Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

rima hassan telle qu'elle est

Publié le par Jean Fred

voici une vidéo très intéressante pour les gens en quête de vérité sur ceux que l'on peut accuser ou sur ceux qu'on encensent alors qu'ils ne sont que mensonges et non de cesse de faire de la propagande. Il s'agit ici d'une députée européenne lfi, rima hassan pour ne pas la nommer. Cette usurpatrice de vérité. Voyez comme en parle, un homme qui se trouve être, comme elle, un réfugié syrien et qui connait bien l'histoire de son pays, l'histoire de son peuple qui autres que les syriens eux mêmes, est composé de palestiniens, palestiniens de Syrie dont se fout totalement, rima hassan.....
la vérité est toujours bonne à dire. merci à ceux qui diffusent ce genre de vidéo explicative, qui rétablie ce que peuvent être, certaines personnes qui n'ont de cesse que de salir et faire la propagande antisémite par exemple, mais en ce qui concerne rima hassan, rassurez vous, elle n'aime pas plus les juifs que les catholiques ou même des athées. Elle n'aime qu'elle même, son peuple d'origine, les syriens sait elle encore qu'ils existent? On pourrait gravement en douter. 
 
 

Voir les commentaires

le courage c'est ça

Publié le par Jean Fred

Parce que chanter en public pour une femme, est interdit en Iran et ça peut lui valoir, l'emprisonnement, le viol, la torture, la mort... Oui le courage c'est ça 

https://x.com/Limportant_fr/status/2010608941764432019?s=20

 

 

Voir les commentaires

Sfar? c'est un nom arabe?

