le chômage était mineur et très mal vécu. C'était une époque paternaliste où les cent familles qui dirigeaient l'Europe avaient bâti des villes où l'on était logés, nourris, blanchis et même enterrés.
Alors, dans leur grande mansuétude, les maîtres de forges donnèrent des bouts de jardin, de petites parcelles à ces anciens paysans pour prendre l'air le dimanche, les soirs d'été après leurs dix heures de travail quotidien.
Ils rivalisaient de beauté et d'organisation, faisaient des concours de salades romaines ou de légumes exotiques en espaliers sur les cinquante mètres qui leur étaient généreusement prêtés.
des mains de charbon et d'acier, des mains calaminées, lavées indéfiniment à la fameuse pâte Arma. Courbés sur leurs semis, habillés de vieux bleus de travail usés et délavés dans la chaleur des soirs d'été.
j'entendais de grands rires et des secrets de germination bien gardés. le soir tombant, ils restaient encore un peu, comme à la campagne et nettoyaient les bêches, les râteaux et les houes faites du même acier que les canons.
Concours de boules lyonnaises, sans oublier le beaujolais qui pour quelques-uns, composait une mélodie sinueuse qui le ramenait à la maison beaucoup plus tard dans l'appartement silencieux déjà. Une peu d'air, de soleil, de création dans une vie à la chaîne chronométrée.
Le sourire de ces travailleurs précis, leur donnait un côté enfantin et farceur.
Voilà ce que je peux dire quand je vais bousculer mes souvenirs d'enfant.... Près du carreau des mines... "
 
Bernard Lavilliers
l'usine, les jardins ouvriers, et les laborieux

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"Je veux un gouvernement qui nous ressemble"

Publié le par Jean Fred

Bally Bagayoko vient de prononcer un discours qui mérite qu'on s'y arrête. Outre le fait qu'il vient de nous prouver qu'il était un menteur invétéré, en affirmant avoir voté François Mitterrand pour ses deux élections, alors qu'il avait 8 et 15 ans... 
Il y explique avoir besoin d'un gouvernement "capable non seulement de nous rassembler, mais aussi de nous ressembler".
Pas un mot sur l'économie, le logement, la sécurité ou l'école. L'intégralité du propos tourne autour d'une seule idée, la représentation par l'origine.
Ce glissement mérite d'être pris au sérieux, parce qu'il change la nature même du débat politique. Un discours qui promettait autrefois de faire, de baisser les impôts, de créer des emplois, de réformer une administration, cède la place à un discours qui célèbre simplement d'être.
On est fier non pas de ce qu'on accomplit, mais de la couleur de peau ou de l'origine géographique qu'on partage avec l'orateur.
Imaginez un instant qu'un responsable politique blanc tienne exactement le même discours en inversant les termes, appelant à un gouvernement qui lui ressemble racialement. Le scandale serait immédiat et unanime. Ici, le procédé passe presque inaperçu.
Le plus révélateur, c'est ce que ce type de discours ne dit jamais.
Aucune proposition sur la fiscalité, aucun arbitrage budgétaire, aucune vision économique. Juste un combat contre l'extrême droite, érigé en seul horizon politique, et une célébration de la diversité comme fait accompli plutôt que comme force productive.
On n'aborde jamais l'immigré pour les compétences qu'il apporte, on devrait simplement célébrer sa venue.
C'est un vrai tournant dans la rhétorique de la gauche française, un abandon progressif du terrain économique et social au profit d'un registre identitaire calqué, presque trait pour trait, sur celui qu'elle prétend combattre chez ses adversaires.
Bally Bagayoko n'est pas un accident isolé. Il est le symptôme le plus clair d'une gauche qui a cessé de parler d'idées pour ne plus parler que d'identité.
 