Publié le par Jean Fred

TEXTE DE 2016
Sfar, c’est arabe ?
Il y a très peu de Sfar de religion juive. La plupart des gens qui portent mon patronyme sont musulmans et viennent de Tunisie. Pour cette raison sans doute, et aussi par la forme de mon visage (olivâtre, pas franc, nez busqué, bouche lippue ), mes chauffeurs de taxi croient presque systématiquement que je suis musulman. Depuis vingt ans.
Parfois, lâchement, je laisse croire que je suis musulman, ou je ne précise pas.
Lorsque mon chauffeur est sympathique et ouvert, j’ose raconter que je suis juif. Je précise naturellement que je suis un juif moitié berbère moitié ukrainien, né en France. Car je sais que la conversation va finir par tomber sur Israël et je suis d’ordinaire, courageux mais pas téméraire. Puis si on parle d’Israël je dis invariablement que j’ai de la famille là-bas, et que j’ai peur pour eux, mais que mes compétences ne me permettent pas de trop discuter politique.
Ce qui est certain, c’est que depuis vingt ans, lorsque le chauffeur arbore les signes extérieurs de l’embrigadement religieux, je n’insiste pas sur mes origines. Pardon, je le redis en langage intelligible : quand mon chauffeur est sympa et souriant et vêtu comme moi, c’est à dire blouson ou veste et barbe pas trop longue, je m’autorise à dire que je suis juif. Mais lorsqu’il s’agit d’un chauffeur avec longue barbe, sourcils froncés, calot blanc et stigmates bleus sur le front, je préfère passer pour un musulman comme les autres. Pour voyager sans polémique inutile. Sauf hier.
Et hier je me suis aperçu que j’ai eu tort, pendant vingt ans, de fermer ma gueule.
Hier le chauffeur avait toute la panoplie du religieux : un vêtement blanc, une très longue barbe, et une dégaine vraiment pas commode. Et au bout de deux minutes il m’a expliqué que l’attaque du commissariat du 18e était un coup du Mossad. Et avant que je déglutisse il me racontait également que le Bataclan avait été fomenté par Manuel Valls qui est téléguidé par Israël. Parce que le gouvernement français est gangréné par Israël. Et que c’est un stratagème pour créer un état fort afin de…
-Afin de quoi ?
Merde. Là, il s’est demandé si j’étais un bon Sfar ou pas. J’ai pensé à mon ami Nouri Jarjir qui me dit qu’il ne faut jamais laisser passer une connerie. Nouri et moi sommes de la même obédience : celle qui n’a jamais sur faire la différence entre un juif et un arabe. Celle qui pense qu’on a le droit de défendre la Palestine même quand on est juif. Celle qui pense que ça n’est pas parce qu’on est musulman qu’on doit cautionner des meurtres au couteau. Nouri me dit qu’il entend des conneries nuit et jour, dans les deux camps, dans TOUS les camps, provenant de personnes mal informées ou embrigadées. Et Nouri me dit qu’étant donnée la situation, lui, il ne laisse jamais rien passer. Alors dans un œcuménisme digne des films les plus larmoyants de mon (autre) ami Alexandre Arcady, je me dis que si Nouri prend des risques, je dois en prendre aussi.
Je fais un grand sourire, et je demande à mon chauffeur si vraiment il croit un mot de ce qu’il vient de dire. Et là il se produit une chose extraordinaire. Au lieu de développer, il saute du coq à l’âne dans un phénoménal salto de côté façon Nadia Comanecci. Il me dit « Monsieur bien sûr je comprends pas les fous qui font le Jihad, mais parfois, quand je vois certains films, les israéliens, j’ai envie de prendre les armes et de tous les tuer ».
-Quels films ?
-Plein.
-Je ne les ai pas vus.
-Plein. Sur l’ordinateur. Hier encore. Vous avez pas vu ? Il y a un palestinien, il est déjà blessé, il est attaché dans une pièce, et les juifs, pardon, les israéliens, ils rentrent à six dans une pièce avec des rangers et ils commencent à lui taper sur la tête avec leurs rangers. Sur la tête vous comprenez. Et ils arrêtent pas de taper tant que le type il est pas mort.
-Monsieur.
-Quoi ?
-Votre film, d’où vous savez qu’il est vrai ?
-Je sais pas.
- Monsieur, je ne m’y connais pas plus que vous. Je suis juif mais je n’ai pas d’informations particulières sur Israël. Mais j’y ai des amis, de la famille. Je vois à peu près qui on envoie à l’armée en Israël. Il y a de tout. Il y a des braves gens et aussi des sales cons, comme dans toutes les armées. Il y a aussi des militaires très jeunes, et qui peuvent faire des choses parfois inexcusables. Mais je ne crois pas que le film dont vous parlez soit vrai. Et je ne crois pas non plus à un gouvernement français qui ferait intentionnellement abattre 130 jeunes français pour instaurer un état militaire afin de…je ne sais pas quoi ? Afin de vider la Syrie de ses réfugiés, de les installer ici ? de créer un grand Israël dans un Proche Orient vitrifié. Vous croyez ce que vous dites ?
-Je sais pas. Moi je sais pas. Je répète juste ce que m’a dit un ami et lui il connaît.
-Il connaît d’où ?
-Il connaît des gens.
-Vous vexez pas, mais j’y crois pas. Monsieur. Pour de vrai, vous y croyez aux conneries que vous venez de me dire ? (je dis tout ça avec un grand sourire et sous le ton de la blague)
Et là un miracle se produit, mon chauffeur se met à rire. Je vous jure que c’est le plus joli rire que j’ai jamais entendu, c’est le rire de quand on se sent con. Et là il me dit une chose très juste.
-Monsieur, y a des morts partout, je me demande juste c’est qui les méchants et ce qu’il faut faire.
Et moi, face à un semblable qui se marre et qui doute, je me sens redevenir humain, et soudain je suis inspiré par une sorte d’espoir christique, je me dis que puisqu’on est tous aussi cons, on va peut être devenir amis, alors je lui réponds ce qu’il est possible de répondre dans ces cas là :
-Monsieur, imaginez que les israéliens veuillent massacrer au fusil TOUS les palestiniens. Imaginez que DEMAIN, TOUS les israéliens prennent un fusil et décident de faire un massacre, y aura combien de morts à votre avis ?
Il se marre mais il ne comprend pas où je veux en venir, à vrai dire moi non plus à ce moment, mais bon, je suis ému.
-Monsieur, ça fait quelle taille Israël ?
-Le Grand Israël ?
-Non, celui là existe juste dans la tête d’Alain Soral et de Donald Trump. Le vrai pays du vrai monde, dominé par des juifs et qui s’appelle Israël a la taille des Alpes Maritimes. Et il est par endroit moins large que douze kilomètres. Alors même si ce pays était plein de connards sanguinaires qui fument du crack et décidaient de commettre un bain de sang, ça ne serait jamais le lieu où l’on tue le plus de musulmans sur la planète.
-Je ne comprends pas.
-Je veux vous dire que ni les israéliens ni les palestiniens n’ont le pouvoir de changer seuls leur destin. Qu’on le veuille ou non, les arabes et les juifs de là bas se sont trouvés livrés à eux mêmes à la fin de l’empire ottoman, puis à la fin du mandat anglais. Et ils démontrent depuis soixante ans leur incapacité à vivre ensemble, avec les conséquences tragiques que l’on sait. Et sans qu’aucun des pays voisin n’ait le moindre désir que ça change. Car cette situation ne changera que lorsque la région entière le souhaitera. Monsieur, mon sentiment c’est que depuis soixante ans, on a vu des pays arabes dirigés par des dictatures qui ont adoré dire que tous les problèmes du monde étaient soit de la faute d’Israël, soit du Mossad. Vous vous rappelez, il y a trois ans, quand un journal égyptien a raconté que le Mossad téléguidait des requins pour aller manger des égyptiens ?
Là, il se marre.
-Ce que j’essaie de vous dire, c’est qu’on parle d’un petit pays, où c’est vraiment la merde, par manque de confiance et par manque d’espoir, et sans doute par lâcheté politique dans les deux camps, et par haîne aussi. Mais la situation israélienne suffit à vous rendre aveugle au fait que les plus grands bourreaux des musulmans aujourd’hui sont des musulmans ? Vous voyez où on est, avec les chiites et les sunnites ?
-Oui mais attendez, Daesh, c’est les américains !
-Que voulez-vous dire ?
-Daesh, c’est pas l’Islam. Ils ont été mis là par les américains pour…
-C’est encore une info de votre copain ?
-Ha ! ha ! je sais pas mais tout le monde le dit.
-Alors je vais vous dire. Je suis un peu d’accord avec vous. Mais pas comme vous le dites. Si vous me dites qu’il y a un complot américain pour instaurer un califat, je sors de ce taxi tellement c’est con. En revanche oui, l’intervention en Iraq a été de la merde. Et les américains ont tout cassé là bas et ont laissé les cadres de l’armée de Saddam Hussein dans la nature. Alors oui, si vous laissez ces types là libres de nuire avec des armes et des restes d’autorité, ils vont jamais rendre les armes, et ils vont chercher n’importe quoi pour reprendre du pouvoir. Je suis d’accord avec vous, les créateurs de DAESH n’étaient probablement pas de grands religieux à la base, ça devait être des enfants mutants du baassisme cherchant à se refaire dans une nouvelle idéologie à la mode. Oui, si vous me dites que les interventions occidentales ont précipité le merdier, je suis d’accord.
-Ah, vous voyez, on est d’accord.
-Monsieur, on ne peut pas être d’accord puisque ni vous ni moi on ne sait rien. Je suis juste un couillon dans un taxi et, ne vous vexez pas, mais vous êtes juste le couillon qui conduit le taxi.
-Ha ! Ha ! Ha ! Alors on fait quoi ?
-Mais qu’est ce que vous voulez qu’on fasse ? On est ici, en France, et on n’a pas davantage d’informations que les autres. Simplement, je crois pas que vous mettre en colère derrière internet, ça va amener la paix.
-Je vous jure monsieur, une fois j’en ai eu des israéliens dans mon taxi, c’était des crèmes, monsieur ! ils étaient gentils, ils parlaient arabe, ils m’ont dit « nous on veut une Palestine libre et des juifs qui sont copains »
-Je peux pas vous dire. Je suis pas israéliens. Je connais quelques israéliens. Beaucoup même. Il y en a des géniaux. Et il y a aussi de vrais gros cons. Comme partout quoi. Je ne cherche pas à vous convaincre de quoi que ce soit de politique, je dis juste que vous n’imaginez pas à quel point, dans chaque coin du monde, les citoyens sont faibles et ne peuvent pas grand chose pour infléchir la politique de leur pays. Et vraiment, face à ces deux populations en Israël et en Palestine qui se haïssent parfois si fort, ou qui se craignent ; bien malin celui qui sait comment faire baisser les tensions.
-Nous, on n’a pas ces problèmes, monsieur. La vraie merde, c’est qu’avec ces attentats de merde on a plus de clients.
-Je suis désolé pour vous. Car je suis auteur de bandes dessinées. Et si les chauffeurs de taxi n’ont plus d’argent, ils vont plus pouvoir acheter des bandes dessinées à leurs enfants, et moi je vais mourir de faim.
-Ha ! Ha ! Ha ! C’est la faute aux fils de pute de Uber.
-On en parlera une autre fois car je roule aussi parfois en Uber.
Et là il était explosé…de rire. Et j’ai regretté, depuis vingt ans, de n’avoir pas discuté ouvertement avec tous mes chauffeurs de taxi.
JOANN SFAR

Voir les commentaires

L'Europe est-elle démunie face à Trump...

Publié le par Jean Fred

Non l’Europe n’est pas condamnée à la passivité et à la soumission. Non, nous ne sommes pas sans pouvoir face aux Etats-Unis. Non, aucune fatalité ne pèse sur nous. C’est d’abord une question de volonté politique.
L’Union européenne a des leviers importants, économiques, commerciaux, réglementaires, diplomatiques. Il convient de le rappeler à une Administration américaine qui ne comprend que le rapport de forces.
En cas d’attaque sur le Groenland, l’Union européenne pourrait recourir à un large panel d’actions non-militaires dévastatrices pour l’économie américaine. Voici quelques exemples:
1. Déclencher le mécanisme anti-coercition permet de prendre rapidement des mesures fortes comme des droits de douane ou l’exclusion d'entreprises américaines du marché européen.
2. Appliquer immédiatement les sanctions maximales prévues dans le Digital Services Act contre les grandes plateformes américaines (amendes allant jusqu’à 6% de leur chiffre d’affaires mondial) qui sont très dépendantes du marché européen
3. Restreindre nos exportations stratégiques sur les produits dont les Etats-Unis ont absolument besoin comme les produits pharmaceutiques ou les machines essentielles à la production de semi-conducteurs par exemple
•
4. Instaurer une préférence européenne stricte sur tous les achats d’armement sur le continent (les acquisitions européennes de matériel militaire américain représentent plus de 68 milliards de dollars en 2024.)
D’autres actions sont possibles. La responsabilité de nos dirigeants est de les préparer en amont, d’annoncer dès maintenant que nous sommes prêts à réagir si le Groenland est attaqué et de bien faire comprendre que nous ne nous contenterions pas de nous lamenter.
Pas pour provoquer le conflit. Pour dissuader Trump de le faire.
Par-delà le Groenland, j’espère qu’il est clair désormais pour tout le monde que toutes nos politiques publiques doivent œuvrer à construire l’indépendance européenne. Et ce dans tous les domaines : militaire et numérique, énergétique et technologique…
La bataille de la souveraineté européenne est la grande bataille de notre temps.
 
Raphaël Glucksmann 

Voir les commentaires

The Nakba "Catastrophe"

Publié le par Jean Fred

Nakba signifie catastrophe. Il fait référence au déplacement des Arabes pendant la guerre de 1948. Ce déplacement était réel. Les gens ont perdu des maisons. Des vies ont été perturbées. Rien de tout cela n'est à débattre. ce fut une véritable catastrophe pour les arabes de Palestine en l’occurrence. 
Ce qui fait débat, c'est l'histoire que les gens racontent sur la raison pour laquelle la Nakba est arrivée.
La Nakba n'est pas arrivée parce que les Juifs se sont réveillés un jour et ont décidé que les Arabes devaient partir. C'est arrivé en pleine guerre. Une guerre qui a commencé après que les dirigeants arabes aient rejeté la partition et choisi le conflit plutôt que la coexistence. 
Cette partie est importante.
L'ONU a proposé deux États. Les dirigeants juifs l'ont accepté. Les dirigeants arabes l'ont rejeté. Les combats ont commencé tout de suite. Quand Israël a déclaré l'indépendance, les États arabes voisins ont envahi avec l'objectif déclaré d'éliminer l'État juif. Ce n'était ni vague ni accidentel. C'était explicite.
Les guerres créent des réfugiés. Surtout des guerres lancées avec des promesses de victoire totale.
Alors pourquoi les gens ont-ils fui ? Pas pour une seule raison simple, peu importe à quel point les gens en veulent une.
Certains se sont enfuis parce que les combats ont éclaté et que la vie quotidienne s'est effacée. C'est ce que font les civils dans les guerres, partout. Certains ont fui parce que les dirigeants locaux sont partis tôt, et quand les dirigeants disparaissent, les gens paniquent. Certains sont partis parce que les dirigeants arabes et les émissions de radio ont exhorté les civils à évacuer temporairement, promettant de revenir une fois les Juifs vaincus. Cette promesse a mal échoué.
Et oui dans certains endroits les expulsions ont eu lieu. La guerre est chaotique. Les civils souffrent. Quiconque prétend le contraire n'est pas honnête. Ce qui ne s'est pas passé, c'est un plan coordonné pour éliminer les Arabes en tant que peuple.
C'est là que la revendication du génocide s'effondre.
Environ 150 000 Arabes sont restés en Israël après la guerre. Ils sont devenus citoyens. Aujourd'hui, leurs descendants comptent plus de deux millions. Ils votent. Ils servent au parlement. Ils siègent à la Cour suprême. Ils pratiquent la médecine. Ils font partie de la société israélienne.
Ce n'est pas à ça que ressemble un génocide.
Voici la partie qui a tendance à être glossée parce que ça complique l'histoire.
Après la guerre, les États arabes ont fait un choix. Au lieu de réinstaller les réfugiés, ils les ont gardés apatrides. La citoyenneté a été refusée. Les camps sont restés. Le statut de réfugié a été transmis aux enfants et petits-enfants.
Ce n'était pas de la compassion. C'était une décision politique.
Toute autre crise majeure des réfugiés du XXe siècle a été résolue. Les Allemands expulsés d'Europe de l'Est. Hindous et musulmans pendant la partition. Juifs expulsés des terres arabes.
Et oui les juifs ont été expulsés aussi. Environ 850 000 Juifs ont été chassés des pays musulmans après 1948. Des maisons perdues. Propriété saisie. Communautés effacées. Israël les a absorbés. Pas de camps. Pas de statut de réfugié hérité. Ils se sont reconstruits parce qu'ils le devaient.
La différence n'était pas la morale. C'était des choix.
L'UNRWA n'existe que pour les Palestiniens et fonctionne à la différence de tout autre système de réfugiés. Le statut de réfugié est hérité. La réinstallation n'est pas le but. La crise est préservée. Ce n'est pas arrivé par accident.
Donc quand la Nakba est utilisée comme preuve qu'Israël est illégitime, ce n'est rien de plus une arme politique.
La Nakba décrit un résultat. Cela n'efface pas les décisions qui y ont mené.
Vous ne pouvez pas commencer une guerre, la perdre, rejeter tous les compromis après, puis prétendre que l'histoire vous est arrivée.
Reconnaître cela ne nie pas la souffrance palestinienne. Ça explique pourquoi la souffrance palestinienne n'a jamais cessé.
 