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Génocide? où? la taqiyya "Dissimulation"

Publié le par Jean Fred

Le « génocide » à Gaza : la supercherie du siècle, nourrie par la taqiyya arabe, par Jean Vercors

Le récit du « génocide palestinien » est la plus grande escroquerie médiatique et morale de notre époque. Une fable propagée avec un cynisme absolu par des activistes, des médias complaisants et des organisations internationales capturées, qui repose sur un mélange toxique de mensonges délibérés, de chiffres manipulés et d’une culture de la dissimulation que quiconque connaît le monde arabe reconnaît immédiatement : la **taqiyya**.  "signifie: la dissimulation"

Depuis le 7 octobre 2023, Hamas – ce groupe terroriste islamiste dont la charte appelle explicitement à la destruction d’Israël – a lancé une attaque barbare, massacrant 1 200 personnes, violant, torturant et prenant des otages. Réponse d’Israël : une campagne militaire ciblée contre une organisation qui a transformé Gaza en forteresse souterraine et en bouclier humain géant. Résultat ? Des milliers de morts palestiniens, certes tragiques, mais loin, très loin d’un « génocide ».

Regardez les chiffres, pas les slogans. La population de Gaza a explosé ces dernières décennies : de quelques centaines de milliers en 1967 à plus de 2 millions aujourd’hui, avec des taux de croissance parmi les plus élevés au monde. Même après des mois de combats intenses, les estimations varient, mais plusieurs sources sérieuses montrent une population stable ou en légère baisse due aux combats, pas à une extermination systématique. Un « génocide » qui fait doubler la population en 25 ans ? Allons. C’est une insulte à l’intelligence et à la mémoire des vrais génocides du XXe siècle.

Hamas, lui, assume sa stratégie : tunnels sous les hôpitaux et les écoles, roquettes tirées depuis les toits des maisons, refus des abris pour sa propre population. Des rapports militaires, des admissions de dirigeants du Hamas eux-mêmes et des analyses indépendantes le confirment : ils utilisent les civils comme boucliers humains pour maximiser les images choc destinées à la une de CNN et Al Jazeera, francetv. C’est de la propagande de guerre 2.0, financée par l’Iran et relayée par une gauche occidentale qui a troqué la raison contre le culte du « opprimé ».

Et la **taqiyya** dans tout ça ? Cette doctrine islamique autorisant la dissimulation et le mensonge face à l’ennemi n’est pas une invention islamophobe. Elle fait partie intégrante de certaines traditions chiites et s’est généralisée dans la pratique politique arabe moderne. Nier la réalité, gonfler les chiffres, inverser les rôles (agresseur en victime), c’est la recette classique. Hamas ment sur les victimes civiles, gonfle les totaux, cache ses combattants parmi les populations, et le monde avale tout. Quiconque a étudié la culture politique du Moyen-Orient sait que la vérité est souvent la première victime.

Israël, petite démocratie assiégée, respecte plus le droit international que n’importe quel acteur dans cette région : avertissements avant frappes, corridors humanitaires, efforts inédits pour minimiser les dommages collatéraux face à un ennemi qui rêve de recommencer le 7 octobre « encore et encore ». Pendant ce temps, les vrais génocides – Yézidis, chrétiens d’Orient, Ouïghours – passent à la trappe. Sélectivité qui pue l’antisémitisme recyclé.

Le « génocide à Gaza » est une supercherie contemporaine parce qu’elle sert un agenda : délégitimer l’État juif, excuser le terrorisme islamiste et maintenir une narrative victimaire qui empêche toute paix réelle. Les Arabes palestiniens ont rejeté toutes les offres de paix depuis des décennies. Leur leadership préfère les martyrs et les subventions qataries aux écoles et à la prospérité.

Il est temps de dire la vérité brute : Israël se défend contre une idéologie totalitaire qui instrumentalise sa propre population. Les morts civils sont une tragédie voulue par le Hamas, pas par Tsahal. La supercherie s’effondre sous le poids des faits. Ceux qui la propagent sont soit ignorants, soit complices. L’Histoire, elle, ne ment pas. Et elle jugera sévèrement les propagandistes de cette grande imposture.

Génocide? où?  la taqiyya "Dissimulation"

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