The Nakba and Palestinian Refugees 75 Years On: Why They Still Matter |  Middle East Institute

Voir les commentaires

Les chiffres de Gaza

Publié le par Jean Fred

Les chiffres des pertes humaines à Gaza sont les plus scrutés et les plus commentés de tous les conflits de ce siècle. Comme pour tout conflit, le bilan réel est intrinsèquement incertain, et aucune donnée ni analyse ne peut échapper à ces limites. Cette analyse tient compte de cette incertitude. Néanmoins, sur la base de toutes les données et preuves disponibles, elle offre ce que je considère comme l’estimation la plus raisonnable et la plus fiable du nombre de morts à Gaza à ce jour.
Au 4 décembre 2025, le ministère de la Santé, dirigé par le Hamas, a annoncé que 70 125 personnes avaient été tuées à Gaza depuis le 7 octobre. Au cours des deux dernières années, le ministère de la Santé a publié douze listes officielles de victimes, la plus récente datant du 4 août. Bien qu'il ait corrigé les erreurs manifestes telles que les doublons et les fausses identifications, les problèmes fondamentaux persistent : absence d'identification des combattants, absence d'indication de la cause, du lieu et de la date du décès, et aucun effort pour distinguer les décès naturels, la mortalité infantile, les décès imputables à Tsahal ou ceux imputables au Hamas.
Cette analyse repose sur un examen approfondi de toutes les listes de victimes publiées par le Hamas et de toutes les études et enquêtes majeures sur les victimes à Gaza. Les listes du Hamas présentent au mieux une réalité édulcorée, où omissions, inclusions et manipulations structurelles délibérées masquent la véritable nature des victimes de la guerre à Gaza. Le Hamas a une longue tradition de manipulation des données relatives aux victimes, principalement en minimisant systématiquement le nombre de combattants tués et en présentant la quasi-totalité des décès comme étant des décès civils. (Contrairement à certaines affirmations, Israël ne considère pas les chiffres du Hamas comme exacts.) La méthodologie appliquée ici permet de corriger cette distorsion et d'obtenir une estimation plus fiable. Le graphique ci-dessous résume les conclusions de cette dernière évaluation :
Image
Tableau 1 : Estimation des victimes à Gaza par attribution (7/10/2023 – 4/12/2025)
Analyse du chiffre principal du Hamas
Le chiffre principal avancé par le Hamas, soit 70 125 morts, est présenté comme si chaque décès était imputable à l’armée israélienne. Or, deux ans après le début du conflit, il est indéniable que des décès de causes naturelles sont inclus dans ce total, même si leur nombre exact est inconnu. Les données antérieures au 7 octobre, publiées par le Bureau central palestinien des statistiques (BCPS), montrent que Gaza enregistre en moyenne environ 6 000 décès de causes naturelles et 800 décès infantiles par an. Pendant les dix-huit premiers mois suivant le 7 octobre, le Hamas a insisté sur le fait que chaque nom figurant sur ses listes représentait une victime de guerre. Ce n’est qu’en avril 2025 qu’il a discrètement reconnu le contraire. Après avoir retiré une série de noms des listes, Zaher al-Wahidi, du ministère de la Santé du Hamas, a admis à Sky News que « beaucoup de gens… sont morts de mort naturelle ».
Malgré cette reconnaissance, le Hamas n'a jamais publié de liste distincte des décès de causes naturelles. Si une telle liste existait, le Hamas aurait tout intérêt à la publier, car cela augmenterait le nombre total de décès officiellement recensés et conforterait l'idée que tous les décès figurant sur sa liste publique étaient liés à la guerre. L'explication la plus simple de son absence persistante, même des mois après le cessez-le-feu, est que cette liste n'existe tout simplement pas, car ces décès n'ont jamais été distingués.
De nombreux éléments prouvent que des décès non liés à la guerre sont inclus. Parmi les cas documentés figurent des décès dus à des accidents et à des maladies, dont beaucoup ont été confirmés par des enquêtes approfondies sur les réseaux sociaux. Une enquête sur la mortalité menée en juillet 2025 par Médecins Sans Frontières (MSF) a révélé que seulement 75 % des décès étaient dus à des blessures de guerre. Bien que l'échantillon de l'enquête ne soit pas représentatif de l'ensemble de Gaza, le nombre important de décès de causes naturelles est évident. La conclusion logique est claire : le Hamas a gonflé sa liste de décès en y incluant la quasi-totalité des décès survenus à Gaza et en les attribuant à Israël. Pour cette analyse, j'estime qu'environ 11 000 décès de causes naturelles figurent sur les listes du Hamas après 26 mois, un chiffre inférieur aux prévisions statistiques de 13 000 à 14 000. Cela s'explique par le fait que certains décès n'ont probablement jamais été enregistrés et que le Hamas a apparemment retiré une petite partie des données en 2025.
Il est difficile de distinguer les décès de causes naturelles des listes de victimes du Hamas, car le profil de mortalité à Gaza avant la guerre est très atypique. Selon le Bureau central des statistiques (PCBS), les décès de causes naturelles avant la guerre se répartissaient de manière égale entre les personnes de moins de 65 ans et celles de 65 ans et plus. Cela reflète la population extrêmement jeune de Gaza, qui présente un taux de mortalité naturelle de seulement 2,9 pour 1 000, un taux remarquable qui la place au 225e rang sur 229 pays et territoires. Parmi les décès de causes naturelles estimés pendant la guerre, au moins la moitié concerneraient donc des personnes de moins de 65 ans ou seraient liés à la mortalité infantile. Le dernier bilan des victimes établi par le Hamas suggère que des décès de causes naturelles chez les personnes âgées sont inclus : les personnes de 65 ans et plus représentent 7,1 % des décès recensés, soit 2,4 fois leur part dans la population de Gaza, qui n’est que de 3 % selon le Bureau central des statistiques (PCBS).
On estime qu’un millier de décès supplémentaires peuvent raisonnablement être attribués à des erreurs et des anomalies. La liste du Hamas fait encore apparaître des personnes tuées lors de conflits précédents, des individus mal identifiés et des patients atteints de cancer qui ont quitté Gaza mais ont été ultérieurement comptabilisés comme décédés. Bien que la plupart des erreurs manifestes semblent avoir été corrigées, une marge d’erreur de 1 à 2 % demeure probable, et comme le Hamas refuse de fournir la cause, le lieu ou la vérification du décès, ces erreurs restent dissimulées.
Après avoir exclu les décès de causes naturelles et les anomalies, on estime à 58 125 le nombre de décès liés à la guerre depuis le 7 octobre.
Tous les décès survenus à Gaza en temps de guerre ne sont pas imputables à Israël, comme le démontre une documentation abondante. Une part importante résulte des violences perpétrées par le Hamas lui-même et de l'effondrement de l'ordre intérieur, notamment les exécutions de personnes soupçonnées de collaboration et de pillage, les affrontements meurtriers autour des convois humanitaires, les tirs fratricides et les roquettes perdues tombant à l'intérieur de Gaza. Selon les estimations, 10 à 20 % des plus de 10 000 roquettes lancées depuis le 7 octobre ont manqué leur cible, nombre d'entre elles atterrissant probablement dans des zones peuplées.
Le Hamas a tué 12 travailleurs humanitaires de GHF en juin 2025, et de nombreux décès de demandeurs d'aide imputés à Israël se sont avérés par la suite être dus au Hamas. Le Hamas a tué 20 membres d'un gang rival en novembre 2024 et 50 autres en juin 2025, parmi de nombreux exemples documentés. Des observateurs indépendants ont recensé des dizaines d'incidents de ce type commis par le Hamas et son unité Al-Sahm (voir ici et ici). Même après le cessez-le-feu, de nombreux décès ajoutés au bilan des victimes du Hamas ont été causés par des violences internes, comme les 32 membres de gangs rivaux tués le 13 octobre.
Ces éléments, pris ensemble, étayent l'estimation d'environ 4 000 Gazaouis tués par le Hamas ou d'autres acteurs internes. Ce chiffre est plus approximatif que d'autres dans l'analyse, mais il reflète une tendance constante, apparue au début du conflit lorsque les tirs de roquettes étaient les plus intenses, puis évoluant vers une escalade des violences internes. Ces décès sont liés à la guerre, mais non imputables à Israël et doivent être dissociés de tout décompte précis des pertes de Tsahal. En les soustrayant du total ajusté, on obtient environ 54 125 morts de guerre.
Réintégration des morts de combattants portés disparus
Tsahal indique qu'environ 25 000 combattants du Hamas ont été tués depuis le début du conflit, un chiffre récemment confirmé par le président Trump. Ce chiffre inclut les victimes des attentats du 7 octobre en Israël, les 20 000 morts à Gaza jusqu'au début de 2025, et plusieurs milliers d'autres depuis. Au vu de l'effondrement manifeste des capacités militaires du Hamas et de la nécessité de recruter 15 000 nouveaux combattants, cette estimation de Tsahal est crédible. Elle représente environ la moitié des forces combinées du Hamas et du Jihad islamique palestinien avant-guerre, et environ 38 % de leurs effectifs totaux en tenant compte des nouvelles recrues et des groupes affiliés.
L'analyse démographique des pertes du Hamas confirme cette évaluation. Les dernières données révèlent un ratio frappant de 3 hommes pour 1 femme en âge de combattre parmi les morts : 32 690 hommes âgés de 18 à 59 ans contre 10 621 femmes. Cela représente plus de 22 000 hommes en âge de combattre en excès, auxquels s'ajoutent environ 2 000 adolescents, une tranche d'âge sur laquelle le Hamas s'appuie de plus en plus pour ses recrues. Ce schéma correspond à des éliminations ciblées de combattants par Tsahal, et non à des attaques indiscriminées contre des civils.
Tous les hommes en âge de combattre décédés ne sont pas des combattants, mais compte tenu des données démographiques et de l'estimation de Tsahal faisant état de 25 000 combattants tués, la conclusion la plus plausible est que des milliers de morts de combattants n'ont jamais figuré sur les listes du Hamas. L'estimation de 7 000 combattants portés disparus et tués corrobore cette hypothèse, ce qui implique qu'environ 18 000 combattants seulement sont reconnus sur les listes officielles du ministère de la Santé. La dissimulation par le Hamas des décès de combattants est un fait avéré.
Les affirmations selon lesquelles Tsahal n'aurait tué que 8 900 combattants, et que par conséquent 83 % des personnes tuées à Gaza seraient des civils, sont manifestement fausses. Ce chiffre ne prend en compte que les personnes identifiées par leur nom et prénom et dont le nom correspond aux listes d'avant-guerre des membres connus du Hamas et du Jihad islamique palestinien. Ce bilan ne peut prendre en compte les combattants non identifiés en temps réel, les nouvelles recrues ni les militants inconnus des services de renseignement avant la guerre. L'idée que les combattants tués par Tsahal ne soient comptabilisés que si leurs noms complets sont connus et correspondent à une liste pré-vérifiée est absurde. Aucune armée moderne n'est soumise à une telle exigence.
En ajoutant 7 000 décès non répertoriés et 4 000 tués par le Hamas, on arrive à environ 65 125 morts à Gaza, hors décès de causes naturelles. Ce chiffre est proche des « 70 000 » avancés par le Hamas, mais la réalité est bien différente.
Démystifier le bilan de 100 000 morts à Gaza
De nombreuses études statistiques erronées affirment que le nombre de morts à Gaza avoisine les 100 000, mais cette thèse du « sous-dénombrement » s'effondre dès lors que l'on comprend les réalités du système de recensement à Gaza. Depuis deux ans, les habitants de Gaza peuvent signaler les décès sans fournir de corps, par téléphone, via un formulaire Google (remplacé depuis par le formulaire en ligne actuel) ou auprès des autorités locales. Les familles sont fortement incitées à le faire, car une indemnisation est conditionnée à cette déclaration. Le ministre de la Santé du Hamas a reconnu que certains décès étaient signalés dans le but d'obtenir des prestations. Des organisations caritatives apportent leur soutien aux orphelins et aux veuves, et les médias palestiniens rapportent que des veuves déposent des demandes auprès des autorités gazaouies pour obtenir des allocations liées au salaire de leur défunt mari. Ces incitations sont renforcées par les appels incessants du ministère de la Santé encourageant les familles à signaler les « martyrs et les personnes disparues », sans qu'il soit nécessaire de fournir de corps.
Le site web du ministère de la Santé (voir page 6) recense 17 466 décès enregistrés par le biais de « notifications familiales » et 13 019 vérifiés par un comité judiciaire, ce qui souligne l’importance des signalements effectués par les familles. En novembre 2025, les médias palestiniens ont publié les noms de six membres du Hamas retrouvés avec le corps de l’otage Hadar Goldin à Rafah. Cinq d’entre eux avaient déjà été déclarés « morts » par leurs familles, malgré l’absence de corps ou de preuves, deux signalements datant de juin 2024. Une analyse des 1 968 décès ajoutés depuis le début du cessez-le-feu jusqu’au 11 novembre montre que 61 % d’entre eux ne proviennent pas de corps retrouvés, mais du traitement de signalements familiaux antérieurs. Il est indéniable qu’un grand nombre de décès sans corps retrouvé sont déjà inclus dans le total de 70 000.
Le ministère de la Santé met encore aujourd’hui à disposition un formulaire en ligne permettant aux familles de signaler les décès sans corps, avec une option précisant le statut d’inhumation : « sous les décombres ». L'idée que des dizaines de milliers de morts ou de disparus civils supplémentaires n'aient pas été signalés ou soient simplement en attente de découverte, malgré la facilité de signalement et l'incitation financière à le faire, est invraisemblable. Aucune des études sur la « surmortalité » ne mentionne, et encore moins n'aborde, ce défaut méthodologique fondamental.
Conclusion : Cette analyse aboutit à une estimation fondée de 61 125 décès liés à la guerre et imputables à l'action de Tsahal : environ 25 000 combattants et 36 125 civils (auxquels s'ajoutent les 4 000 décès causés par le Hamas et des acteurs internes). Les pertes civiles sont tragiques, et le nombre élevé de mineurs tués ne peut être ignoré ; cependant, elles résultent en grande majorité de la stratégie de bouclier humain du Hamas, qui consiste à déployer délibérément des forces militaires dans des zones fréquentées par des civils, et où les morts civiles sont perçues par les dirigeants du Hamas comme un atout pour leurs objectifs. Un ratio civils/combattants de 1,45 pour 1 est remarquablement bas au regard des normes de la guerre urbaine moderne en Irak ou en Afghanistan, et démontre que Tsahal a mené une campagne extrêmement ciblée contre le Hamas dans des conditions exceptionnellement difficiles. Les affirmations selon lesquelles un grand nombre de morts civiles n'auraient pas été recensées ne résistent pas à l'analyse : les familles disposaient de plus de deux ans pour signaler les décès, même sans corps, et de nombreux décès liés aux décombres ont déjà été ajoutés grâce à la procédure de notification du ministère de la Santé.
Les faits montrent que le bilan officiel des pertes du Hamas est trompeur. La réalité est celle d'une guerre au cours de laquelle Israël a infligé des pertes considérables aux combattants du Hamas tout en menant l'une des campagnes urbaines les plus ciblées de l'histoire militaire moderne.
 
Peut être une image de texte qui dit ’Gaza Fatality Analysis December 2025 Total fatalities per Hamas at 12/4/2025 Less: Natural deaths & infant mortality Less: Errors and other data anomalies Total war related deaths since 10/7 Less: Killed by Hamas or internal (rockets, gangs, etc.) Adjusted war related deaths Fatality Numbers 70, 70,125 (11,000) (1,000) 58, 58,125 (4,000) 54, 54,125 125 7,000 61,125 25,000 36,125 1.45 Add: Combatant fatalities not disclosed by Hamas Adjusted war related deaths 1 Combatants killed by the IDF Civilian fatalities (collateral deaths) Civilian/Combatant Ratio’
 

Voir les commentaires

𝐀𝐍𝐓𝐈𝐒𝐄́𝐌𝐈𝐓𝐈𝐒𝐌𝐄 𝐃’𝐇𝐄𝐈𝐃𝐄𝐆𝐆𝐄𝐑 𝐀 𝐁𝐋𝐀𝐍𝐂𝐇𝐄 𝐆𝐀𝐑𝐃𝐈𝐍

Publié le par Jean Fred

« Ils sont de mauvaise foi avec délices, – disait Sartre des antisémites dans ses Réflexions sur la question juive (1946) – car il s’agit pour eux, non pas de persuader par de bons arguments, mais d’intimider ou de désorienter. »

Ce qui surprend plus aujourd’hui, c’est qu’ils sont capables de pousser leur mauvaise foi jusqu’à se sacrifier eux-mêmes, comme on l’observe à un niveau culturel médiocre avec Alain Soral ou Blanche Gardin, mais aussi à un niveau plus élevé avec Heidegger, qui est parvenu à se faire passer pour le « plus grands philosophes de tous les temps » pendant trois quart de siècle, alors que la publication progressive de ses Cahiers Noirs depuis dix ans révèle qu’il n’était qu’un « grand » philosophe nazi.

Les contrecoups subis par ces stars culturelles ne sont pas des effets de la toute-puissance juive fantasmée, mais de la Raison elle-même, qu’Orwell nomme « common sense ». Car ce ne sont pas seulement les Juifs qui sont bafoués par le délire antisémite, mais l’humanité elle-même.

La révélation de la mauvaise foi antisémite ne relève cependant peut-être pas seulement du « besoin d’avouer » dont le psychanalyste Theodor Reik a analysé les processus inconscients. Cette culpabilité qui mène l’assassin de « Crime et châtiment » à revenir sur les lieux de son crime, ou Heidegger à déboulonner sa propre statue en laissant publier ses œuvres complètes.

Il pourrait s’agir au contraire d’une volonté de gagner. En planifiant la sortie de ses Cahiers Noirs cinquante ans après sa mort, Heidegger a peut-être anticipé que l’antisémitisme aurait retrouvé son éclat – et l’Histoire ne lui a pas donné tort. La culpabilité de l’holocauste en Europe était superficielle et transitoire. Une grande partie de l’Occident applaudit aujourd’hui le Hamas, qui ne se propose rien moins que d’achever l’œuvre d’Hitler. Le combat entre l’humain et l’inhumain, entre folie et raison, est loin d’être terminé…

Marc Reisinger

Voir les commentaires

Réveillon nous

Publié le par Jean Fred

 

Réveillon nous
Réveillon nous
Réveillon nous

Voir les commentaires

la petite fille au manteau rouge

Publié le par Jean Fred

Elle avait peut-être quatre ans, peut-être cinq. Difficile de dire quand on voit le monde se terminer.
Le ghetto de Cracovie était en train d'être « liquidé » - ce mot froid et propre que les nazis utilisaient pour dire meurtres. Pendant deux ans, 17 000 Juifs avaient été enfermés derrière ces murs. Affamés. Battus. Réduits à l'esclavage. Maintenant, les SS venait pour ceux qui restaient. Imaginez le bruit. Des bottes sur le pavé. Des mères hurlant pour leurs enfants. Le claquement des tirs de fusil résonnant entre les bâtiments étroits. Et à travers tout ça, cette petite silhouette.
Certains survivants disaient qu'elle tenait d'abord la main de sa mère. D'autres se souviennent de la voir marcher seule, comme si elle vivait dans son propre monde. Se déplaçant prudemment au milieu du chaos, enjambant des choses qu'un enfant ne devrait jamais voir.
Ce qui frappait tout le monde, c'était le manteau.
Dans un endroit vidé de couleurs, où même l'espoir était devenu gris, elle était une éclatante touche de rouge. Comme un coquelicot dans un cimetière. Comme si elle refusait d’être effacée.
Les témoins ne l'ont jamais oubliée. Comment auraient-ils pu ?
Des années plus tard, lorsqu'ils essayaient de décrire ce jour-là, ils revenaient toujours à la petite fille. À la façon dont elle ressortait. À la façon dont elle bougeait. À la beauté terrible de ce rouge contre toute cette noirceur.
Ils pensent que son nom était Genia.
Une petite fille juive de Cracovie qui est morte ce jour-là avec des milliers d'autres. Mais les détails sont flous maintenant. La mémoire fait ça - elle retient ce qui compte le plus et laisse le reste se dissiper.
Ce qui compte, c’est ceci : elle était réelle. Elle était là. Elle a été vue.
Cinquante ans après, Steven Spielberg faisait un film sur ces jours-là. La Liste de Schindler - l’histoire d’un homme qui a sauvé des vies quand le monde était deveu fou.
Il tourna tout en noir et blanc. Le ghetto. La liquidation. L’horreur.
Mais il ajouta une touche de couleur.
Une petite fille en manteau rouge.
Elle apparaît quelques instants à l'écran. Marchant à travers le massacre tandis que la caméra la suit. Le seul éclat de couleur dans un monde gris.
Plus tard, vous voyez de nouveau le manteau. Jeté sur un tas d'objets personnels. Le rouge maintenant décoloré. L’enfant disparue.
Spielberg a dit qu’il l’avait fait pour tous les enfants morts. Pas juste une fille, mais tous. Un million et demi d’enfants qui auraient dû grandir pour avoir leurs propres enfants.
A cet instant, ce n’étaient plus seulement des chiffres. C’était un enfant. Un manteau rouge. Une vie qui comptait.
C’est ce que fait la mémoire. Elle prend le poids impossible de l’histoire et lui donne un visage. Une couleur. Une histoire que vous pouvez garder dans votre cœur.
Aujourd’hui, si vous visitez Cracovie, vous pouvez vous tenir là où le ghetto se trouvait autrefois.
Il y a maintenant une place appelée Ghetto Heroes Square. Elle est remplie de chaises en bronze vides - chacune représentant quelqu'un qui a été forcé d’attendre là pour les trains.
Et parfois, les visiteurs laissent des objets sur ces chaises.
Une fleur rouge. Un ruban rouge. Une moufle rouge d’enfant.
Personne ne leur dit de le faire. Il n'y a pas de panneau expliquant pourquoi. Mais ils savent.
Le rouge signifie se souvenir.
Cela signifie refuser que le gris engloutisse tout.
Cela signifie que la dernière marche de cette petite fille à travers l'enfer compte encore aujourd'hui.
Nous ne saurons peut-être jamais tout d’elle. Si elle avait peur ou du courage. Quelle était sa chanson préférée. Si elle comprenait ce qui se passait.
Mais nous savons qu'elle était là.
Nous savons que les gens l'ont vue et ne l’ont jamais oubliée.
Nous savons qu’enfin, parfois, les vérités les plus importantes ne se trouvent pas dans les livres d’histoire - elles se trouvent dans les couleurs qui refusent de s'effacer de la mémoire.
Dans un monde qui oublie trop facilement, un petit manteau rouge nous fait toujours nous arrêter et nous souvenir.
Ce n’est pas juste de l’histoire. C’est de l’espoir.
Sources :
Schindler's List (Film, directed by Steven Spielberg)
Holocaust Survivors and Memory, by The United States Holocaust Memorial Museum
Kraków Ghetto Heroes Square (Historical Documentation)
 
 
la petite fille au manteau rouge

Voir les commentaires

Des journalistes arabes parlent et dénoncent

Publié le par Jean Fred

On sait à quel point il est important que l'information la vraie, passe et tous les jours sur tous les théâtres de guerre du monde, des journalistes tombent, meurent. On sait à quel point ils sont importants pour nous tenir informés de ce qui se passe de par le monde. Une information unilatérale, ne peut être que sujette à caution. Quasiment tout ce qui vient de Gaza comme information, provient du hamas. Comment y apporter une caution? Aujourd'hui des journalistes arabes ont parlé, ont dénoncé. 

Des journalistes arabes brisent le silence : les menaces du Hamas dévoilées

Depuis des années, une réalité inconfortable était soigneusement dissimulée derrière un rideau de peur : la pression, l’intimidation et les menaces directes exercées par le Hamas contre des journalistes arabes, palestiniens ou issus du monde arabe, qui tentaient simplement d’exercer leur métier. Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux ont décidé de parler – et leurs témoignages bouleversent le récit trop souvent simplifié que l’on entend en Occident.

Car contrairement à ce que certains imaginent, ce ne sont pas seulement les critiques étrangers du Hamas qui risquent des représailles : ce sont aussi des voix arabes, parfois profondément attachées à la cause palestinienne, qui dénoncent un climat de terreur interne. Beaucoup disent la même chose : le Hamas ne tolère ni pluralisme, ni dissidence, ni vérité qui le mettrait en cause.

Une omerta brisée par courage

Ces journalistes expliquent qu’ils ont été surveillés, convoqués, menacés, parfois directement avertis que leurs familles pourraient payer le prix d’un reportage jugé trop critique. Certains affirment qu’on leur a intimé de ne jamais évoquer les détournements de fonds, l’oppression interne ou l’exploitation des civils.

Leur prise de parole aujourd’hui vaut acte de courage. Et elle révèle une réalité devenue impossible à ignorer :

le Hamas n’est pas seulement un acteur militaire, c’est aussi une machine autoritaire qui écrase toute liberté au sein de Gaza.

Pourquoi ces témoignages comptent pour Israël

Ces révélations montrent ce que l’État d’Israël répète depuis longtemps : le Hamas ne représente pas l’ensemble des Palestiniens, encore moins l’avenir d’un peuple qui mérite liberté, sécurité et prospérité. Il représente au contraire une faction qui utilise la brutalité interne comme externe pour maintenir son pouvoir.

Le débat international oublie souvent cette évidence : Israël n’affronte pas un mouvement politique classique, mais une organisation qui réprime sa propre population avant même de mener la guerre contre l’extérieur.

Un rappel essentiel pour l’Occident

À l’heure où certains médias occidentaux reprennent sans recul les communiqués du Hamas, il est salutaire de rappeler que les premières victimes de cette propagande sont souvent… les journalistes arabes eux-mêmes. Leur parole doit être écoutée, respectée, et prise en compte pour comprendre la complexité des faits.

Vers un discours plus honnête

Soutenir Israël, ce n’est pas nier les souffrances des civils palestiniens. C’est reconnaître que la paix ne peut exister tant que le Hamas impose sa dictature interne et sabote toute possibilité de coexistence.

Le courage de ces journalistes arabes montre une chose :

la vérité n’a pas de frontières. Elle ne peut pas éternellement être bâillonnée – ni par les menaces, ni par la peur. Quand la vérité dérange : pourquoi certaines informations sur le Hamas restent invisibles dans l’audiovisuel public

Un fait surprend de plus en plus d’observateurs : tandis que des journalistes arabes dénoncent clairement les pressions et menaces du Hamas, cette réalité peine étrangement à apparaître sur France Télévisions et d’autres chaînes publiques françaises. L’information — pourtant documentée et essentielle pour comprendre la situation — semble tout simplement absente.

Comment expliquer ce silence ?

Un “angle mort” médiatique devenu trop visible

Alors que des journalistes palestiniens et arabes témoignent du climat d’intimidation imposé par le Hamas — visant à empêcher la couverture de ses dérives internes — on pourrait s’attendre à un intérêt particulier de la part des rédactions françaises.

Mais non : ni France TV, ni Arte, ni Radio France ne s’en emparent réellement, comme si ce sujet délicat devait être soigneusement contourné pour ne pas troubler une narration plus confortable.

Le SNJ et RSF : un silence qui interroge

Encore plus frappant : le Syndicat National des Journalistes (SNJ), si prompt d’habitude à défendre la liberté d’expression, n’a pas jugé utile d’y consacrer une seule prise de position forte.

Même constat pour Reporters Sans Frontières, pourtant organisation internationale dédiée à la protection des journalistes.

Lorsqu’il s’agit des pressions exercées par le Hamas sur des journalistes arabes, l’intérêt semble subitement disparaître. Ce mutisme contraste fortement avec l’énergie déployée pour d’autres causes.

Beaucoup se demandent : pourquoi cette différence de traitement ?

Un problème de cohérence

Quand des journalistes palestiniens expliquent qu’ils ont été menacés, surveillés, empêchés de faire leur travail, cela devrait alerter toutes les organisations de défense de la presse.

Mais dans ce cas précis, les réactions se font rares.

Ce décalage entretient une impression malsaine : certaines vérités dérangent, et d’autres non. Et lorsqu’une réalité ne cadre pas parfaitement avec la grille idéologique dominante, elle finit… dans un tiroir.

Pourquoi c’est important

Si le rôle des médias publics est d’informer, alors cacher ou minimiser certains faits, surtout lorsqu’ils viennent de voix arabes elles-mêmes, revient à priver le public d’une compréhension honnête et complète du conflit.

Les démocraties ne devraient jamais avoir peur de la vérité — surtout quand elle émane de journalistes qui risquent leur sécurité pour la révéler.

Le temps de l’honnêteté médiatique

Refuser de voir la réalité ne la fera pas disparaître.

Les témoignages des journalistes arabes sur les pressions du Hamas méritent la même attention que n’importe quel autre combat pour la liberté de la presse.

Le public français, lui, mérite mieux que des “angles morts” fabriqués.

Il mérite un journalisme libre, cohérent et courageux, pas une information filtrée selon l’idéologie du moment.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>